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Pour découvrir la littérature japonaise à travers ses écrivains traduits en français

Actualité du site

Dernières nouveautés du site Shunkin.net, la littérature japon :

  • Le cerf-volant fou / Umezaki Haruo
    Tôkyô, années 1950. Le narrateur rend visite à son ami Eisuke, professeur d'université. Tous deux évoquent le passé et se rappellent Josūke, frère jumeau d'Eisuke, mort en 1942 sans que l'enquête n'ait pu élucider s'il s'agissait d'un meurtre, d'un accident ou d'un suicide.
  • La marche de Mina / Ogawa Y?ko
    Après le décès de son père, alors que sa mère doit s'éloigner pour parfaire sa formation professionnelle, la petite Tomoko est revenue pour un an chez son oncle et sa tante. Tomoko a douze ans ; à Kobe, son oncle l'attend sur le quai de la gare. Il la serre dans ses bras et la conduit jusqu'à la très belle demeure familiale. Pour Tomoko, tout est ici singulièrement différent. Sa cousine Mina passe ses journées dans les livres, collectionne les boîtes d'allumettes illustrées sur lesquelles elle écrit des histoires minuscules ; un hippopotame nain vit dans le jardin, son oncle a des cheveux châtains, il dirige une usine d'eau minérale et la grand-mère se prénomme Rosa. Au coeur des années soixante-dix, Tomoko va découvrir dans cette maison l'au-delà de son archipel : à travers la littérature étrangère, les récits de Rosa sur son Allemagne natale et la retransmission des Jeux olympiques de Munich à la télévision, c'est un tout autre paysage qui s'offre à elle. La grande romancière japonaise explore dans ce livre, et pour la première fois dans son oeuvre, le thème de l'étranger et des origines. En choisissant le prisme des liens de l'enfance, elle inscrit ce roman, comme le précédent. intitulé la formule préférée du professeur, dans un cycle voué à la tendresse et à l'initiation.
  • Au-delà des terres infinies / Gen'y? S?ky?
    Ecrit par un prêtre boudhiste, Au-delà des cent mille terres est un conte sur la vie et la mort et le monde entre les deux. Un moine qui dirige un temple zen, Sokudo, et sa femme, Keiko, sont mariés depuis 6 ans. Bien que le couple n'ait pas d'enfant, Keiko s'est adaptée à sa vie d'épouse de religieux. Elle passe son temps libre à faire des kayori, des cordes en papier torsadé, qui s'entassent dans leur débarras prêt de déborder. Ume, un voyante surnommée « l'adorateur », vit près du temple. Elle prévoit la date de sa propre mort et, en dépit d'une première prédiction qui se révèle fausse, elle meurt le jour prévu. Témoins de ses derniers instants et présents à ses funérailles, Sokudo et Keiko discutent de ce qui se passe après la mort et de la nature de l'âme. Keiko commence à fabriquer une tapisserie en assemblant les cordes de papier qu'elle a accumulées et demande à Sokudo de célébrer une cérémonie à la mémoire de l'enfant qu'elle portait et qui n'est pas né. Bouleversé, Sokudo apprend l'existence de cette fausse couche, et le fait que Keiko a porté seule ce fardeau pendant quatre ans. Il réalise que les cordes de papier ont servi à commémorer l'enfant perdu. Il prépare la cérémonie : une fois achevée, la tapisserie est suspendue au plafond de la pièce principale du temple. Il ajoute deux tablettes votives portant les noms d'Ume et du bébé de Keiko disparu avant de naître. Alors que la célébration commence, la tapisserie soudain frémit, en l'absence totale de vent, et prend l'aspect d'innombrables fleurs écloses dans les limbes avant la renaissance, flottant lentement vers le ciel. Plus tard, Keiko dit à Sokudo : « Quelqu'un a atteint le domaine de Boudha. Qui ? je ne sais pas. » Ce conte réconfortant et d'une grande beauté propose une réponse possible à la question de ce qu'il advient de nous après la mort - question à laquelle la science n'apporte pas de réponse - et nous conduit à la sérénité.
  • Les dieux chiens / Band? Masako
    Akira, un jeune professeur, est muté à Omine sur l'île de Shikoku. Miki, une célibataire de 41 ans qui fabrique encore du papier de façon traditionnelle, tombe amoureuse de lui. Mais bientôt des incidents se produisent et un premier décès concentre l'opprobe des villageois sur la famille de Miki et surtout sur elle... Un roman noir qui frise le fantastique, inspiré d'une légende de Shikoku.
  • Celle de l'autre rive / Kakuta Mitsuyo
    Sayoko est prête à accepter n'importe quel travail pour sortir de son statut de femme au foyer. Elle rencontre Aoi, une chef d'entreprise célibataire brillante qui l'embauche. Bien que Sayoko passe ses journées à nettoyer des appartements, elle retrouve sa joie de vivre en même temps qu'elle retrouve dans les attitudes et les traits d'Aoi une ressemblance avec une amie d'enfance.
  • Génération Otaku : Les enfants de la postmodernité / Azuma Hiroki
    Best-seller au Japon, cet essai a le grand mérite de penser - et non de juger - le phénomène Otaku. Les Otakus, ce sont ces jeunes fans de manga, de jeux vidéos ou de dessins animés, ne vivant qu'entre eux et que pour ces produits culturels dont ils ne cessent de créer et de consommer des dérivés: figurines, fanzines, romans tirés d'un dessin animé, dessins animés tirés d'une figurine, etc. Le phénomène, en perpétuelle croissance depuis les années 1980, représente aujourd'hui un marché colossal, et s'étend à l'étranger via le succès mondial du manga. Pourtant, ces adolescents en rupture ont toujours été considérés comme des autistes et personne, jusqu'à Hiroki Azuma, n'avait osé étudier sérieusement leurs oeuvres phares et leurs façons de les consommer. Son ouvrage révèle la troublante adéquation entre culture Otaku et postmodernité. Perte des repères, fin des grands récits, brouillage de la frontière entre auteur et consommateur, entre l'original et sa copie : la culture Otaku est la première culture postmoderne. La réduire au Japon serait donc une erreur, car elle a déjà commencé à séduire les jeunesses du monde.

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