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Médiation et partage de la culture scientifique

Médiation scientifique

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La médiation scientifique, interface culture société, au service de la connaissance et des savoirs, de l'éveil culturel citoyen et du développement démocratique. Problématique de la médiation et des échanges de culture scientifique entre les citoyens, les institutions de recherche et les vecteurs de culture

Actualité du site

Dernières nouveautés du site Médiation et partage de la culture scientifique :

  • réactions libres
     Se forger une culture personnelle n'est pas si facile aujourd'hui.  On parlera ici de la médiation, des moyens d'aider le public jeune et adulte à s'approprier la culture, notamment scientifique.  Vous avez une expérience, voulez ouvrir un débat sur l'accès à la culture scientifique aujourd'hui ? Tappez votre texte en commentaire, avec un titre si nécessaire... Votre contribution sera ensuite placée dans une rubrique adéquate pour être plus visible.
  • une tribune biodiversité pollinisateurs
    Soutenez la biodiversité et les butineurs de tout poil !!Un projet de tribune citoyenne sera lancé à l'automne 2009 par l'IRD, avec le concours de médiateurs culturels de l'agglomération de Montpellier. En savoir plus sur ce projet ? La tribune «science citoyenne» permettra d'appréhender les enjeux de la biodiversité, de comprendre l'importance de la pollinisation et de se familiariser au monde des insectes, de cerner les impacts d'un développement trop peu respectueux de la nature. Un groupe de citoyens (le panel) sera constitué pour réfléchir et dialoguer avec des scientifiques, des professionnels et des associations. Il sera chargé de faire émerger du ?bon sens?, pourra échanger collectivement sur internet avec le public extérieur, et en fin de cycle il rédigera un feuillet de recommandations, communiqué à la recherche et aux acteurs potentiellement concernés au niveau local. Ce cycle d'apprentissage à la culture scientifique, gratuit, est destiné au public profane, non initié, adultes, étudiants et lycéens résidents de l'agglomération de Montpellier. Il se déroulera le soir de 19 à 22 heures, au rythme de six sessions prévues le vendredi 6 novembre, et les mardis 15 décembre, 26 janvier, 16 mars, 27 avril et 1er juin 2010, année de la Biodiversité. Êtes-vous intéressé(e) pour assister à chacune des sessions et vous impliquer avec le groupe dans les réflexions et les débats qui auront lieu avec les intervenants ? Voir des informations plus détaillées sur le projet aux rubriques ?assoiffés de culture?. Réagissez en commentaire de ce billet si vous souhaitez des précisions ou poser des questions. Mais vous pouvez déjà vous inscrire directement en ligne sur notre formulaire. Votre candidature sera dûment enregistrée, vous recevrez des nouvelles de la mise en place du projet et serez avisé(e) des modalités d'inscription définitive au panel. Alors à bientôt ? ps. Au cas où votre candidature ne serait pas retenue, vous aurez tout de même la possibilité de participer à cette expérience citoyenne et de discuter en ligne avec le panel pendant les inter-sessions.
