Café de la Bourse : Le blog d'opinions et analyses boursières
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- 10 conseils pour bien choisir son courtier en ligne
Une des plus importantes décisions que vous aurez à prendre dans votre vie d’investisseur n’a rien à voir avec les actions, les obligations ou les SICAV. Je veux parler du choix de votre courtier en ligne. Il existe des dizaines d’entreprises qui offrent des services de courtage sur internet, et nombreuses sont celles qui sont aussi bonnes voire meilleures que les entreprises traditionnelles. Mais comment savoir laquelle vous convient le mieux ? Voici 10 éléments primordiaux à considérer : Le discount n’est pas toujours la meilleure solution Mieux vaut commencer par demander les conseils d’un courtier qui offre des services complets. Ils sont souvent d’une grande aide auprès d’investisseurs novices qui peuvent encore avoir besoin de prendre confiance et de se familiariser avec les marchés. Une fois plus sûr de vous, vous pourrez davantage gérer vos investissements . La clef : la disponibilité Essayez de joindre le site internet de l’entreprise à différents moments de la journée, surtout pendant les heures de grande affluence boursière. Vérifiez combien de temps leur site met à charger et cliquez sur quelques liens pour vous assurer qu’il n’y a pas de problèmes techniques. Un marché alternatif permet plus de flexibilité Bien que nous soyons tous fous d’internet, nous ne pouvons pas toujours être devant notre ordinateur. Vérifiez les autres options que l’entreprise offre pour les placements en Bourse. Il existe d’autres alternatives telles que le passage d’ordres par le clavier de votre téléphone, par fax ou par votre bon vieux courtier en chair et en os. Un mot aux personnes avisées : assurez-vous de prendre note des prix pour ces options car ils diffèrent souvent de ceux d’un ordre passé via internet. L’importance de la notoriété du courtier Que disent les autres sur les services du courtier ? Tout comme vous devez faire quelques recherches avant d’acheter une action, vous devez glaner le plus possible d’informations à propose de votre courtier. Le prix ne fait pas tout La qualité, ça se paye. Comme n’importe quel bien ou service, le prix renvoie à la qualité. N’ouvrez pas de compte chez un courtier juste parce qu’il propose la commission la plus basse. Les tarifs affichés varient de 5 à 28 euro par ordre, la moyenne se situant autour de 14 euro environ. Vous trouverez souvent des inscriptions en petits caractères précisant quels sont précisément les services auxquels vous avez droit. La plupart du temps, les tarifs seront plus élevés pour les ordres limités, les options et toutes les transactions au téléphone. Il se peut que vous découvriez que le tarif annoncé ne s’applique pas au type de transaction que vous souhaitez … Le capital minimum à investir est peut-être élevé Regardez le montant que la société vous demande de verser pour ouvrir un compte. Attention aux soldes minimum assez élevés. Certains courtiers demandent jusqu’à 50 000 euro de capital minimum pour ouvrir un compte. Cela peut convenir à certains investisseurs, mais (hélas) pas à tous. La sélection du produit est essentielle Au moment de choisir un courtier, nous sommes nombreux à nous lancer trop rapidement dans l’achat d’actions. Rappelez-vous qu’il existe d’autres possibilités d’investissement, comme les certificats, les obligations, les FCP ou les options. De nombreuses sociétés de courtage proposent également d’autres services financiers, comme les comptes chèques et les cartes de crédit. Le service client compte Rien de plus exaspérant que de rester assis pendant 20 minutes en attendant de l’aide. Avant d’ouvrir un compte, appelez le service client avec une question pour constater le temps d’attente pour obtenir une réponse. Les comptes espèces rémunérés Il est probable que vous ayez des espèces sur votre compte de courtage. Certaines courtiers offriront de les rémunérer alors que d’autres ne vous proposeront que des clopinettes. Renseignez-vous auprès du courtier pour savoir ce qu’il offre. En fait, c’est une bonne question à poser pour tester le service client ! Les petits extras peuvent faire la différence Soyez aux aguets pour des extras que les sociétés de courtage offrent à leurs nouveaux clients. Ne prenez pas de décision en vous fondant exclusivement sur les 50 euro de transactions gratuites … mais réfléchissez-y. Par le clic d’une souris, de n’importe où dans le monde, vous pouvez acheter et vendre des actions en contractant les services d’un courtier en ligne. Utiliser les bons outils est la clef du succès, et la réussite en Bourse commence par le choix d’un courtier en ligne digne de ce nom. Vous êtes à la recherche d’un courtier ? Demandez une documentation gratuite à nos partenaires → - Les super-investisseurs de Graham-and-Doddsville (6/7)
Traduction libre de “The Superinvestors of Graham-and-Doddsville”, article écrit par Warren Buffett à l’automne 1984 pour Hermes, le magazine de l’université de Columbia. L’article se base sur un discours prononcé le 17 mai 1984 à l’université de Columbia en à l’occasion du 50è anniversaire de la publication du livre de Benjamin Graham et David Dodd “Security Analysis”. Le discours et l’article remettent en cause la théorie de l’efficience des marchés financiers par l’étude de neuf fonds d’investissements qui ont battu le marché année après année. Tous ces fonds étaient gérés par des élèves de Ben Graham, avec différentes approches mais suivant la même stratégie d’investissement “value” Cet article est la sixième partie de Les super-investisseurs de Graham-and-Doddsville. Le tableau 7 montre les résultats de Stan Perlmeter. Stan était un étudiant en art à l’université du Michigan et était un associé de l’agence de publicité Bozel & Jacobs. Il se trouve que nous étions dans le même immeuble à Omaha. En 1965, il se rendit compte que mes affaires se portaient mieux que les siennes et il laissa tomber la publicité. Une fois de plus, il n’a prit que cinq minutes à Stan pour adhérer à l’approche par la valeur. Tableau 7 Perlmeter ne détient pas les mêmes titres que Walter Schloss. Il ne possède pas ce que Bill Ruane possède. Ces résultats ont été obtenus de façon tout à fait indépendante. Mais à chaque fois que Perlmeter achète une action, c’est parce qu’il est sûr d’en avoir plus pour son argent qu’il ne le paie. C’est la seule chose à laquelle il s’attache. Il ne s’attarde pas sur les perspectives de gains trimestriels ni sur les bénéfices de l’année à venir, il ne réfléchit pas à quel jour de la semaine nous sommes, il se fiche des recherches sur les investissements, ne s’intéresse pas au comportement des prix, au volume ou à quoi que ce soit d’autre. Il se demande tout simplement : que vaut cette entreprise ? Les tableaux 8 et 9 sont les résultats de deux fonds de retraite dans lesquels j’ai investi. Je ne les ai pas sélectionné parmi des dizaines de fonds de retraite dans lesquels j’ai des participations. Ce sont les deux seuls que j’ai influencé. Dans les deux cas, je les ai dirigé vers des managers ayant une approche d’investissement “value”. Très peu de fonds de pension sont gérés avec une approche “value”. Le tableau 8 présente le fonds de retraite du Washington Post. Le fonds était dirigé par une grande banque il y a quelques années, et j’ai suggéré qu’ils feraient bien de sélectionner des gérants qui avaient une approche “value”. Tableau 8 Comme vous pouvez le voir, ils sont dans le premier centile* depuis qu’a été fait le changement. Le Washington Post a demandé aux gérants de garder au moins 25% de ces fonds sous forme d’obligations, ce qui n’aurait pas forcément été le choix de ces gérants. J’ai donc inclu les performances des obligations simplement pour illustrer que ce groupe n’a pas d’expertise particulière dans le domaine des obligations. Et eux-mêmes n’auraient pas dit qu’ils en avaient. Malgré ce handicap de 25% de leur fonds placés dans un secteur qui n’était pas leur tasse de thé, ils ont réussi à se classer dans le premier centile de la gestion de fonds. L’expérience du Washington Post ne couvre pas une période très longue mais représente de nombreuses décisions d’investissement prises par trois gérants qui n’ont pas été identifiés rétroactivement. Tableau 9 Le tableau 9 est le résultat du fonds FMC Corporation. Je n’ai jamais eu la moindre participation dans ce fonds mais, en 1974, j’ai influencé leur décision de choisir des dirigeants avec une approche value. Avant cela, ils avaient choisi des directeurs avec la même approche que ceux des autres grandes sociétés. L’étude Becker sur les fonds de retraite les classe numéro 1 par sa taille, sur la période qui a suivi cette conversion à l’approche “value”. L’année dernière, ce fonds avait huit gérants. Sept d’entre eux ont enregistré une performance cumulée supérieure à celle du S&P. Aujourd’hui, la différence nette entre une performance médiane et la performance réelle du fonds FMC sur cette période est de 243 millions de dollars. FMC attribue ceci à la manière de sélectionner ses gérants. Ces managers ne sont pas nécessairement ceux que j’aurais choisi mais ils ont comme dénominateur commun de choisir des titres avec une approche “value”. *En statistique descriptive, un centile est chacune des 99 valeurs qui divisent les données triées en 100 parts égales, de sorte que chaque partie représente 1/100 de l’échantillon de population. (Source : Wikipedia) - Le bon départ de l?or en septembre ?
