• Configuration de l'affichage du site :
  • Affichage en pleine largeur
  • Affichage en basse résolution (800px)
  • Affichage en texte seul
Rechercher [ Plan du site ]


Référencement :
conseils, outils, actualité, forum
tout ça gratuit !



Rechercher dans l'annuaire  Formulaire de contact / demande de modification  Les derniers sites inscrits  Proposer une nouvelle catégorie  Désolé l'ajout de site n'est pas ou plus possible dans cette catégorie

Coordination Nationale Infirmière - syndicat professionnel filière infirmière

Fiche détaillée du site :

Toutes les informations sur la profession Infirmière. Actualités, emploi, formation, revue, actions, textes officiels. La Coordination Nationale Infirmière est un jeune syndicat car il est issu des mouvements infirmiers de 1988-89. Ses adhérents sont tous issus de la filière infirmière car il est issu des mouvements infirmiers de 1988-89. Ses adhérents sont tous issus de la filière infirmière. Dossiers : emploi, formation, ordre infirmier, licence master doctorat (lmd), validation des acquis et de l'expérience (vae), retraite, salaires, conditions de travail, sondage, psychiatrie, soins infirmiers, RTT, nouvelle gouvernance, hopital 2007

Actualité du site

Dernières nouveautés du site Coordination Nationale Infirmière - syndicat professionnel filière infirmière :