  • du podcasting culturel
    Balader la culture en la podcastant, c'est possible, oui, mais ce n'est pas vraiment évident de s'abreuver aux sources d'information culturelle à posteriori... quand les droits d'accès s'en mêlent ! Ce n'est pas un mouvement d'humeur, mais plutôt une constatation qui interpelle ici un de nos médias favoris, s'entend pour véhiculer la culture, la radio diffusion française, celle dont on est si fiers, France Culture, qui accompagne certains d'entre nous, trop peu nombreux, au jour le jour à la maison ou sur les routes. Combien doivent se déplacer chaque jour pour se rendre à leur travail et ne peuvent faire autre chose que d'écouter leur radio favorite pendant quelques dizaines de minutes ? Avec parfois le désagrément de devoir zapper sans accrocher sur quelque chose d'intéressant à cette heure-là, hormis les omniprésentes nouvelles ! Pour mémoire, voici un petit rappel de la richesse actuelle (juin 2009) de l'offre de culture citoyenne sur RF (émissions politiques et nouvelles non incluses), avec des émissions d'une petite heure la plupart du temps : # Continent Sciences -lundi de 14h à 15h # La suite dans les idées -mardi de 11h à 12h # Le Bien commun -mercredi de 11h à 12h # Science et conscience -jeudi de 14h à 15h # Science publique -vendredi de 14h à 15h # Les controverses du progrès -le dernier vendredi du mois de 9h05 à 10h # Questions d'éthique -samedi de 12h à 12h30 # Terre à terre -samedi de 7h05 à 8h # CO2 mon amour - samedi de 14h05 à 15h # Les Nouveaux chemins de la connaissance -lundi à vendredi de 17h à 17h50 # Le Regard d?Albert Jacquard -lundi à vendredi de 17h50 à 17h54 # La Tête au carré -lundi à vendredi de 14h à 15h # L?Eloge du savoir -lundi à vendredi de 6h à 7h L'enregistrement préalable est la solution pour ceux qui disposent d'un baladeur et peuvent synchoniser (stocker) au fur et à mesure les émissions disponibles (cf. page Médias audio). La formule est souple, un peu contraignante certes, mais efficace pour choisir l'émission qui vous intéresse et l'écouter en différé. Le hic est que les sources audio s'effacent du serveur de Radio-France à chaque nouvelle entrée et que généralement passé un délai d'une semaine, il n'est plus possible d'écouter ou de charger l'émission convoitée... Pour ne rien rater, il faut donc télécharger en continu chaque diffusion de l'émission choisie, et avoir le même réflexe systématique pour toutes celles qui d'aventure vous intéresserait, aujourd'hui ou demain. À raison de 50Mo environ par émission, les capacités de stockage individuels ne peuvent suivre et l'on doit se résoudre à les effacer un jour ou l'autre... Malgré la puissance des moyens en personnels et en budget de la radio publique, on reste désapointé par le manque de cohérence et surtout l'absence d'une base de données en ligne sur le site, qui permette ne serait-ce que l'affichage d'une liste complète des thèmes abordés sur toutes les émissions depuis leur création, filtrés et triés sur critères (émission, intervenants, sujet, mot-clé thématique?), avec des liens correspondants pour podcaster directement ou à défaut pouvoir réécouter chacune d'elles. Le propos peut paraître ténu, mais il me semble qu'on passe ici à côté d'un service essentiel à rendre à tous ceux qui voudraient, à un moment ou un autre de leur vie, plonger dans ces sources d'information accumulées au fil des émissions et pouvoir écouter les enregistrements, stockés en archives, mais non publics pour des motifs de droits d'accès !! La qualité des émissions et la pertinence des propos des intervenants mérite mieux que l'empilement dans le puits sans fond (on peut l'espérer) des disques durs de l'INA. Le ?bien commun? à disposition de tous sur l'instant de la diffusion en direct et pendant une semaine en différé revient après quelques jours au domaine privé de l'Etat, et définitivement inaccessible (sauf sans doute aux universitaires et chercheurs qui en feraient la demande explicite, sous couvert de leur institution. Pour l'auditeur lambda, astreint à consulter une à une les pages multiples isolées par années de diffusion, j'ai ajouté sur ces liens (fichiers tabulés), une liste ?basique? des sujets de toutes les émissions orientées culture citoyenne et scientifique, à partir des archives et ce depuis l'origine de chaque émission : - RF_Emissions.sylk - RF_Emissions.csv à voir et à entendre - Une curiosité, le site d'un collectionneur d'émissions, sur http://www.3caps.fr/Zorgland/Radio.html - Un site indépendant coopératif qui archive les émissions de Terre à Terre, avec parfois des transcriptions effectuées par des bénévoles (http://terreaterre.ww7.be)
  • Ici et là
    À signaler (06/06/2009) le numéro (10) spécial de Plume! (Réseau national de vulgarisation scientifique) qui fête ses 20 ans, entièrement consacré à la pratique de la vulgarisation scientifique, ici Au sommaire - Libido des sciences - Vulgarisation philosophique - Qu?est ce qu?un chercheur blogueur? - Vulgariser l?évolution - La science comme ferment social - La biodiversité galvaudée - Science et société - Le rôle de la vulgarisation - Quand la vulgarisation remplacera l?enseignement - Comment et pourquoi vulgariser l?économie?