Dans le dernier suivi du mois d’avril, je m’attendais à recevoir un dernier signal d’achat par les CoTs d’ici la fin du mois d’août, conjointement avec la formation d’un dernier creux autour de $900. Le prix de l’or a effectué le mouvement attendu (poursuite de la consolidation latérale avec soutien de la moyenne mobile à 65 semaines), mais le signal d’achat par les CoTs ne nous est pas parvenu. Au contraire, les commerciaux ont massivement augmenté leurs positions vendeuses net, comme au mois d’août de l’année dernière. cliquez sur le graphique pour l’agrandir Sachant ce qui s’est passé ensuite, nous pourrions voir le cours de l’or faire un dernier pic de baisse, durant lequel les commerciaux en profiteraient pour prendre leurs bénéfices (ce qui enverrait un signal d’achat sur notre indicateur). La différence est que cette fois, nous n’avons pas les 3 banques américaines qui occupent la majorité des positions vendeuses net chez les commerciaux, et que, de ce fait, le risque est moins élevé que l’année dernière. En août 2008, la concentration de trois banques américaines (dont HSBC et JP Morgan) parmi ces postions vendeuses net trahissait très probablement l’anticipation par des initiés de ce qui allait se passer ensuite (faillite de Lehman Brothers, « deleveraging », liquidation des matières premières,…). Quoiqu’il en soit, je pense qu’il faut désormais envisager un second scénario pour l’or, même si mon analyse du marché penche pour une nouvelle impulsion de hausse imminente sur l’or. Scénario 1 (je donne 60% de probabilités) le mouvement de hausse actuel sur l’or se poursuit et la cassure des $1030 ouvre la voie à $1250 minimum, comme anticipé dans le dernier suivi du mois d’avril. cliquez sur le graphique pour l’agrandir Scénario 2 (je donne 40% de probabilités) L’or ne parvient pas à se hisser au-dessus de $1030 et rechute avec les marchés boursiers cet automne. Objectif la moyenne mobile à 65 semaines, vers les $888, voire un peu plus bas en cas de nouvel épisode de «deleveraging» conduisant à une panique sur les marchés. La consolidation serait plus longue, mais conduirait, plus tard, à une impulsion de hausse plus puissante. cliquez sur le graphique pour l’agrandir Tant que le prix de l’or reste au-dessus de sa moyenne mobile exponentielle à 50 jours, la probabilité du scénario 1 reste plus élevée que la probabilité du scénario 2. Et ceci, autant en dollars qu’en euros. En effet, la moyenne mobile exponentielle à 50 jours (MMexp50j) est le support clé pour toute impulsion de hausse en phase 2 du marché haussier sur l’or. Rappelons que la phase 2 est celle où le marché haussier de l’or est visible dans toutes les monnaies, et durant laquelle les institutionnels commencent à entrer dans le marché, mais sans la participation du grand public. Impulsion de hausse 2005-2006 et support par la MMexp50j cliquez sur le graphique pour l’agrandir cliquez sur le graphique pour l’agrandir Impulsion de hausse 2007-2008 et support par la MMexp50j cliquez sur le graphique pour l’agrandir cliquez sur le graphique pour l’agrandir On observe que de légers débordements au-dessous de la moyenne mobile sont tolérés tant que la clôture de séance ne défonce pas la moyenne mobile plus de 1,5%. Ainsi, le 1er juin 2006, le cours de l’or défonçait la MMexp50j de 3% en termes d’euros et signalait la fin de l’impulsion de hausse. Le 19 mars 2008, le cours de l’or défonçait la MMexp50j de 3,2% en termes d’euros et signalait la fin de l’impulsion de hausse. La cassure était confirmée le lendemain en termes de dollars. Notons que les deux impulsions de hausse précédentes ont débuté autour du 1er septembre, et étaient espacées de deux ans. Si l’historique se répète, nous serions, avec une précision et une régularité étonnante, au tout début de la 3ème impulsion de hausse, et elle pourrait durer jusqu’au printemps 2010. Ci-dessous, les graphiques du prix de l’or en dollars et en euros, avec la MMexp50j en bleu. En dollars, l’impulsion de hausse semble s’amorcer, tandis qu’en euros nous n’avons pas encore de confirmation. Un dernier contact avec la MM325jours (l’équivalent de la MM65sem) n’est pas exclu et pourrait envoyer le signal d’achat sur les CoTs que nous attendions. C’est la raison pour laquelle je garde 40% de probabilités pour le scénario 2. A mesure que le support par la MMexp50j sera validé, les probabilités pour le scénario 2 diminueront en conséquence. cliquez sur le graphique pour l’agrandir cliquez sur le graphique pour l’agrandir Léonard Sartoni 2008-2015: pourquoi l’or va battre les performances des actions et des obligations et comment en profiter - Piercing line, une figure de chandeliers japonais
Pour commencer, voici une image de la figure : - 5 erreurs fréquentes chez les jeunes investisseurs
Quel que soit le domaine, il est toujours mieux de commencer à apprendre jeune. L’investissement ne déroge pas à la règle. Les erreurs sont fréquentes lorsque l’on fait l’apprentissage d’un sujet nouveau mais, lorsque c’est d’argent qu’il s’agit, cela peut être lourd de conséquences. Les jeunes investisseurs ont le luxe d’avoir de la souplesse et suffisamment de temps devant eux pour prendre des risques et se remettre de leurs pertes. Voici quelques pièges à éviter pour partir du bon pied. Procrastiner Procrastiner n’est jamais bon mais, étant donné que les marchés varient sans cesse, cela peut s’avérer particulièrement préjudiciable pour vos investissements. Trouver de bonnes idées d’investissement n’est jamais chose aisée. Si, après avoir fait des recherches, vous découvrez une bonne idée d’investissement, il est important d’agir vite, avant que le reste du marché ne s’en rende compte et vous devance. Les jeunes investisseurs, en particulier, peuvent hésiter à s’emparer d’une bonne idée par peur ou manque d’expérience. Passer à côté d’une bonne idée d’investissement peut déboucher sur deux mauvais scénarii : L’investisseur reverra son opinion à la hausse et achètera à un prix trop élevé. Peut-être l’investisseur a-t-il raison de penses qu’un titre côtant 25 euro devrait en valoir 50. Si ce dernier atteint les 50 euro avant qu’il n’ait pu l’acheter, il aura tendance a rationaliser son erreur et revoir l’objectif de prix à la hausse. Le titre vaudrait alors artificiellement … 60 euro. Le jeune investisseur recherche rapidement un investissement de remplacement. Dans l’exemple précédent, l’investisseur qui n’a pas acheté le titre, qui passa de 25 euro à 50 euro, essayera peut-être d’en trouver un autre qui doublera de prix. Par conséquent, il achètera peut-être trop précipitamment un autre titre, sans avoir fait le travail d’investigation préalable, et ce dans le but de compenser sa précédente “opportunité manquée”. Les jeunes investisseurs se retrouvent souvent avec trop de choix et pas assez d’argent. Spéculer au lieu d’investir Être jeune est un avantage dans sa carrière d’investisseur. A patrimoine égal, l’âge d’un investisseur affecte positivement le niveau risque qu’il ou elle pourra prendre. Un jeune investisseur peut rechercher à faire de plus gros rendements en prenant de plus gros risques. Il en est ainsi car si un jeune investisseur perd de l’argent, il aura le temps de se remettre de ses pertes. Cela peut ressembler à un argument en faveur de la spéculation, mais il n’en est rien. N’importe quel investisseur novice sera séduit par la spéculation s’il ne comprend pas complètement le processus d’investissement. La spéculation est souvent similaire au pari car le spéculateur n’est pas toujours rationnel dans ses décisions. L’unique raison de l’achat repose sur le fait que le titre pourrait s’apprécier. Cela peut être dangereux ; de nombreux investisseurs expérimentés n’attendent que de tirer profit de leurs contreparties moins expérimentées. Plutôt que de spéculer et de parier, un jeune investisseur devrait chercher à investir dans des sociétés présentant un plus grand potentiel de hausse sur le long terme. Ainsi, alors qu’un portefeuille diversifié de small caps ne sera pas forcément adapté à un investisseur qui approche de la retraite, un jeune investisseur sera, lui, mieux équipé pour gérer ce risque et pourra en tirer parti. Le dernier risque lié à la spéculation est qu’une grosse perte puisse marquer un jeune investisseur et affecter ses futurs choix d’investissement. Cela peut faire naître une crainte de l’investissement. Utiliser trop de levier financier L’ a ses avantages et ses inconvénients. Si les investisseurs ont la possibilité d’ajouter un effet de levier à leurs portefeuilles, c’est bien lorsqu’ils sont jeunes ! Comme mentionné plus tôt, les jeunes investisseurs peuvent récupérer de pertes plus facilement en générant de futures bénéfices/recettes. Tout comme la spéculation, trop d’effet de levier peut réduire à néant votre capital. Si un jeune investisseur est capable d’encaisser une baisse de 20 à 25% dans son portefeuille sans se sentir découragé, une baisse de 40 à 50% que provoquerait un effet de levier deux fois plus important pourrait être trop dure à supporter. Les conséquences d’une telle perte sont similaires à celles d’une perte due à la spéculation : le jeune investisseur peut être découragé et développer une aversion du risque excessive pour le restant de sa vie d’investisseur. Se poser trop peu de questions Si une action chute beaucoup, le jeune investisseur s’attend souvent à ce que son cours rebondisse immédiatement. Mais cela n’arrive que rarement car, souvent, le cours d’une action s’effondre … pour de bonnes raisons. Il faut toujours se demander “pourquoi ?”