  • Remise en cause du décret d’actes infirmiers
    Remise en cause du décret d’actes infirmiers Les organisations syndicales CFDT, CFTC, CNI, CONVERGENCE, FNI, FO, ONSIL, SNICS FSU, SNPI CGC, SUD, UNSA, UFMICT CGT refusent la remise en cause du décret d'actes infirmiers par le Ministère de la santé. Le ministère de la santé a une nouvelle fois convoqué les organisations syndicales de salariés et des libéraux le vendredi 11 juillet 2008. Il s'inscrit dans une logique de non négociation et de non concertation de la profession en remettant sur table un projet qui vise à modifier par simple arrêté la liste des actes professionnels infirmiers. Nous dénonçons la méthode. Nous exigeons avant toute ouverture de négociation le retrait de cet article du projet de loi. Nous exigeons l'ouverture de réelles négociations sur : La reconnaissance de la place centrale de l'infirmière au coeur du système de santé publique La reconnaissance de toute la profession infirmière au niveau licence universitaire, bac +3 L'intégration de toute la profession au système LMD (engagement pris au plus haut niveau de l'Etat) La revalorisation des grilles de rémunérations publiques et privée dans le cadre du PLFSS 2009 (Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale) Le contenu de la formation Les Conditions de travail Nous réitérons notre appel à la plus grande vigilance des professionnels et à se rapprocher de leurs organisations syndicales pour s'informer, malgré la période estivale, de l'évolution de ce dossier. Les organisations syndicales signataires du communiqué organiseront une conférence de presse le 21 juillet à 11h00 à la bourse du travail, 3 rue du château d'eau 75010 à Paris, métro république. Contacts : CFDT : 01 56 41 52 29 CFTC : 06 88 06 21 51 CNI : 06 63 63 36 57 CONVERGENCE INFIRMIERE : 06 64 41 78 65 FNI : 01 47 42 94 13 FO : 06 70 48 34 94 ONSIL : 06 85 22 25 21 SNPI CFE-CGC : 06 16 28 88 28 SNICS FSU : 06 81 56 20 77 SUD Santé Sociaux : 01 40 33 85 00 UNSA : 06 32 54 99 78 UFMICT CGT : 06 72 93 56 06
  • Lettre ouverte à Madame Roselyne Bachelot
    Lettre ouverte à Madame Roselyne Bachelot, Ministre de la Santé de la Jeunesse et des Sports Madame la Ministre, La Coordination Nationale Infirmière CNI, syndicat professionnel infirmier, composée d’adhérents issus de toute la filière infirmière (étudiants, infirmiers, infirmiers spécialisés, cadres de santé, cadres supérieurs de santé et directeurs de soins) exerçant en établissements publics, privés, libéraux ou en fonction publique territoriale, souhaite réagir suite aux éléments avancés par le rapport de la Haute Autorité de Santé concernant l’évolution du décret de compétences infirmier. ...
  • Création d'une Coordination locale
    Création d'une Coordination locale Début 2002, suite à la fusion des hôpitaux de Belfort et de Montbéliard, l’harmonisation des conditions de travail débouchent essentiellement sur des nivellements par la suppression pure et simple d’acquis pour chaque catégorie professionnelle et sur chaque site. Fin 2002, cette fusion est beaucoup plus administrative que fonctionnelle. Chaque site a conservé son autonomie tant en gestion de personnel que du matériel. De même les investissements financiers et les bâtiments fleurissent tandis que les carences en personnel croissent régulièrement sur chaque site augmentant de fait la difficulté d’exercer dans les bonnes conditions. A toutes les difficultés nées de la fusion s’ajoutent celles du passage aux 35 heures et des aberrations qui en découlent. En effet, dans le cadre du protocole d’accord local, notre direction proposait entre autre 2H30 de récupération par dimanche et/ ou jours fériés travaillés à tous les agents du jour. Les agents de nuit se sentant lésés et dénigrés par la direction se regroupèrent en un collectif afin de faire reconnaître leurs droits et leurs compétences. Pour y arriver, la première étape fut de contacter les syndicats locaux pour obtenir soutien et conseil. Cela déboucha sur plusieurs manifestations, grèves ou encore pétitions avec pour seul effet de provoquer la colère d’un directeur allant même jusqu’à nous accuser de harcèlement moral par voie de pression. Ce collectif, composé au départ d’une centaine de personnes, reçu même la menace de la suppression pure et simple des 2h30 en cas de poursuite du mouvement. Ces difficultés, ajoutées au désengagement des syndicats “maisons”, aboutirent fatalement à une démotivation quasi générale des agents. Petit détail, les syndicalistes se sont bien servis de notre mouvement pour récupérer des fonds auprès d’une certaine ministre…. de plus, il est toujours agréable de s’entendre dire par un maire que de toute façon notre collectif n’est rien dès lors qu’il n’est pas un syndicat ! “Syndicat ils veulent, Syndicat ils auront” Dès lors, pour les “rescapés” du mouvement, commença la quête d’un syndicat capable d’entendre et de répondre à leurs attentes. Notre volonté de conserver une certaine liberté d’actions et d’idées, excluait toute appartenance politique mais nécessitait le rattachement à un syndicat d’envergure nationale. Après avoir rencontré des représentants de différents syndicats, il ressortit que la Coordination Nationale Infirmière CNI était la plus proche de nos attentes. La confirmation fut obtenue par la rencontre de M. IZARD, qui en deux heures nous en appris plus pour nous défendre et faire valoir nos droits, que les syndicats en plusieurs mois. C’était donc décidé, la Coordination Nationale Infirmière de Belfort- Montbéliard existerait et pourrait compter sur le sérieux, les compétences, la disponibilité et les libertés d’actions qu’offrait le mouvement infirmier né de 1988. La naissance d’un mouvement syndicat reste délicate, d’autant que les personnes qui doivent lui donner vie sont aussi novices en la matière que décidés à réussir ! Heureusement, les coordinations plus anciennes restent présentes et motivent nos efforts pour surmonter les problèmes administratifs propres à l’hôpital, au même titre que ceux engendrés par les administrations nationales : • création d’un bureau local, • répartition des rôles de chacun, • engagement personnel sur son temps libre, • coups de téléphones à répétition aux mairies, aux préfectures, aux banques sont devenus familiers tant ils ont été répétés. Au final on se rend compte que rien n’est simple, rien n’est dû, il faut se battre pour exister, pour défendre nos compétences, nos droits, nos particularités. Nous ne sommes pas utopistes au point d’imaginer tout changer en un clin d’œil, mais nous ne pouvons plus laisser notre profession et nos compétences se dégrader. A nous de les défendre ! Il nous reste, aujourd’hui, la tâche la plus difficile, celle de nous faire connaître, accepter et reconnaître par nos paires, faire passer le message : NE LAISSEZ PLUS PARLER LES AUTRES A VOTRE PLACE. REJOIGNEZ-NOUS Coordination Nationale Infirmière CNI Belfort - Montbéliard
  • Journée de mobilisation sur les retraites