  • aux assoiffés (b) de culture citoyenne
    Les insectes pollinisateurs interpellent le citoyen ! (acte 2) Il sera bientôt possible de s'impliquer concrètement dans la marche de la société sur laquelle on a le sentiment de n'avoir aucune prise? La vie démocratique souffre en France d'un manque manifeste de dialogue et d'expression de la part du citoyen ordinaire. Celui-ci peut à juste titre dénigrer un système représentatif qui, une fois passés les rendez-vous électoraux, le prie de retourner à ses occupations journalières et de laisser le registre des affaires politiques aux partis, à l'Etat et aux médias. À l'heure de la mondialisation et de l'impertinence (perçue comme telle) des corps intermédiaires, l'éloignement entre l'individu et l'Etat engendre chez le citoyen une frustration, celle d'être exclu de toute capacité d'intervention dans la dynamique sociétale, dans la mesure où il n'est pas personnellement engagé sur le plan associatif ou partisan. Cela peut entretenir dans notre pays un esprit de polémique permanent, de crispation, avec des controverses souvent mal fondées et systématiquement amplifiées par les vecteurs de l'audiovisuel et de la presse. Un apprentissage à la citoyenneté ? Dans cet état de fait où l'inculture est patente, où la science même est critiquée sans discernement, les savoirs, tous les savoirs, ont une fonction majeure, celle de donner au citoyen les moyens d'exercer pleinement son rôle : pas d'implication citoyenne sans réflexion autonome, pas d'idées sans culture et aujourd'hui où l'impact de la science est omniprésent, l'apport du scientifique à la culture est essentiel. Certes, des actions de culture scientifique sont menées ici et là en région, dans les villes les plus importantes, avec une grande diversité de moyens, conférences, ateliers, expositions, portes ouvertes, etc. Mais sur le plan des échanges directs, entre une personne et un auditoire par exemple, ces actions rencontrent le plus souvent un public éclairé, à tout le moins privilégié par son niveau culturel, si ce n'est déjà rompu à l'échange avec des scientifiques, universitaires et chercheurs, ou des professionnels, acteurs de terrain. Une réflexion de médiation est en cours pour mettre en place, à la rentrée prochaine, un cycle «d'apprentissage à la citoyenneté» reprenant l'idée de conférences de consensus*, mais accessible au public profane, focalisé par exemple sur un panel d'habitants d'une agglomération. Le principe est simple : organiser des sessions d'information et d'acquisition d'un savoir minimal (scientifique et non scientifique) au bénéfice d'un groupe identifié (une trentaine de personnes), permettant de s'approprier une question, une problématique, comme celle du lien nature société dans le développement. Composite dans son recrutement, le ?panel? se donne au fil des sessions les bases utiles pour mener une réflexion commune, un débat constructif, permettant d'aboutir à un consensus et rédiger un livret de recommandations nuancées, reflétant les positions des uns et des autres. Les CdC* menées depuis 10 ans aussi bien au niveau national (sur les boues domestiques, les changements climatiques, les OGM) qu'européen (sur les neurosciences) ont bien sûr été critiquées à l'envi du fait de l'inapplication des recommandations et du peu d'attention des pouvoirs publics. Elles ont montré cependant un intérêt évident des médias et du public, notamment celui qui a pu côtoyer des membres de ces ?panels? et suivre l'évolution des débats par personne interposée. Le processus d'apprentissage citoyen est ici d'abord une action de promotion du débat public et du dialogue science société, mais il est prévu que ce travail de démocratie participative fasse l'objet d'une communication, d'une divulgation et d'une publication les plus larges possibles. Il pourra adresser un message formel aux élus et aux acteurs locaux. La formule sera renouvelée chaque année et