. Si un actif s’échange à seulement la moitié de sa valeur, il y a forcément une raison et il est de la responsabilité de l’investisseur de la trouver. Les jeunes investisseurs qui ne connaissent pas les écueils de l’investissement prennent trop souvent des décisions sans avoir pris en compte suffisamment de paramètres. Ne pas investir Lorsque l’on est encore jeune, il peut être difficile de planifier ses investissements pour le long terme. Il est tellement plus facile de trouver comment dépenser son argent ; équipement de maison, électro-ménager, voiture, etc… Et de toutes façons, la retraite paraît si lointaine ! Et pourtant … il vaut mieux semer tôt pour récolter plus gros. Les rendements capitalisés vous y aideront. - D?un ex-Lehman : ?Une année qui m?a fait vieillir de dix ans?
Il m’a fallu trois longues années pour atteindre mon objectif, qui était d’entrer chez Lehman Brothers. En 2006, j’ai quitté mon emploi et commencé mes préparations GMAT. J’ai suivi mon bout de chemin dans une prestigieuse école de commerce, contracté un prêt de scolarité (avec beaucoup trop de zéros), obtenu un stage d’été chez Lehman et réussi à le convertir en une offre d’emploi à temps plein. En août 2008, lorsque j’ai rejoint la formation de Lehman pour devenir associé, je ne pensais pas que le scénario aurait pu être mieux écrit. Et pourtant, en moins de 6 semaines, je me suis retrouvé au chômage. Pendant les premiers jours qui ont suivi le 15 septembre, je ne pensais plus qu’à une seule chose : survivre. J’avais rejoint le programme pour devenir associé deux semaines plus tard que la date de début prévue. Et comme, entre-temps, la RH avait terminé ses dossiers administratifs, il était trop tard pour qu’elle ajoute mon nom sur la feuille de paie du mois d’août. Pas de travail, pas d’argent Au départ, je n’avais aucune raison de douter que je serais payé. “Ne vous inquiétez pas, disaient-ils, vous recevrez ce que l’on vous doit en août avec votre salaire de septembre.” J’avais plutôt confiance, même si le CDS (credit default swap) de Lehman avait atteint son plus haut depuis 52 semaines. Après avoir passé deux ans en école de commerce, mes économies étaient maigres et le peu qui restait me servait de dépôt de garantie pour mon appartement londonien. Le jour où Lehman a fait banqueroute, j’ai personnellement envisagé de déposer le bilan moi aussi. Je me sentais comme un cerf pris dans les phares d’une voiture. Ma seule consolation fut que je n’étais pas seul, et il y avait des rumeurs selon lesquelles nos paiements de salaires étaient en bonne voie. Je me rendis religieusement au bureau tous les jours pour le repas du midi. Même si Lehman ne m’avait toujours rien versé, ils avaient rapidement transféré ma prime de repas sur la carte de la cafétéria. Avec plus de 100 livres sterling de réserve sur ma carte, je n’avais pas l’intention de manger ailleurs ! Je venais en tant qu’associé généraliste et attendais d’être placé. Je savais quel desk je voulais rejoindre (et réciproquement, avant la faillite, ils voulaient bien de moi) et je suis resté en contact avec eux. Et c’est juste au moment où je pensais que les choses étaient en train de s’arranger que le ciel nous est tombé sur la tête. Le 26 septembre, nous autres associés avons été les premiers à être expulsés du Bank Street building par PwC. Très curieusement, c’était vendredi soir et j’étais dans le métro lorsque PwC a essayé de me joindre sur le téléphone. Je suis sorti de la station pour vérifier ma boîte vocale. Un employé inconnu de chez PwC avait laissé un message indiquant que je ne travaillais plus pour Lehman. Licencié une deuxième fois En tant que jeune diplômé MBA sans expérience significative, les emplois bancaires étaient difficiles à décrocher. Pourtant, je n’étais pas prêt à renoncer. J’ai relégué mon ego MBA, cru fermement en moi, et trouvé un emploi de middle-office dans une autre grosse banque d’affaires. J’ai utilisé mon réseau de manière agressive et j’étais certain d’être à l’abri. C’était sans compter les réductions budgétaires qui ont été particulièrement virulentes dans le middle-office. En moins de trois mois, j’ai été mis à la porte de nouveau. L’expérience de Lehman m’avait rendu résistant, si bien qu’être mis à pied une deuxième fois ressemblait à une promenade de santé. J’ai juré que je ne travaillerais plus dans la banque, même si l’occasion s’en présentait de nouveau. C’était en février 2009 et la récession était officiellement là. Comme j’avais peu de chances de trouver un autre emploi, alors j’ai décidé d’aider des amis à créer leur entreprise d’enchères en ligne. Je n’ai pas été payé (ah oui, entre-temps, Lehman m’a réglé tout ce qu’elle me devait à la mi-octobre), mais pour une fois je me sentais heureux et soulagé. J’ai apprécié de travailler dans une start-up et de bâtir quelque chose à partir de rien. Cela m’a permis de mettre en avant ma créativité et, mieux encore, de garder mon esprit loin du bordel extérieur. Rétrospectivement, le bon réflexe que j’ai eu a été de tenir mes contacts informés de mes allées et venues, et de continuer à chercher et à rencontrer de nouvelles personnes. Juste après la chute de Lehman, je suis entré en contact avec un serial entrepreneur qui a tenu à investir dans des projets d’énergie renouvelable. Nous nous sommes rencontrés à plusieurs reprises et nous nous entendions très bien. Il n’était pas sûr de m’embaucher comme employé à plein temps et donc pendant plus de trois mois j’ai fait de nombreux allers-retours. Expédition en rase campagne Lorsque j’ai été mis à pied pour la deuxième fois, je lui ai proposé de travailler sur une base contractuelle. Ma mission consistait à analyser le secteur des énergies renouvelables et les marchés pour de potentielles opportunités d’investissement. J’ai apprécié le défi, travaillé de longues heures et beaucoup appris. Nous avons formé une équipe formidable et très vite le boss a fondé une société qui devait investir et monter des projets d’énergie renouvelable. Aujourd’hui, je dirige une équipe de deux personnes qui gèrent nos investissements dans ce secteur. Je dis “nos” parce que j’ai une prise de participation importante dans cette start-up. Je me suis vu confier des responsabilités en dépit de mon inexpérience et j’ai particulièrement apprécié le challenge. Hier, je suis revenu d’un long voyage à la campagne. Je me suis promené dans les champs à la rencontre de producteurs de lait et de pommes de terre, à qui j’ai expliqué les bienfaits de l’énergie renouvelable. Ces projets ont un impact tangible sur leur vie et je suis heureux d’être le messager d’un tel changement. Si Lehman existait encore, j’aurais été heureux de faire du trading sur actions. J’en ai rêvé depuis si longtemps que je mentirais si je disais que ça ne me manque pas du tout. La chance et la persévérance m’ont aidé dans une large mesure à atterrir sur mes pieds. Maintenant, je suis beaucoup plus assuré, expérimenté et mieux armé au cas où le ciel me tomberait dessus. Cette année aura été stressante, mais j’ai gagné en sagesse. © eFinancialCareers Article original Retrouvez les dernières offres d’emploi et de stage en finance dans la section emploi du Cafe de la Bourse - Comment interpréter les chiffres macro-économiques ?