    Journée de mobilisation sur les retraites La Coordination Nationale Infirmière CNI se déclare solidaire de la journée d’action du 17 juin 2008 qui s’inscrit dans la continuité de celle du 22 mai afin de défendre le droit à une retraite digne. Quel que soit leur secteur d’activité, tous les professionnels de la filière infirmière vivent actuellement une crise majeure liée à la non reconnaissance de leurs compétences et de leurs responsabilités, à un salaire peu attractif, à la non reconnaissance de la pénibilité du travail, le tout dans un contexte de sous effectif toujours croissant. ...
  • Communiqué de presse
    Communiqué de presse Suite au vote qui a eu lieu en Assemblée Générale Nationale le 11 juin 2008, la Coordination Nationale Infirmière CNI vous présente son nouveau bureau pour le mandat 2008 - 2010. Présidente : Nathalie Depoire, Infirmière Centre Hospitalier Belfort-Montbéliard Vice-Président : Eric Audouy, Infirmier Hôpital Sainte-Marguerite APH Marseille Secrétaire : Marie-Dominique Biard, Infirmière Hôpital Sainte-Marguerite APH Marseille Secrétaire adjointe : Marie-José Riera, Infirmière Timone APH Marseille Valérie Helbois, IADE Cadre de Santé Timone APH Marseille Trésorier : Bruno Laulin, Infirmier CHU de Bordeaux Trésorière adjointe : Régine Wagner, Infirmière Centre Hospitalier Aix-en-Provence
  • Elections professionnelles : les infirmières s'imposent
    Elections professionnelles : les infirmières s'imposent Tous les 4 ans les établissements publics de santé doivent organiser les élections des représentants du personnel inscrits sur des listes proposées par différentes organisations syndicales. Au regard de l’évolution de la jurisprudence dans ce domaine, notre syndicat répond dans les faits aux critères de représentativité définis dans l’article L.133-2 du Code du travail. Par ailleurs, la Coordination Nationale Infirmière CNI s’inscrit parfaitement dans la notion de critère d’influence qui combine l’audience et l’indépendance comme l’a récemment souligné la Cour de Cassation. La représentativité de la Coordination Nationale Infirmière CNI doit être considérée en fonction de sa spécificité, comme le sont 2 autres organisations syndicales au sein du CSFPH. Depuis les élections professionnelles d’octobre 2003 le décompte des suffrages revient à la normalité au niveau départemental et local c'est-à-dire 1 voix IDE = 1voix, mais le nombre moyen de voix est resté appliqué au niveau national empêchant ainsi la Coordination Nationale Infirmière CNI d’accéder au CSFPH. Petit rappel historique La Coordination Nationale Infirmière CNI évoluant en 1991 comme organisation syndicale professionnelle présente depuis les élections professionnelles de 1992 des listes de candidats pour la filière infirmière. Elle a décidé de faire entendre la voix des infirmières dans les instances des hôpitaux où sont créées des Coordination Nationale Infirmière locales. Malgré les difficultés rencontrées, elle obtient des résultats satisfaisants. Majoritaire aux résultats de la catégorie infirmière, la COORDINATION NATIONALE INFIRMIERE est alors reconnue représentative par la Direction des Hôpitaux. En 1995, suite à une enquête de représentativité, Madame S.VEIL reconnaît la Coordination Nationale Infirmière CNI et l’intègre au Conseil Supérieure des Professions Paramédicales (CSPPM) En octobre 1996, 2ème élections professionnelles pour la Coordination Nationale Infirmière CNI. Le gouvernement a modifié les règles (nombre moyen de voix), sous la pression d’autres organisations syndicales. Ce nouveau mode de calcul qui revient à compter chaque voix IDE pour ¼ de voix défavorise la Coordination Nationale Infirmière CNI Elections 2000, Madame AUBRY.M exclu la Coordination Nationale Infirmière CNI du Conseil Supérieur des Professions Paramédicales ce qui induit le rejet de la représentativité des infirmières sans autre forme de procès !!! Lorsque la Coordination Nationale Infirmière CNI est présente La Coordination Nationale Infirmière CNI avance malgré les embûches de tout genre et de toute part, et 2003 comme 2007 sont des élections professionnelles qui hissent les Coordination Nationale Infirmière CNI locales en tête de représentativité dans les établissements où elles ont pu s’implanter. Des infirmières représentants des infirmières, c’est ça la Coordination Nationale Infirmière CNI. Les infirmières réussissent et sont élues dans les différentes instances de nos institutions publiques mais aussi dans quelques établissements privés. La reconnaissance de leurs pairs s’impose à tout le monde hospitalier par la victoire des listes Coordination Nationale Infirmière CNI confirmant le choix des soignants pour une organisation syndicale professionnelle. L’augmentation du nombre de siège pourvu dans les instances ainsi que les sièges d’administrateurs obtenus par la Coordination Nationale Infirmière CNI prouvent que les professionnels infirmiers savent prendre la parole, et les messages qu’ils font passer sont à la hauteur des attentes de toute une profession, localement mais également nationalement. A l’heure ou la profession se dote d’un Ordre National Infirmier pour s’imposer, se structurer et s’émanciper, le taux de syndicalisation des professionnels infirmiers reste très faible, et pourtant… Les professionnels infirmiers gagneraient à se fédérer par l’intermédiaire d’une structure syndicale entièrement professionnelle : Négocier et défendre nos salaires, nos conditions de travail, être réellement rémunéré pour la qualité de notre travail, la compétence qu’il demande et la pénibilité qu’il induit. Dénoncer les supercheries de quelques « bons samaritains » ou devrais-je dire plutôt quelques irréductibles mandarins qui pour un pouvoir éphémère n’hésitent pas à prôner les multiples qualités et capacités des infirmières quand il s’agit de leur transférer si bonnement des tâches (qu’elles font déjà par ailleurs et très bien) les empêchant de se libérer pour des fonctions plus élevées. Dénoncer la participation de l’Etat dans ce scénario bien ficelé et bien avancé car en retour c’est une économie conséquente pour les dépenses de santé. Le même service, presque de meilleure qualité, a moindre coût car on le sait tout le salaire d’une bonne infirmière à tout faire traverse le temps sans jamais évoluer. Bouger quand cela nous semble nécessaire, quand nous voulons dénoncer des politiques de santé qui vont à l’encontre de la sécurité des soins, de la qualité des soins et de la déshumanisation des soins. Argumenter sur des propositions concrètes, viables et fiables avec comme atout nos pratiques professionnelles, notre sens de l’organisation des soins avec toute la dimension humaine qui est nécessaire dans l’acceptation du soin. Se fédérer autour d’une organisation syndicale infirmière pour nous même, pour ne plus être les éternels oubliés des organisations syndicales pluri-catégorielles nous donnant en pâture aux différents ministères afin d’obtenir quelques « petits sous » pour les autres. Allez donc savoir pourquoi ? Mais peut-être parce que les infirmières ne veulent pas de ces représentants là ! Parce qu’elles ne se reconnaissent pas dans leurs discours stériles ! Dans tout les sens du terme, compter réellement dans le paysage de la Santé Publique, ne pas rester seulement les auxiliaires médicaux voulus par quelques-uns mais de véritables collaborateurs que nous sommes. Un équilibre représentatif entre l’Ordre National des Infirmiers et des Syndicats Professionnels Infirmiers pourrait être la clé de la reconnaissance infirmière. Josepha GUARINOS, Vice-Présidente Coordination Nationale Infirmière CNI