La production industrielle L’indice de la production industrielle appelé parfois IPI en France mesure les variations des quantités produites dans l’industrie, les mines, chantiers et carrières. Cet indice est très surveillé car il donne une bonne idée sur la santé de l’économie du pays. En effet, la production industrielle est proche de la source du cycle économique et est très sensible à la conjoncture. Voici aujourd’hui le premier article d’une série consacrée aux statistiques et annonces qui ont le plus d’impact sur les marchés. En effet, il m’a semblé utile d’expliquer et de clarifier pour ceux d’entre vous qui en ont besoin, les chiffres les plus importants à suivre. Il faut tout de même bien prendre en compte que selon les conditions économiques (croissance ou récession), certains chiffres ont plus d’impact que d’autres selon la situation et cela peut évoluer dans le temps. Cependant, il y a des chiffres clés qui doivent toujours êtes surveillés du coin de l’œil et qui donnent toujours un réel diagnostic sur la santé de l’économie. De même, les statistiques les plus suivies sont en grande majorité les statistiques américaines car le pays est encore la locomotive de l’économie mondiale. Afin de coller à l’actualité, je traiterai donc ici des chiffres qui vous seront annoncés dans la semaine pour que vous puissiez appliquer et suivre concrètement ces publications. Ensuite vous verrez comment grâce au Forex, vous pouvez tirer parti des mouvements générés par ces annonces. Lorsque l’on s’intéresse à des données macro-économiques pour prendre des décisions directes sur les marchés, on se doit de bien les sélectionner selon le support que l’on va traiter. Je parlerai dans mon cas d’une application sur le marché des changes bien évidemment ! Tout d’abord, la production industrielle est une donnée importante par sa nature même car elle est au démarrage du cycle économique et dans la situation actuelle, elle viendra confirmer (ou non) une éventuelle reprise dans le cas où elle repartirait à la hausse A mon avis, la production industrielle doit être surveillée principalement dans trois pays pour des raisons qui leur sont bien propres. Chine et Japon, les grands exportateurs La Chine et le Japon qui fournissent à eux deux une bonne partie des biens à consommer au reste du monde. Deux pays exportateurs de produits manufacturés comme ceux-là doivent absolument maintenir un niveau de production soutenu afin d’être en croissance. De plus ces deux économies sont directement victimes du moindre ralentissement de la consommation qui se reflète ainsi dans les chiffres de la production industrielle et c’est ce qui augmente la pertinence de cette donnée. Les États-Unis, le moteur de l’économie mondiale Nous devons également veiller à la production industrielle américaine qui reste le moteur de l’économie mondiale et qui grâce à un marché intérieur dynamique possède, ou plutôt possédait, un tissu industriel très actif et innovant. On voit d’ailleurs bien la corrélation nette entre la production industrielle et le PIB sur ce graphique. - Les super-investisseurs de Graham-and-Doddsville (5/7)
Traduction libre de “The Superinvestors of Graham-and-Doddsville”, article écrit par Warren Buffett à l’automne 1984 pour Hermes, le magazine de l’université de Columbia. L’article se base sur un discours prononcé le 17 mai 1984 à l’université de Columbia en à l’occasion du 50è anniversaire de la publication du livre de Benjamin Graham et David Dodd “Security Analysis”. Le discours et l’article remettent en cause la théorie de l’efficience des marchés financiers par l’étude de neuf fonds d’investissements qui ont battu le marché année après année. Tous ces fonds étaient gérés par des élèves de Ben Graham, avec différentes approches mais suivant la même stratégie d’investissement “value”. Cet article est la cinquième partie de Les super-investisseurs de Graham-and-Doddsville. Le tableau 5 montre le résultat d’un de mes amis, diplômé en droit de l’université de Harvard, et qui fonda un cabinet d’avocats renommé. J’ai retrouvé sa trace en 1960 et lui ai dit que le droit était un bon en tant que hobby mais qu’il pouvait faire mieux. Il créa alors une société en nom collectif, assez différente de celle de Walter Schloss. Son portefeuille était concentré sur seulement une poignée de valeurs. Ses résultats étaient donc beaucoup plus volatils mais son portefeuille se fondait tout de même sur la même approche d’investissement dans la valeur. Il était prêt à accepter des hauts et des bas plus grands, et il s’avère être un type dont l’esprit tout entier tend vers la concentration, avec les résultats présentés ci-dessous. Ce résultat appartient à Charlie Munger, mon associé de longue date dans la gestion de Berkshire Hathaway. Lorsqu’il prit la tête de sa propre société d’investissement, cependant, les titres de son portefeuille étaient presque tous différents des miens et des autres investisseurs mentionnés précédemment. Tableau 5 Le tableau 6 est le résultat d’un ami de Charlie Munger. Cet ami — encore une personne qui n’a pas fait de business school — est diplômé de mathématiques de l’université de Californie du Sud (USC). Après l’obtention de son diplôme, il travailla chez IBM et y fut commercial pendant un moment. J’ai converti avoir Charlie, puis Charlie l’a converti à son tour. Vous avez sous les yeux les résultats de Rick Guerin. Rick, de 1965 à 1983, réussit à obtenir une performance capitalisée* de 22 200%, face aux 316% du S&P 500, performance qu’il juge comme statistiquement valide, sûrement par défaut de formation financière. Tableau 6 J’aimerais faire ici une parenthèse. Pour moi, il est extraordinaire que l’idée d’acheter des billets de 1 dollar pour 40 cents prenne immédiatement avec certaines personnes ou ne prenne pas du tout avec d’autres. C’est un peu comme une inoculation. Si elle n’a pas d’effet immédiat sur une personne, vous pourrez lui parler des années durant et lui montrer des résultats, cela n’apportera aucun changement. Ils semblent incapables de saisir le concept, aussi simple soit-il. Un type comme Rick Guerin, qui n’a jamais suivi de cours en finance à proprement parler, comprend immédiatement l’approche “value” de l’investissement et la met en pratique cinq minutes plus tard. Je n’ai jamais vu personne se convertir progressivement, en dix ans, à cette approche. Cela ne semble pas être une question de QI ou de formation universitaire. C’est une épiphanie instantanée, ou rien. *(note du traducteur) plus-values et dividendes réinvestis année sur année - Les bonus des traders : scandale éhonté ou juste compensation ?
La polémique a enflé depuis un mois et l’annonce par la BNP qu’elle plaçait en réserve une somme de 1 milliard d’euro pour pouvoir servir des bonus à ses traders en fin d’année. Avant d’analyser les conséquences de cette décision, il faut rappeler deux points : d’abord, la notion de « bonus » s’apparente plus au versement de la part variable du salaire des opérateurs de marché qu’une gratification supplémentaire (prime de fin d’année) : il faut savoir que cette part variable peut représenter jusqu’à 60% ou 70 % du salaire d’un « trader », la part fixe étant, somme toute, assez modérée. Ensuite, il faut comparer ces chiffres avec ceux des concurrents. Ainsi, Goldman Sachs a prévu de mettre de coté plus de 11 milliards de dollars (soit environ 8 milliards d’euros), pour seulement 30.000 salariés, après avoir versé près de 5 milliards en 2008, année de crise mondiale, mais dont la banque américaine a su tirer son épingle du jeu, avec des bénéfices de 2.3 milliards de dollars. On pourrait également ajouter que les traders sont des sortes d’artistes de la finance, dont les salariés rivalisent avec les chanteurs, les acteurs de cinéma ou les footballeurs. Les banques n’étant pas des philanthropes, elles sont prêtes à payer cher des vedettes qui leurs procurent des revenus colossaux, en moyenne (ce qui n’exclut pas des pertes substantielles, certaines années) ; en effet, les bénéfices réalisés par la partie activités d’investissement et de marché d’une banque universelle peuvent atteindre 40% à 50% des revenus totaux. Ce qui ne veut pas dire qu’une règlementation soit inutile ! Car, il faut éviter, ainsi que l’histoire récente l’a montré, de tomber dans le piège du court- termisme et de la spéculation effrénée. Et les nouvelles règles proposées fin août apparaissent cohérentes, à savoir : interdiction de bonus garantis au-delà d’un an; étalement des versements de la moitié des bonus sur 3 ans ; mise en place d’un système de malus, en cas de pertes ultérieures ; paiement d’une partie des bonus en titres de la banque. Cependant, il importe que ces règles d’encadrement soit harmonisées, au niveau mondial, car la concurrence pour débaucher les meilleurs talents est féroce (cf.les transferts dans le monde du football) et il est indispensable que cette compétition reste « fair » (transparente), c’est-à-dire avec les mêmes règles du jeu. Cette harmonisation sera l’un des chantiers principaux qui sera abordé, lors de la prochaine réunion du G20, à Pittsburgh, les 24 et 25 septembre, à l’instigation surtout des Européens (France, Allemagne). Au delà de l’instauration d’une autorégulation par le secteur bancaire, il est possible également d’envisager un plafonnement implicite des bonus, tout au moins tant que la crise n’est pas terminée. Pour l’avenir, un débat plus complexe devra être initié : il aura pour objet de répondre aux questions suivantes : quelle est la rentabilité réelle des opérations de marché pour une banque et la part provenant directement des « talents » des traders ? Quelles peuvent être à terme les répercussions d’excès, en matière de paiement de bonus, sur l’image de la banque (capital »immatériel ») et donc sur l’évolution de son titre, à une époque où les préoccupations éthiques (investissements ISR) se développent partout, sachant que les performances des traders ont un impact réel sur la rentabilité d’une banque, mais aucune contribution sociétale (contrairement aux chanteurs et aux footballeurs) ? Bernard Marois Professeur Emérite à HEC Président du Club Finance - La spéculation serait quelque chose de bon !
L’article de Smartmoney (en anglais) donne un point de vue intéressant : au lieu de l’augmenter, la spéculation réduirait la volatilité,. Des exemples pertinents ont été observés avec une commodité dans les années 1950 : les oignions. Les produits dérivés ont été interdits pendant un certain temps en réponse à une volatilité trop accrue du prix des oignions. Or, il s’avère que ces interdictions ont empiré la situation. Il ne s’agit que d’un exemple, mais une logique simple explique ce phénomène. La spéculation encourage les achats et les ventes en terme de volume, ce qui donne une certaine stabilité aux prix des actions ou des commodités. Parfois, une forte tendance à la hausse ou à la baisse se dessine. Cependant, nous pensons que dans bien des cas, on blâme à tort la spéculation pour justifier les excès. Par exemple, prenons Nortel en début de l’an 2000, juste avant son effondrement. Comme on le sait, le prix de l’action a connu une ascension vertigineuse. La plupart des investisseurs entrevoyaient un avenir brillant pour tout ce qui touchait la technologie qui était plus ou moins reliée aux communications et à l’internet. La bulle technologique a été créée par un consensus général parmi les professionnels et même les néophytes en investissement. Il ne s’agissait pas de l’œuvre des spéculateurs. On pourrait rétorquer que soudainement, la plupart des gens étaient devenus des spéculateurs, car ils achetaient des actions sans savoir ce qu’ils achetaient. Cependant, à la bourse, il y a toujours un grand pourcentage de ce type d’investisseurs. Normalement, ils ne s’enrichissent pas sur de longues périodes de temps. Les spéculateurs qui sont pointés du doigt (à tort) sont ceux qui profitent d’une situation ou d’une tendance, et qui s’enrichiraient au détriment des honnêtes gens. Prenons le cas du baril de pétrole, qui est passé de 30 à 147 dollars en peu de temps. Nous nous rappelons que bien des investisseurs envisageaient une pénurie de pétrole à moyen ou à court terme, notamment à cause de la forte consommation de la Chine. S’agissait-il de spéculateurs, ceux que l’on pointe du doigt ? Non, en fait, il s’agissait plutôt des gestionnaires de fonds de pension ainsi que monsieur et madame tout-le-monde qui avaient leur petite idée sur l’avenir du pétrole. Autrement dit, nous pensons que, dans la plupart des cas, les excès sont causés par un consensus général dans la population, ce qui pousse un titre ou une commodité dans une direction précise. Il serait bien étonnant que les spéculateurs puissent à eux seuls faire bouger les marchés sur des périodes de temps significatives. Si c’est le cas, peut-être qu’il faudrait redéfinir ce qu’est un spéculateur, puisque cela engloberait alors une majorité d’investisseurs ! Nous avons personnellement vécu la frustration de voir disparaître les spéculateurs sur un marché, alors que nous détenions des options de vente à découvert en 2008. Lorsque le gouvernement américain décida de bannir la vente à découvert sur la plupart des titres d’institutions financières, les primes sur les options de ces compagnies ont soudainement explosé ! Comme la stratégie de vente à découvert est souvent accompagnée de stratégies d’options (par exemple, l’achat d’une option pour se protéger contre une hausse inattendue d’un titre), les spéculateurs ont tout simplement déserté le marché. L’absence de ces derniers (ou peut-être qu’on pourrait les appeler ‘‘investisseurs à court terme’‘) a fait en sorte que la différence entre le prix demandé et le prix offert pour les options avait pris des proportions démesurées. Le marché s’est donc figé, étant devenu presque totalement illiquide. Pour avoir une idée, imaginez que pour acheter une maison de taille moyenne, vous deviez payer 300 000 dollars mais que, si vous êtes propriétaire de ce même genre de maison, vous devez vendre à moins de 100 000 dollars pour convaincre un acheteur. L’absence d’acheteurs et de vendeurs favorise ce type d’anomalie. Et lorsqu’il s’agit d’un produit de base comme le blé ou le cuivre, ces anomalies peuvent affecter de nombreuses entreprises qui dépendent d’une certaine stabilité des prix. En permettant la présence de spéculateurs, une trop forte variation des prix est corrigée par leurs tentatives de profiter de ces écarts. Plus ils essaient de tirer profit des fluctuations, plus les prix sont stables, ce qui bénéficie grandement à notre économie. Peut-être devrions-nous cesser de toujours blâmer les spéculateurs ? Qu’en pensez-vous ? Les Investigateurs Financiers www.barragecapital.com - Quelques idées d?investissements liées à l?uranium
Aujourd’hui je vous viens avec une ou deux idées d’investissement. Je vous rappelle que ce genre d’article n’est produit qu’à titre informatif et ne représente pas une recommandation d’achat en tant que telle. Denison Mines Corp. est une société productrice d’Uranium en Amérique du Nord. Cette compagnie possède aussi des gisements au Colorado, en Utah, en Arizona. Elle possède aussi un fort portefeuille d’exploration et de développement au Canada, États-Unis, Mongolie et Zambie. Dernièrement, les cours de l’uranium n’a pas fait des étincelles, et ce, malgré la hausse du pétrole et contrairement aux métaux en général (or, argent, plomb, etc.). cliquez sur le graphique pour l’agrandir cliquez sur le graphique pour l’agrandir Depuis 3 ans, le titre Denison Mines est à la peine En comparant la production et les réserves de Denison Mines Corp avec sa capitalisation boursière (en divisant sa capitalisation boursière par les livres d’uranium détenues (prouvées et réserves prouvées) on obtient 2,21 dollars ce qui fait d’elle une des moins chères du secteur dans les capitalisations de plus de 500 millions de $. Pour comparaison Cameco Corp. est à 10,88 dollars et Paladin Resources Ltd à 10.70$et seule Uranium One est moins chère à 1,55 dollars. Denison est une action. Souvent les actions ne réagissent pas toujours comme le sous-jacent métal. Si vous voulez jouer uniquement le prix de l’uranium (sans futures, sans contango) vous pouvez acheter des actions de la société Uranium Participation Corporation. Cette dernière, conseillée par Denison Mines, ne possède que de l’uranium physique et il est possible de trouver la valeur d’inventaire chaque mois (net asset value) sur leur site. L’uranium monte, le titre monte et inversement. Ci-dessous un graphique comparatif de l’évolution de Denison, Uranium One, Cameco et Uranium Participation sur 5 ans. cliquez sur le graphique pour l’agrandir Il est aussi possible de trouver des sociétés dont le ratio de capitalisation boursière divisé par les livres d’uranium est très bas. En général, il s’agit de très petites sociétés comme par exemple: Kahn Resources (dépôts en Mongolie risque politique élevé), Pelé Mountain Resources (capitalisation 9 millions seulement), etc. Des investissements à déconseiller aux cardiaques … Happy investing ! Olivier Crottaz Article original - Petit guide à l?usage des investisseurs ?value?