  • Ordre Infirmier : n'ayez pas peur
    Ordre Infirmier : n'ayez pas peur Il est des moments dans la construction d’une profession où des temps forts méritent d’être commentés mais aussi appréciés et pleinement mesurés afin de ne pas passer à côté d’une opportunité de développement dont nous aurions la responsabilité. C'est le cas de la profession infirmière, qui vit aujourd’hui un tournant de son histoire avec la promulgation de la loi portant création d’un ordre infirmier. Cette loi pose en effet les fondements juridiques, déontologiques et une première pierre vers la professionnalisation des infirmières qui jusqu’à ce jour n’était qu’une illusion. Cet ordre constitue un enjeu majeur pour la profession, même s’il est inavoué, et il ouvre des perspectives fabuleuses. Ce discours apparaît peut-être en décalage avec le langage commun qui semble se dessiner auprès des infirmières et infirmiers où la principale préoccupation dans l’émergence de l’ordre se résume à la cotisation, n’est-ce pas un peu réducteur ? Cela ne témoigne-t-il pas d’un manque de sens politique ? Dans une analyse socio-politique, il apparaît que jusqu’à ce jour, l’espace infirmier, lieu normalement de réflexion autour de valeurs humanistes, lieu de créativité mais aussi d’action politique unitaire, se retrouvait en France éclaté autour de multiples associations et de groupes professionnels comme les syndicats. Ce fait induit des approches différentes de la profession autant dans les fondements philosophiques, qu’éthiques, professionnels et représentatifs contribuant à un effacement de cette dernière au niveau de la scène politique nationale (par manque d’unité) mais aussi au niveau international (peu d’impact sur le CII et autres regroupements comme le SIDIIEF). Comme le souligne Perron et Holmes, l’adoption en décembre d’une loi cautionnant la création d’un ordre national infirmier français constitue un premier pas vers l’unification et l’uniformisation de ces multiples agences qui travaillent de façon parallèle vers des objectifs semblables à peu de choses près : assurance de la qualité des soins, promotion de la profession infirmière, agir en tant que porte-parole des intérêts publics en matière de santé, suivi des effectifs infirmiers et espace de discussions et d’échanges, pour ne nommer que ceux-là. De ce fait, l’ordre agissant à titre de corps autonome (par sa cotisation obligatoire), permet de déterminer ce qui constitue une pratique infirmière désirable et de jouer un rôle déterminant sur les politiques sanitaires. Une structure ordinale permet donc de redéfinir les relations entre le corps (national) infirmier et le système de santé (en tant que structure administrative et sociopolitique), c’est donc une fabuleuse structure au service de la profession mais aussi des usagers car ne l’oublions pas l’ordre à aussi pour mission la défense du public. Il aura ainsi une double casquette à la fois de régulation de la profession pour le public qu’il a en charge mais aussi le souci permanent de tirer vers le haut la profession pour répondre aux enjeux de santé de demain tout en assurant sa visibilité. Il semble important de porter attention à cette partie de régulation de la profession qui peut interroger les professionnels d’aujourd’hui et de demain. Il est bon de rappeler à ce titre qu’un ordre infirmier a pour mission principale de protéger les usagers contre les pratiques préjudiciables de ses membres. On peut remarquer que quel que soit les ordres professionnels, cette mission est clairement explicitée mais que va-t-elle changée dans notre pratique professionnelle ? A cet effet, l’ordre professionnel va, à travers les cliniciennes et cliniciens experts, les chercheurs (peu nombreux encore), les écrits des autres ordres, les particularités de la société française, bâtir les standards de bonnes pratiques qui serviront de guide pour toutes les infirmières et infirmiers de France. Il apparaît d’ailleurs licite qu’un soin d’escarre du même stade bénéficie des mêmes traitements basés sur des résultats de recherche (ce qu’on appelle résultats probants) que je sois résident dans une grande ville ou dans un lieu retiré de France. On voit ainsi, par l’adoption de bonnes pratiques, se profiler les répercussions pour chaque professionnel. Le premier principe sera que la formation continue devienne une obligation pour les infirmières et infirmiers et l’ordre devra proposer les axes prioritaires minimum de formation. A l’heure actuelle, l’Ordre Québécois par exemple a suggéré que l’examen clinique infirmier fasse partie des pratiques des infirmières. A cet effet, les directions de soins ont reçu le mandat d’organiser les formations nécessaires pour les infirmier(e)s et d’en évaluer les pratiques. De la même façon, les facultés ou départements des soins infirmiers ont été sollicités pour adjoindre à la formation de base un module sur l’examen clinique infirmier. D’ailleurs en France, le droit individuel à la formation (DIF) a été renforcé par son extension au service public si bien que tout(e) infirmier(e) aura la possibilité de suivre ces formations, ce qui n’est pas forcément le cas partout. Ceci n’est qu’un exemple parmi tout le travail de mise en « conformité des pratiques de soin » et loin de les normaliser de façon arbitraire, l’ordre devra proposer des guides de bonnes pratiques (comme il existe pour le lavage des mains par exemple). N’avons-nous pas rêvé en tant que professionnel d’avoir ces guides ? Ne les avons-nous pas cherchés vainement à travers les revues professionnelles ou les associations ? On doit souligner l’effort constant des infirmières en hygiène pour nous aider dans ce sens, et demain ce sera tous les grands standards de pratique qui seront revus, ce qui permettra aussi d’étoffer une démarche qualité axée sur l’évaluation continue des soins infirmiers. Par contre, l’ordre professionnel infirmier prévoit des mécanismes de contrôle des activités grâce à la mise en place d’une structure de surveillance chargée de protéger le public de pratiques préjudiciables en assurant la discipline de ses membres. Par discipline, l’on entend l’identification des membres dont l’exercice professionnel manque aux standards de pratique spécifiés au préalable et la mise en œuvre des correctifs appropriés. C’est ainsi qu’il peut décider d’effectuer un audit de pratique auprès d’un de ses membres ou plusieurs membres afin de vérifier l’application des réglementations en vigueur. L’ordre ne sera pas le seul organe de surveillance mais chaque infirmier(e) assurera sa propre surveillance par une pratique réflexive qui lui permettra de mettre en lumière ses forces et ses faiblesses. Chacun aura ainsi la responsabilité de mettre à jour ses connaissances ainsi que ses pratiques selon les recommandations professionnelles. De la même façon, si l’infirmier(e) est témoin d’agissement contraire à la pratique ou à la déontologie d’une de ses collègues, il devra en faire état auprès de la hiérarchie ou de façon directe à l’ordre. On pourrait croire qu’ainsi l’infirmier(e) devienne un « judas » pour mieux « surveiller et punir » (en référence à Foucault), il n’en est rien. Comme le souligne Perron et Holmes (2007), ce pouvoir disciplinaire est acceptable pour le personnel infirmier parce qu’il s’inscrit dans une optique de déontologie professionnelle dont il reprend les grandes lignes : la justice, la vérité, la bienfaisance, la dignité – des valeurs humaines que le personnel infirmier doit incarner au quotidien. En endossant la pleine responsabilité de leurs actes (conduite incontournable des « professionnels »), c’est le discours institutionnalisé du soin infirmier en tant qu’exercice éthique que les membres du personnel infirmier reconduisent. Ce faisant, ils se construisent en tant qu’être moraux et éthiques dont les comportements assurent le bien-être individuel et collectif des usagers des soins. C’est ainsi qu’une pratique éthique va se développer et se renforcer, éthique envers les usagers mais aussi envers les collègues et la hiérarchie trop souvent tenue responsable de dysfonctionnements dont elle ne détenait pas les solutions tant que la profession n’avait pas acquis une structure ordinale. Le discours professionnel doit ainsi changer et nous ne pourrons plus porter atteinte à la dignité ou à la pratique d’une collègue sans argumentation objective. De la même façon, une collègue qui a commis une faute grave dans un secteur de soin ne pourra exercer dans aucun autre secteur si la faute est avérée, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui (en effet, une infirmière qui a reçu une mise à pied d’un hôpital peut exercer sans souci dans une clinique voire en libéral, quelle protection pour les patients ? quelles valeurs véhiculées par cette professionnelle ? autant d’arguments qui ne peuvent que nous inciter à avoir cet organe de contrôle). L’ordre fournira un permis d’exercer qui fonctionnera de façon similaire au permis à points. De la même façon, l’ordre accompagnera par le biais de formations, les infirmier(e)s dont la pratique clinique se révèle insuffisante face aux normes. C’est ainsi à tout un changement de paradigme que les infirmier(e)s français(es) devront faire face. C’est la naissance d’une responsabilité individuelle que nous touchions auparavant de loin avec le devoir sans cesse croissant d’offrir les meilleurs soins aux patients ce qui implique une remise à jour de nos connaissances mais aussi l’adoption d’une pratique réflexive. L’exercice de la profession d’infirmière va prendre du sens car basé sur des principes éthiques, elle aura pour mission de participer au bien-être de la population tout en ayant des actes et des interventions qui lui seront propres. Ainsi, ce rôle propre infirmier, dont tout le monde parle mais dont peu de personnes en définissent le contenu véritable, sera l’axe vertébral de la profession sur lequel s’appuieront les pratiques cliniques novatrices comme les consultations infirmières mais aussi la recherche sur les objets spécifiques à la profession et dont l’ordre assurera la visibilité. C’est une profession en mouvement, fière d’exercer les soins infirmiers dans toutes ses dimensions qui doit apparaître, la notion « d’entrer en profession » prendra alors tout son sens. Se considérer comme professionnel, c’est aussi détenir un savoir, un savoir faire et être qui peut-être visible, identifiable, mesurable (pas toujours de façon quantitative) et monnayable (ce qui justifie nos salaires). Or, il est licite de constater que la pratique infirmière en France se caractérise autant dans ses représentations collectives que sur les aspects cliniques à une subordination à des savoirs techniques et scientifiques détenus par la profession médicale. Selon, Dubar et Tripier (2005), les infirmières agissent donc à titre de « médiatrice[s] entre le monde (masculin) de la science médicale et le public à la fois ignorant et profane ». Par contre, comme souligné précédemment, l’appartenance à un ordre professionnel va mobiliser ses adhérents sur les savoirs propres à la profession et plus largement à la discipline infirmière. Cette question fondamentale et qui fera l’objet de débats sûrement houleux est essentielle pour tracer les limites du contour de nos savoirs mais aussi pour mieux les investiguer, les documenter, les expérimenter, les évaluer et les divulguer. Il est anormal que la profession infirmière fasse avancer les savoirs des médecins mais aussi des sociologues, des psychologues sans se poser la question de ses savoirs propres. Une profession ne peut se définir par la soumission ou la négation d’une autre profession mais par un service unique qu’elle rend à la population. Ce service unique basé sur des savoirs uniques doit être précisé, ce sera le rôle de l’ordre. Ce travail ne se fera pas seulement par l’institution ordinale, il est bien évident que les facultés des sciences infirmières participent dans tous les pays à cette réflexion constante source de nombreuses publications. Or, nous touchons, là aussi, à une conséquence de la mise en place de l’ordre, soit la présence de facultés spécifiques aux infirmières. En effet, si l’ordre réglemente les savoirs et les savoirs faire minimum, il prône aussi l’excellence dans les soins et le développement constant des savoirs dans le domaine des soins infirmiers. Le lieu usuel pour ce genre de développement est l’institution universitaire. Or, la profession infirmière en France n’est-elle pas en danger face à sa formation ? Il ne semble pas exister dans les propositions françaises une réflexion approfondie sur les savoirs infirmiers. En effet, l’enseignement ne peut plus être le même, il doit laisser la place aux savoirs du rôle propre comme guide de la formation. Des cours comme l’examen clinique infirmier, la systémique familiale, la recherche en sciences infirmières, les modèles conceptuels et la pensée infirmière, la santé au travail, etc. doivent faire jour. De la même façon, la formation de base ne doit être dispensée que par les professionnels infirmiers détendeurs d’une formation universitaire supérieure et pas forcement une formation cadre qui à ce jour n’a pas forcement fait la preuve d’un développement des savoirs infirmiers. C’est un véritable décloisonnement qui va s’opérer dans la formation et je suis très confiant de l’avenir sur ce sujet car l’ordre veillera, d’une part, à recentrer les savoirs et les savoirs faire sur les objets qui sont de notre champ de compétence et, d’autre part, à assurer l’indépendance de l’enseignement face aux autres disciplines. Toute autre position serait non-conforme à ses missions. Il faut aussi prendre conscience que la formation des infirmières représente un grand enjeu financier mais aussi politique qui va occasionner de l’ombre aux autres disciplines qui ne voient pas d’un très bon œil l’émergence des sciences infirmières. Dans le contexte actuel, les propositions faites par les différentes