L’investissement dans la valeur, et n’importe quel type d’investissement d’ailleurs, est appliqué différemment par chaque investisseur. Les principes généraux sont malgré tout partagés par tous les investisseurs dans la valeur. Ces principes ont été expliqués par des investisseurs de renom, tels que Peter Lynch, Kenneth Fisher, Warren Buffet, John Templeton et bien d’autres. Dans cet article nous nous attacherons à ces principes en les traitant sous forme d’un manuel pour tout investisseur dans la valeur. Acheter des entreprises S’il y a bien une chose sur laquelle tous les investisseurs dans la valeur sont d’accord, c’est qu’il faut acheter des sociétés et non pas juste leurs actions. Il faut donc ignorer le comportement des prix des actions et le bruit du marché. A la place, les investisseurs doivent s’attarder sur les fondamentaux de l’entreprise qui se trouve derrière l’action. Les investisseurs peuvent gagner de l’argent en suivant les tendances de marché mais cela implique beaucoup plus d’effort que l’investissement value. La recherche d’entreprises de qualité se transigeant à bon prix requiert des efforts de recherches plus longs mais, en contrepartie, vous passerez moins de temps à vendre et acheter et il y a moins de commissions. Aimez l’entreprise que vous achetez Tout comme vous ne choisissez pas votre conjoint en vous basant uniquement sur la couleur de ses chaussures, ne choisissez pas une action à la va-vite. Apprenez à aimer l’entreprise que vous achetez ; passionnez-vous pour elle et apprenez tout de son fonctionnement. Vous devez décortiquer ses comptes pour en dégager l’essence-même. De nombreuses sociétés paraissent bien mieux qu’elles le sont lorsqu’on les juge seulement à l’aune de leurs ratio, comme le PER ou revenu par action. Regardez de plus près les chiffres qui composent ces ratio et votre première impression changera du tout au tout. Si vous gardez des critères de sélection exigeants et que vous vous assurez que les états financiers de l’entreprise sont toujours aussi bons, vous détiendrez probablement cette entreprise longtemps dans votre portefeuille. Si les choses changent, vous le remarquerez vite. Si vous appréciez l’entreprise que vous achetez, prêtez attention aux épreuves qu’elle traverse et à ses réussites. Cela deviendra plus un hobby qu’une corvée. Mieux vaut faire simple Si vous ne comprenez pas ce qu’une société fait ni comment, alors vous ne devriez probablement pas y investir. Les détracteurs de l’investissement value aiment concentrer leurs critiques sur ce point. En effet, vous êtes obligé de rechercher des entreprises que vous comprenez aisément car vous devez être capable d’anticiper avec logique les rendements futurs de l’entreprise. Plus la société est complexe, plus vos prévisions seront incertaines. Vous pouvez certes acheter des entreprises que vous appréciez sans les comprendre complètement, mais l’incertitude devra être prise en compte et représentera un risque supplémentaire. Chaque fois qu’un investisseur dans la valeur fait face à un risque plus grand, il doit se donner une marge de sécurité plus importante, c’est-à-dire un écart encore plus grand entre le prix et la valeur intrinsèque. Les sociétés simples ont aussi un avantage ; il est plus difficile pour une direction incompétente de nuire à l’entreprise. Rechercher des chefs d’entreprises, pas des managers La direction d’une entreprise peut parfois faire toute la différence. Une bonne direction ajoute une valeur supplémentaire. Une direction incompétente peut couler les entreprises les plus solides. Certains investisseurs ont même fondé leur stratégie d’investissement entièrement sur la recherche de managers honnêtes et capables. Buffett déclare : “Recherchez trois qualités : l’intégrité, l’intelligence et l’énergie. S’ils ne possèdent pas la première, les deux autres vous ruineront.” Vous pouvez développer un sixième sens pour repérer l’honnêteté de la direction en épluchant les rapports annuels sur plusieurs années. Tiennent-ils leurs promesses ? Le cas contraire, ont-ils assumé leur responsabilité ou se sont-ils défilés ? Les investisseurs dans la valeur veulent des managers qui se comprtent comme des propriétaires. Les meilleurs directeurs ignorent la valeur de marché de la société et se concentrent sur la croissance de l’entreprise, créant ainsi de la valeur long terme pour l’actionnaire. Les directeurs qui se comportent comme des employés se concentrent souvent sur les performances à court terme, dans le but de s’assurer un bonus ou un autre avantage liée à la performance, parfois au détriment de la performance à long terme de la société. Une fois de plus, ces données peuvent être interprétés de différentes façons, mais la structure de compensation des dirigeants constituent de bons indices. Une personne qui pense comme un propriétaire s’attribuera un salaire raisonnable et son bonus dépendra de l’appréciation de ses parts dans l’entreprise. La moindre des choses est que votre entreprise dépense ses stock-options ! Lorsque vous découvrez une bonne valeur, achetez-en beaucoup ! L’un des domaines qui différencie l’investissement value des principes d’investissement couramment acceptés est la notion de diversification. L’investisseur dans la valeur se retrouvera inoccupé pendant de longues périodes à cause de l’observation de normes rigoureuses et des forces du marché. Lorsqu’un marché haussier tire sur sa fin, tous les prix augmentent et l’investisseur value n’a plus qu’à rester liquide en attendant l’inévitable correction. Le temps, un facteur important du concept de capitalisation, s’écoule inexorablement pendant que l’investisseur value attend. C’est pourquoi, lorsque vous trouvez des actions sous-évaluées, vous devriez en acheter le plus possible. Mais soyez prévenus : votre portefeuille sera considéré à haut risque selon certaines mesures traditionnelles, comme le bêta. Les investisseurs sont généralement encouragés à éviter une trop forte concentration, mais un investisseur dans la valeur ne peut pas suivre correctement de trop nombreux titres. La seule exception est Peter Lynch. Il passait plus de 12 heures par jour à suivre tous les titres de son portefeuille. Cependant, pour un investisseur amateur, il est conseillé de ne détenir que quelques actions, sur lesquelles vous avez fait des recherches approfondies, et que vous pensez conserver sur le long terme. Comme l’a dit Warren Buffett, si vous n’êtes pas prêt à conserver une action pendant 10 ans, alors ne l’achetez pas du tout. Comparez votre meilleur investissement à d’autres Chaque fois que vous avez de nouvelles liquidités à investir, votre objectif n’est pas de vous diversifier à tout prix, mais de trouver un placement meilleur que ceux que vous avez déjà. Si les alternatives qui s’offrent à vous ne sont pas meilleures que les investissements de votre portefeuille, renforcez-vous dans le capital de sociétés que vous connaissez et aimez. Ou alors, attendez, tout simplement. Pendant ces périodes de creux, un investisseur dans la valeur peut identifier des titres de qualité et déterminer le prix auquel il vaut le coup de les acheter. Une telle watchlist vous permettra de prendre vos décisions rapidement lorsque les marchés corrigeront. Ignorez le marché … 99% du temps Le marché n’est utile que lorsque vous achetez ou que vous vendez. Le reste du temps, vous devriez l’ignorer. Si, lorsque vous achetez des actions, vous gardez la même approche que lorsque vous achetez une entreprise, vous voudrez les garder aussi longtemps que les fondamentaux sont solides. Sur la période de détention de vos investissements, il y aura des moments où vous pourrez vendre avec une plus-value et d’autres où vous afficherez des pertes latentes. Cette volatilité est dans la nature du marché. Il existe une foule de raisons de vendre une action, mais un investisseur dans la valeur devrait prendre autant de temps pour vendre que pour acheter. Lorsque vous vendez un investissement, votre portefeuille engrange des plus-values, et vous devrez généralement liquider une ligne en moins-value pour le rééquilibrer. Ces deux transactions engendrent des coûts qui aggrave la perte et érode le gain. En conservant longtemps des investissements affichant des plus-values latentes, vous économisez sur des frais de transactions, et votre protefeuille s’en portera d’autant mieux. Conclusion : le prix de la discipline et ses conséquences L’investissement value est un subtil mélange de bon sens et de pensée contrarienne. Alors que la plupart des investisseurs s’accordent sur le fait qu’un examen détaillé de l’entreprise est important, la perspective de devoir rester hors d’un marché haussier leur semble contre-nature. Il est indéniable que les fonds investis sur le marché en permanence ont fait de meilleures performances que le cash qui attendait un marché baissier. C’est un fait, mais c’est un fait trompeur. Les données proviennent du suivi des performances d’indices comme le S&P 500 sur plusieurs années. De là naît un certain amalgame entre la gestion passive et l’investissement dans la valeur. Concernant ces deux types d’investissement, l’investisseur évite les transactions inutiles et garde ses investissements sur le long terme. La différence est que la gestion passive vise des rendements moyens, via un fonds indiciel ou autre instrument diversifié. Un investisseur value, lui, recherche des sociétés au-dessus de la moyenne et y investit lourdement. Ainsi, l’investisseur value a de meilleures chances d’enregistrer des performances très au-dessus de la moyenne. En d’autres termes, si vous voulez faire une performance égale à la moyenne de celle du marché, mieux vaut acheter un fonds indiciel dès maintenant et y investir régulièrement (c’est ce qu’on appelle le dollar cost averaging). Si, par contre, vous souhaitez battre les indices, vous avez besoin d’un portefeuille concentré sur d’excellentes sociétés. Lorsque vous les aurez trouvées, les meilleures performances compenseront le temps que vous aurez passé à rester liquide. L’investissement dans la valeur requiert beaucoup de discipline de la part de investisseur mais offre en retour de gros gains potentiels. © 2009 – Cafedelabourse.com - Le Billet du Trader reprend les rênes !