associations en lien avec la formation sont de rattacher les IFSI à une université. De ce fait, les professeurs de sciences de l’éducation, de psychologie, de médecine interviendraient sur les cours dit « universitaires » et les formateurs infirmiers sur les Travaux Pratiques. Est-ce acceptable pour une profession ? Certainement pas, les médecins refuseraient que leur enseignement soit fait par les infirmières, les psychologues également mais nous en France, nous accepterions ?. Les infirmières ne sont-elles pas capables d’enseigner à l’université ? La formation doit-elle être mise de nouveau sous tutelle ? L’importance de l’ordre va se faire ressentir face à ces choix. Il est vrai qu’au delà de fixer les pratiques exemplaires, il prône l’indépendance de la profession dans ses pratiques et d’autant plus dans sa formation. C’est ainsi toute une réflexion sur le cursus LMD en Sciences infirmières qu’il va falloir mener. L’ordre va repérer les « intellectuels de la profession » pour se pencher sur ce dossier et proposer les axes de développement sur une perspective quinquennale. Il est possible que des bourses universitaires soient offertes à des infirmières pour obtenir des doctorats en sciences infirmières ou autres dans les différents continents où la discipline existe. Le discours, à l’heure actuelle, des étudiants et des professionnels sur le sujet est un peu court. Le passage au LMD ne se réduit pas à donner une licence universitaire aux étudiants en soins infirmiers sans changements profonds à la fois au niveau des savoirs enseignés mais aussi de la structure. Il est évident que les standards de sélection seront plus importants mais aussi les exigences en termes de contenus et de validations. L’ordre ne baissera pas ses niveaux d’exigence à cause de la pénurie ce que fait le gouvernement français avec l’aval des associations. Par contre, il va développer une vraie politique d’attraction et de rétention des professionnels dans le domaine des soins infirmiers. Enfin, l’ordre va nous protéger des attaques contre le diplôme d’infirmier. En effet, en France, des travaux voient le jour sur une VAE possible entre les aides-soignants et la profession infirmière ce qui est incompatible aujourd’hui avec la présence d’un ordre. En effet, le diplôme de base ne souffrira d’aucune VAE possible, celle-ci interviendra pour les cursus post diplôme de base et en lien avec les formations universitaires de 2nd et 3ème cycles ainsi que l’expérience professionnelle validante. L’adhésion à un ordre régulateur permet ainsi de formaliser le savoir scientifique que détiennent les infirmières. En ce sens, la pratique infirmière s’organise autour d’un corps distinct de connaissances issues de la recherche scientifique, qui donne lieu à un savoir « expert » considéré comme caractéristique incontournable de toute profession. Ce savoir « expert », mal compris sur la France où il existe beaucoup d’expertise dans le domaine des soins mais pas en lien avec les savoirs issus de la discipline, va permettre d’occuper le champ social dédié aux professions et d’assurer ainsi sa visibilité. Cette notion de visibilité m’apparaît aussi importante à développer, visibilité sociale, politique car les soins infirmiers sont éminemment un lieu de pouvoir et de politique. Or nous avons laissé ce champ libre aux autres professionnels qui ont exercé leur influence afin de s’octroyer de nouveaux moyens ou avantages pour leurs membres. La visibilité sociale peut se faire de multiples façons mais je voudrais retracer aussi les activités initiées par les ordres lors de la semaine de l’infirmière qui correspond à la date anniversaire de la naissance de Florence Nightingale. Sous l’impulsion du CII, l’ensemble des ordres professionnels organise avec les différentes institutions de soin des actions de visibilité sociale mais aussi politique. Ainsi, certaines directions des soins ouvriront leur porte au public et présenteront à la population les activités qu’elles proposent en matière de soins infirmiers (consultation observance, programme de gestion du stress post-infarctus, suivi téléphonique des populations à risque, enseignement pré-opératoire, etc...). De la même façon, les ordres vont mobiliser les médias pendant cette semaine pour couvrir l’ensemble des initiatives les plus innovantes et montrer la plus value apportée par les infirmières à la santé de la population. Ce principe est important car plus la visibilité des soins infirmiers sera effective, plus les budgets accordés à la profession seront importants ce qui permettra de pérenniser certains postes, de développer des formations innovantes et de consacrer des budgets à la recherche. De plus, ce principe de visibilité va avoir un impact sur les politiques qui nous considéreront comme des partenaires, au même titre que les médecins, sur des sujets de santé publique. C’est à travers cette mise en lumière des actions des infirmières, que l’ordre infirmier va jouer son lobbying politique et influencer les politiques de santé. Je tiens à signaler que sur ce point, l’ordre infirmier n’agit pas seul, il est de concert avec les syndicats professionnels et non multi-catégoriels. En effet, des tables rondes de concertation sont organisées entre les deux structures afin d’analyser les zones d’influence et de pression. C’est ainsi un vrai partenariat qui se met en route pour permettre à cette profession de remplir son rôle que la société lui a assigné. Conclusion Je me pose toujours la question de savoir ce qui freine les infirmier(e)s français pour faire confiance à cette structure. Je pense que depuis des années, la profession infirmière a été anesthésiée, tant par le corps médical que politique mais aussi par ses pairs. En effet, il a fallu voir naître un mouvement professionnel où les ambitions personnelles passent au second plan pour permettre l’éveil de cette conscience politique. Je ne dis pas qu’il n’y a pas un certain danger en France de voir des dérives possibles vers un ordre « moralisateur » car avons-nous des candidatures à la pointure des ambitions qui devront être celles d’un ordre le plus important en nombre de la francophonie. Par conséquent, le danger ne réside pas dans la structure qui a fait ses preuves depuis des années chez nos consoeurs européennes et francophones mais plus dans le choix des personnes qui vont nous représenter. Il est vrai que la première présidence va être un défi à relever car au delà de l’aspect juridique, éthique, normatif qui devront être mis en place rapidement, c’est tout une impulsion, une dynamique, une politique à initier au sein de la France mais aussi au niveau européen et international afin de rendre visible la profession et de prendre soin des personnes qui nous confient leur santé. Virginia Henderson nous rappelait dans ses valeurs que la fonction de l’infirmière est une fonction indépendante et que la société désire et s’attend à avoir un service de soins infirmiers. Elle trace ainsi, de façon résumée, l’ambition que devra afficher l’Ordre infirmier français. Philippe DELMAS, Docteur en Sciences Infirmières Professeur d’université associé, Cadre expert en soins Hôpital Cochin L’auteur remercie l’ensemble de ces collègues qui ont contribué à la construction du livre sur Ordre infirmier, Enjeux et Perspectives. Ce livre qui est une première dans le domaine de la francophonie va permettre aux infirmier(e)s de mesurer tous les enjeux de la mise en place de cette structure. A lire : P. Delmas & C.Sliwka (2007). Ordre infirmier, Enjeux et Perspectives. Paris, Lamarre. Référence : Dubar, C. & Tripier, P. (2005). Sociologie des professions (2ème éd.). Paris : Armand Colin. Perron, A., & Holmes, D. (2007). Institution d’un ordre professionnel national en France : de la compétence professionnelle à la légitimité politique. Dans P. Delmas et C. Sliwka, Ordre infirmier, Enjeux et Perspectives, Chapitre 6, pp 77-89. Collection : fonction cadre de santé. Paris : Lamarre.