Bonjour à toutes et à tous, Comme chaque semaine, il est temps de dévoiler l’identité de notre contributeur vedette cette semaine. Rédigeant des articles portant sur des sujets aussi variés que l’économie en générale, l’analyse technique ou encore le timing pour un positionnement idéal, vous aurez bien sûr reconnu le Billet du Trader. Cette semaine, l’article “Vers une correction imminente des marché“, très pragmatique, a été le plus consulté par nos lecteurs et propulse le Billet du Trader au rang de contributeur de la semaine. Félicitation au gagnant et à bientôt ! Benjamin - Les super-investisseurs de Graham-and-Doddsville (4/7)
Traduction libre de “The Superinvestors of Graham-and-Doddsville”, article écrit par Warren Buffett à l’automne 1984 pour Hermes, le magazine de l’université de Columbia. L’article se base sur un discours prononcé le 17 mai 1984 à l’université de Columbia en à l’occasion du 50è anniversaire de la publication du livre de Benjamin Graham et David Dodd “Security Analysis”. Le discours et l’article remettent en cause la théorie de l’efficience des marchés financiers par l’étude de neuf fonds d’investissements qui ont battu le marché année après année. Tous ces fonds étaient gérés par des élèves de Ben Graham, avec différentes approches mais suivant la même stratégie d’investissement “value”. Cet article est la quatrième partie de Les super-investisseurs de Graham-and-Doddsville. Le deuxième cas est celui de Tom Knapp, qui travaillait aussi à la Graham-Newman avec moi. Tom était un étudiant en chimie à Princeton avant la guerre. Lorsqu’il revint de la guerre, il passait son temps à la plage. Un jour il lut que Dave Dodd donnait des cours du soir en investissement à l’université de Columbia. Tom y assista en tant qu’auditeur libre et fut si intéressé par le sujet qu’il s’inscrivit à la Columbia Business School, où il obtint son MBA. Il suivit à nouveau les cours de Dodd, ainsi que ceux de Ben Graham. D’ailleurs, j’ai appelé Tom 35 ans plus tard pour lui demander de confirmer certains détails cités ici et c’est encore sur une plage que je l’ai retrouvé. La seule différence est qu’il est maintenant propriétaire de la plage ! En 1968, Tom Knapp et Ed Anderson, également disciple de Graham, créèrent le cabinet d’investissement Tweedy Browne Partners avec une ou deux autres personnes de la même obédience. Leurs résultats d’investissement apparaissent sur le tableau 2. Tweedy, Browne obtint de tels résultats (cf. graphe) grâce une large diversification. Ils prirent rarement le contrôle total des entreprises mais leurs investissements passifs sont aussi importants que leurs investissements de contrôle. Tableau 2 Le tableau 3 s’attarde sur le troisième membre fondateur de Buffett Partnership, crée en 1957. La meilleure chose qu’il fit est de démissionner en 1969. Depuis lors, dans un sens, Berkshire Hathaway est l’héritier de la société par certains côtés. Je ne pourrais pas vous donner d’exemple concret ou probant de l’efficacité avec laquelle Berkshire gère ses investissements. Mais je pense que, quoi que vous imaginiez, le résultat est satisfaisant. Tableau 3 Le tableau 4 présente les résultats enregistrés par le fonds d’investissement Sequoia, géré par un homme que j’ai rencontré en 1951 lors des cours de Ben Graham : Bill Ruane. A sa sortie de la Harvard Business School, il se retrouva à Wall Street. Puis il se rendit compte qu’il avait besoin de véritables cours en affaires et suivit alors ceux de Ben à Columbia, où nous nous sommes rencontrés, au début de l’année 1951. Les résultats de Bill sur la période de 1951 à 1970 sont bien meilleurs que la moyenne, alors qu’il travaillait avec des sommes d‘argent relativement faibles. Lorsque j’ai fermé le Buffett Partnership, j’ai demandé à Bill s’il acceptait de créer un fonds qui rassemblerait tous nos partenaires, d’où la création du fonds Séquoia. Il le mit en place à une période économique très défavorable, pile au moment où je quittais la société. Il entra directement sur le marché two-tier et affronta toutes les difficultés liées à ce marché pour les investisseurs dans la valeur. Je suis heureux d’affirmer que mes partenaires ne sont pas seulement restés à ses côtés mais ont rajouté de l’argent, avec les bons résultats présentés ici. Tableau 4 Bill est la seule personne que j’aie recommandée à mes partenaires. A l’époque je lui avais dit que s’il battait de 4% par an le Standard & Poor’s, ce serait déjà une solide performance. Bill a fait bien mieux, travaillant avec des sommes d’argent toujours plus importantes, ce qui rendit les choses plus difficiles. La taille des fonds est la clef de la performance. Tout le monde est d’accord là-dessus. Cela ne signifie pas que l’on ne peut pas dépasser la moyenne lorsque l’entreprise grossit, mais il est vrai que les marges sont réduites. Et s’il s’avère que vous gérez deux mille milliards de dollars et que ce montant se trouve être précisément la somme à laquelle on évalue le total des capitaux de l’économie, ne pensez pas que vous ferez mieux que la moyenne ! Je devrais rajouter que dans les résultats que nous avons étudiés jusqu’ici, il n’y avait sur cette période quasiment pas de duplication de portefeuille. Tous ces investisseurs ont sélectionné des titres fondés sur des divergences entre le prix et la valeur, mais ils les sélectionnèrent de manières très différentes. Les plus grands holdings de Walter sont des entreprises comme Hudson Pulp & Paper, Jeddo Highland Coal et New York Trap Rock Company, ainsi que tous les autres noms qui viennent spontanément à l’esprit du lecteur occasionnel d’un journal économique. Tweedy, Browne sélectionne des entreprises encore moins connues. Bill, lui, a travaillé avec de grosses sociétés. Les similitudes entre ces deux portefeuilles sont très très faibles. Ces résultats ne sont absolument pas le reflet d’une situation dans laquelle un gars miserait sur “pile” avec 50 autres personnes qui l’imitent. Articles précédents : Les super-investisseurs de Graham-and-Doddsville (1/8) Les super-investisseurs de Graham-and-Doddsville (2/8) Les super-investisseurs de Graham-and-Doddsville (3/8) - Total: sous la borne haute de son trading range
En lien avec mes avis sur l’or noir, voici Total (FP), dans une configuration intéressante une nouvelle fois. Le titre atteint des niveaux clé, c’est à dire le haut du trading range, valide depuis déjà un an. On peut voir qu’en cas de hausse des cours du brut, Total pourrait casser à la hausse ce range et monter assez haut. Mais l’inverse est entièrement possible, et on devrait dans ce cas de figure retrouver Total à 39 €, voire plus bas si le baril est en petite forme. Cette avis fait suite à mes nombreuses prises de position précédente sur Total en mai, ou encore en juillet. J’aimerais détailler plus mais malheureusement le temps m’est compté :( En cas d’échec de la hausse et de cassage de la résistance des 42 €, Total devrait pouvoir donc chuter à 39-39.50 €, premier zone support graphique importante, avant d’envisager un retour à 37 € et un retour sur la borne inférieure du range. En cas de breakout, Total pourrait grimper vers les 44.50 sans trop de difficultés, mais je ne me placerai certainement pas. Mon scénario privilégié est celui d’un mouvement de correction, ce qui, graphiquement, serait absolument parfait, et permettrait de reprendre position à la hausse plus tard (le rendement est toujours intéressant notamment, > 5.5 %). Tout le monde a prévenu que septembre était traditionnellement le plus mauvais mois boursier, et beaucoup d’analystes conseillent d’être prudent. Comme dit mon ami madjes “Quand c’est trop évident, c’est évidemment faux !”, alors méfiance, méfiance… ! Petite note pour faire entendre mon mécontentement à l’égard d’Eric Woerth et de son excellente “piste” consistant à augmenter les taxes sur les plus-values pour combler le trou de la sécurité sociale. Comme si cela n’était pas suffisant…Enfin, je m’y attendais, il va bien falloir financer notre dette colossale…Même notre le petit paradis suisse devient moins paradisiaque, et pourrait inciter Nestlé à faire ses valises en cas de limitation des salaires des dirigeants… Bref, Bons trades et à très vite! L.C Article original
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Autres sites pour partenariats
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Guide Bourse
Annuaire des sites Web en relation avec la bourse : logiciels boursiers, écoles boursières, bourses européennes et américaines, broker et analyses techniques
Finance : Bourse
www.guide-boursier.com
Performance Bourse : actualité des barons de la bourse
Performance Bourse est né de la rencontre de deux personnes aux profils complémentaires : Pierre Ruaz, spécialiste du média Internet, et Emmanuel Gentilhomme, journaliste financier confirmé. Constatant qu'il n'existait aucune publication suivant les opérations boursières des grands noms de la finance, ils ont créé en 2007 la société Haussmann Publishing, qui édite le site Performance Bourse et la lettre « Les Barons de la Bourse ».
Finance : Bourse
www.performancebourse.com
Bourse, Conseils et Analyses pour Investir : l'investissement actif
Sous l'égide de Pro-AT, Invest AT propose des signaux d'investissement basés sur l'Analyse Technique ainsi que des forums sur l'investissement actif. Site dédié à l'investisseur actif. Retrouvez nos analyses bourse quotidiennes, sur des valeurs, matières premières ou la conjoncture. Grâce à nos signaux techniques, repérez des valeurs à fort potentiel de hausse ou de baisse.
Bourse : Analyse de la bourse
www.invest-at.com
Bourse Forex CAC 40 - analyses, conseils, forum
Forums boursiers et analyses techniques quotidiennes sur actions et indices. Assistez à nos séminaires et webinaires pour apprendre à construire votre méthode de trading ou d'investissement en bourse.
Bourse : Analyse de la bourse
www.pro-at.com
O-Bo: Bourse et stratégies
O-Bo est un site où sont proposées stratégies et réflexions autour de la bourse : des systèmes de trade au trading automatique en passant par le money management, la gestion du risque indicateurs boursiers et autres techniques, la bourse est abordée sous un angle statistique et probabilités.
Bourse : Analyse de la bourse
www.o-bo.com
Day trading et previsions boursières par IA
Trading et Prédictions boursières par Intelligence Artificielle. Site de recherche en finances de marché pour investir en Bourse de façon optimale. Idéal pour jouer en day trading. Prévisions boursières mises à jour quotidiennement.
Bourse : Prévisions boursières
www.norysk.com
Daily Bourse, la communauté des investisseurs actifs
Le portail financier à destination des traders et des investisseurs actifs. Daily Bourse offre une large vision des marchés financiers en apportant en temps réel les informations de marchés, les actualités des sociétés et des analyses régulières pour guider vos investissements. La nouvelle plateforme du portail propose en exclusivité d'ouvrir un blog, en vous offrant la visibilité que mérite votre travail, ou un forum privé pour évoluer en communauté loin des regards indiscrets.
Bourse : Analyse de la bourse
www.daily-bourse.fr
Annuaire Bourse et Finance
Mesure d'audience et classement des meilleurs sites consacrés à la bourse et la finance.
Finance : Bourse
www.finaperf.com
Forum boursier: analyse technique, logiciel bourse
Forum boursier divisé en plusieurs catégories (Analyse fondamentale, Analyse technique, actualités des sociétés, livres, logiciels, outils, documentations ...). Pour tous les passionnés de la bourse.
Bourse : Forums sur la bourse
www.bourse-attitude.com
Apprendre la Bourse. La formation, l'information et la décision à portée de main
Une formation progressive et complete pour devenir autonome, comprendre, agir avec succès et plaisir. Un maximum de connaissances et des outils pour décrypter les informations. - news quotidiennes et hebdomadaires éducatives - plusieurs intervenants - vidéos pédagogiques - analyses graphiques avec légende explicative
Finance : Bourse
www.apprendrelabourse.org
Le blog de la bourse et de la finance
Le blog de la bourse et de la finance. A travers différents articles et plusieurs posts jounaliers, la bourse et le monde de la finance sont ici décrits de manière précise et intimiste. Ce site est avant tout pour un public averti, ou connaisseur, cherchant une analyse précise ou décalée du monde passionnant de la finance.
Bourse : Analyse de la bourse
readmarket.com
Portail de la bourse, conseils boursiers et analyses
Le site webbourse propose des conseils boursiers (court, moyen, long terme), des forums relatifs au fonctionnement des marchés financiers et à la bourse, le téléchargement des cours pour des logiciels d'analyse technique. Sont également disponible des communiqués de presse des sociétés cotées au CAC40, .
Finance : Bourse
www.webbourse.com
NouveauTrader.com - Analyses et conseils sur la bourse
NouveauTrader.com est un bureau d'analyses fondamentales spécialisé sur les grosses capitalisations de la bourse de Paris. Notre objectif est de vous fournir des analyses financières pertinentes
Bourse : Analyse de la bourse
www.nouveautrader.com
Bourse action analyse technique finance invest
Ce Blog a pour seul but de mieux comprendre la vie d'un titre à l'aide de l'analyse technique.Toute étude ne constitue pas un conseil ou une incitation à l'achat ou à la vente, de plus il est prudent de prendre en compte l'évolution globale des marchés.
Bourse : Analyse de la bourse
finance-invest-analytical.blogspot.com
Blog marché bourse forex finance intêrets
Blog d'un passionné de la bourse et du forex trading. Actualité de la bourse et du marché des devises. Définitions, conseils et explications de la finance. Services financier: crédit et rachats de crédits et défiscalisation.
Finance : Bourse
www.bourse-forex.com
IsoBourse - Logiciel boursier - Aide à la décision boursière
IsoBourse est un logiciel d'aide à la décision qui vous permet de détecter les opportunités boursières en présentant de manière simple et synthétique l'évolution des éléments techniques de marché.
Bourse : Logiciel de bourse
www.isobourse.com
Graphinvest conseil bourse et finance
Ce site permet aux investisseurs d'avoir une consolidation des informations financières importantes et des conseils boursiers sur des actions de la bourse de Paris gratuitement. Des cours pour apprendre la bourse sont également mis à disposition gratuitement.Les lecteurs peuvent également interagir grâce au forum
Finance : Bourse
www.graphinvest.com
Apprendre la Bourse en vidéo
Site de vidéo formation au monde de la bourse entièrement gratuit. Nous garantissons qu'après avoir suivit à votre rythme l'ensemble des leçons mises à votre disposition, vous débuterez sur des bases solides et fiables pour investir.
Finance : Bourse
www.videobourse.fr
Accrobourse : portail boursier (bourse en ligne)
Accrobourse est un portail boursier présentant les offres des courtiers en ligne et assistant les investisseurs avec des dossiers sur l'analyse technique (vagues d'Elliott, points pivots), et l'analyse fondamentale. Accrobourse présente également une chronique sur les warrants, les CFD et le forex. Enfin Accrobourse présente les acteurs du courtage en ligne (Fortuneo, Boursorama et Bourse Direct)
Finance : Bourse
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Actualité boursière, conseil boursier et encyclopédie de la bourse
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