  • GIPA 2008
    GIPA 2008 : Garantie individuelle de pouvoir d’achat : il s’agit d’un mécanisme de compensation de perte de pouvoir d’achat. Ce mécanisme s’applique aux agents publics ou en CDI (sous réserve que leur rémunération se fasse sur la base d’une évolution indiciaire) dont l’indice maximal est inférieur ou égale à la HEB. Les grandes lignes de la GIPA sont les suivantes: en 2008, un examen de la situation de tous les agents concernés devra être effectué. Ceux pour lesquels sera constatée entre le 31/12/2003 et le 31/12/2007 une hausse du pouvoir d’achat inférieure à l’augmentation de l’inflation sur la période (6.8%) percevront une indemnité compensatrice différentielle compensant cet écart. Pour la mise en œuvre de ce dispositif, devront être comparés le traitement indiciaire brut au 31 décembre 2003 (indice majoré multiplié par la valeur moyenne annuelle du point 2003 (52.4933 euros)) et le TIB au 31 décembre 2007 (indice majoré multiplié par la valeur moyenne annuelle du point 2007 : 54.3753 euros). Le traitement indiciaire brut est seul pris en compte dans la détermination de la progression du pouvoir d’achat à l’exclusion des primes et indemnités, du supplément familial de traitement et de la NBI. Les décrets portant attribution d’une indemnité exceptionnelle de sommet de grade (2005-396) et portant attribution d’une bonification indemnitaire à certains fonctionnaires (2006-778) sont abrogés. Décret n° 2008-539 du 6 juin 2008 relatif à l’instauration d’une indemnité dite de garantie individuelle du pouvoir d’achat
  • Congrès National Infirmier
    Congrès National Infirmier Les 22, 23, 24 mars 2006, se tenait à Nantes le 1er Congrès National Infirmier. 500 participants, dont la grande majorité appartiennent à l’encadrement. Les conférences, ateliers et tables rondes réunissent : Directeurs de Soins, Cadres, Médecins, Sociologues et Historiens. Durant 3 longues journées, les neurones s'agitent. Toute la filière infirmière s'interroge. Les thèmes abordés concernent la définition du Soin Infirmier en 2006, l'évolution de la profession infirmière vers une Universitarisation. Les interventions sont riches, le langage soutenu. Les exposés s'appuient sur de nombreuses références à diverses parutions que (bien sûr c'est évident !) la salle est supposée maîtriser. Un rapide regard alentour me confirme que je ne suis pas seule à m'interroger ici ou là. Mon expérience “d'infirmière de base” (expression reprise + ou - péjorativement en boucle durant ce congrès) me laisse souvent démunie devant ce verbiage à des années lumières de ma pratique quotidienne ; heureusement mon expérience, somme toute récente (depuis 2002) au sein de la Coordination Nationale Infirmière me maintient la tête hors de l'eau ! Malgré un décalage d'heure en heure plus flagrant entre les premiers rangs et le reste de la salle, les interventions se succèdent sans vider la salle. Les questionnements sont pertinents et les valeurs communes, ainsi les infirmières s’adaptent et s’accrochent aux problématiques, après tout le programme donnait le ton ! Il faut attendre le 3ème jour pour que les débats s’imposent et que les vraies questions fusent. La synthèse des ateliers est pour cela une véritable opportunité. Les constats tels que “les infirmières ne lisent pas assez... les infirmières ne prennent pas la parole... les infirmières ne s’expriment pas... les infirmières ne s’investissent pas dans la recherche...” mènent à une remise en question de la formation initiale et se confrontent aux témoignages des infirmières en exercice qui évoque leur quotidien : “5mn de transmission pour 3 patients en réanimation… un manque de temps et de personnel devenu chronique… une difficulté évidente de communication entre les soignants et leur directeur des soins...”. Si le débat qui s’est installé alors n’a pas de solutions immédiates ; il a bel et bien eu lieu et témoigne en lui-même d’une évolution de notre profession. Ces 3 journées marquent, nous l’espérons un nouveau rendez-vous de la profession dans son ensemble. Présent dans le groupe de travail au Ministère concernant la mise en place du système LMD (Licence/Master/ Doctorat), le syndicat Coordination Nationale Infirmière CNI a pu constater durant ces 3 journées qu’il pouvait poursuivre son combat sur la forme : la profession œuvre en symbiose sur le fond. Nathalie DEPOIRE, Vice-Présidente Coordination Nationale Infirmière CNI
  • Le mot du Président de la Coordination Nationale Infirmière CNI
    Le mot du Président de la Coordination Nationale Infirmière CNI 2007, année riche pour l’actualité professionnelle : • Un mouvement à notre initiative pour la reconnaissance du bac +3 et l’intégration de notre formation dans le système LMD (Licence, Master, Doctorat), les salaires et l’amélioration des conditions de travail. • Les élections professionnelles : nous vous remercions pour la confiance que vous nous avez apportée par vos votes. En effet, partout où nous nous sommes présentés nous avons eu de très bons résultats. Nous avons plus d’élus qu’en 2003, dans certains hôpitaux, nous sommes devenus majoritaires. En 2008 vous avez été appelé à voter pour l’ordre infirmier le 24 avril. C’est un moment important, chacun d’entre nous doit s’investir en se présentant ou en élisant des représentants pour qu’enfin les pouvoirs publics ne décident plus sans nous. Nous serons toujours là pour défendre la profession et les professionnels sur les salaires, les conditions de travail et bien d’autres choses qui n’incombent pas à l’ordre infirmier. En mars vont débuter les négociations pour l’intégration des études d’infirmier dans le cursus LMD, parallèlement, nous entamons des discussions sur les grilles salariales et les conditions de travail. Il n’est pas question « de travailler plus pour gagner plus » ni de subir des carrières de 40 ans et plus, la pénibilité de notre profession doit être prise en compte. Si les discussions et les négociations n’aboutissent pas, seule une mobilisation massive des infirmières à l’image de nos collègues Finlandaises permettra d’obtenir un résultat. Tenez-vous informés par le site et les CNI locales. François IZARD, Président de la Coordination Nationale Infirmière CNI Article paru dans le n° 23 (janvier 2006) de la revue de la Coordination Nationale Infirmière (CNI)

Retrouvez le flux de syndication associé en cliquant sur cette icône : Flux de syndication du site Coordination Nationale Infirmière - syndicat professionnel filière infirmière

Echanges de liens

Echange de liens possible avec ce sitestephane47 est ouvert aux échanges de liens sur son site Coordination Nationale Infirmière - syndicat professionnel filière infirmière.

  • stephane47 souhaite faire des échanges de type 1 lien contre 1 lien
  • stephane47 souhaite uniquement des liens au format texte

Annuaire ?

Pas d'annuaire sur ce siteLe site Coordination Nationale Infirmière - syndicat professionnel filière infirmière ne contient pas d'annuaire.

Informations complémentaires

Catégorie : Syndicats

Syndicats

Autres sites

Si vous souhaitez faire des échanges de liens avec Coordination Nationale Infirmière - syndicat professionnel filière infirmière, consultez également ces sites de thématique proche :

Outils référencement

Voici quelques outils conçus pour vous aider à analyser le référencement du site http://www.coordination-nationale-infirmiere.org/

GoogleGoogle et DMOZ :

AlexaInformations Alexa (plus d'infos) :

  • Classement (indice global lié au trafic) : 2 881 697
  • Classement (indice lié au nb de visiteurs) : 3 044 623
  • Nombre de liens (backlinks) : 1
  • Date de création du site :
  • Cliquez ici pour lire des explications sur ces chiffres (en anglais)

Analyse de la pageAnalyse de la page :

Autres outilsW3C :

Déclaration Opquast

Si ce site est déclaré au sein du projet MonOpquast (analyse de la qualité des sites web), une image apparaît ci-dessous avec le score obtenu (+ d'infos ici)

Autres outilsAutres outils :

Outils sur Web Rank InfoAutres analyses possibles sur Web Rank Info :

Dans le forum

Crédits vignettes : Robothumb