éventuellement amplifiée en fonction de l'accueil qui lui sera réservé. Emanant d'acteurs de la médiation scientifique et culturelle de Montpellier et bénéficiant de soutiens de la ville et des élus, ce projet de«citoyenneté scientifique» a l'objectif de mobiliser le citoyen, de le sensibiliser au développement durable dans sa déclinaison locale, et surtout de l'aider à prendre place dans le concert des ?initiés? et des décideurs. Du grain à moudre, mais avec quoi ? Le Printemps de la démocratie à Montpellier qui, de mars à juin 2009, a donné la parole aux habitants des quartiers au cours de réunions, d'ateliers publics, et sur un forum internet, atteste de la réactivité des citoyens, très fortement demandeurs d'un dialogue constructif avec les autorités et les élus : plus de 700 messages ont été reçus (cf. ici le flux des commentaires et propositions) en 3 mois sur le site ad-hoc de la ville... Mais dans le champ de la culture citoyenne, constitutive du développement durable, notamment avec les Agendas 21 locaux, presque tout reste à faire, et ce n'est pas la multiplication des ?Grenelle? qui rapprochera le public profane de l'action politique. Il est essentiel de donner du grain à moudre au citoyen, lui permettre de satisfaire son besoin de s'exprimer utilement alors qu'il se trouve bien souvent exclu en prétextant son inculture, son ignorance du sujet à débattre. Conduit sur le mode participatif et assisté d'un médiateur, l'apprentissage laissera le groupe avancer à son rythme, en alternant pour chaque session travail préparatoire, discussions internes et rencontre débat avec les invités. Le programme proposera un ensemble de thèmes à aborder sur le sujet en privilégiant dans la mesure du possible une diversité d'approches au cours d'une même session. Les champs du savoir feront appel à des intervenants du secteur public, privé, associatif ou syndical, enseignants, chercheurs, praticiens, tous nécessaires pour appréhender une réalité complexe, confuse de prime abord. L'intérêt est d'ouvrir plus largement le dialogue science société et de susciter l'implication d'une partie de la communauté scientifique présente, focalisée sur le partenariat de ses programmes de recherches et souvent isolée du grand public. On l'aura compris, l'expérience repose sur la mobilisation d'intervenants et sur l'adhésion du ?panel? à la problématique choisie pendant la totalité du cycle. Le panel sera recruté par appel à candidatures et complété avec des personnes impliquées dans la vie démocratique locale, issues de quartiers et d'associations de l'agglomération. La médiation assistera le panel au cours du processus, veillera à l'équilibre d'expression des voix, évitera une trop grande dispersion thématique dans les échanges. Les intervenants invités éviteront la posture d'expertise et se mettront à la portée de leur auditoire par une approche aussi didactique que possible. L'insecte butineur et nous, ruraux et citadins Les enjeux du développement durable, complexes, font appel aujourd'hui à autant de savoirs spécifiques que de champs disciplinaires. La spécialisation des sciences nous éloigne toujours plus d'une réalité perceptible, et le sens commun incite à prendre un point de vue global, transversal, et à considérer que tous les acteurs concernés par la question ont leur part du savoir. Les scientifiques eux-mêmes sont, dans cette perspective, invités à dialoguer avec les acteurs, à partager les réflexions des profanes, et à enrichir leurs propres questionnements. Une question simple, évocatrice, sera posée comme fil conducteur du processus d'apprentissage et des débats du cycle 2009-2010 : «Parfois estimé, souvent mal considéré, l'insecte butineur révèle notre rapport à la nature. Producteur de biodiversité essentielle à la vie sur terre, est-il condamné à disparaître ?Que peut faire le citoyen pour le réhabiliter ?» Les insectes, et en particulier des butineurs infatigables comme l'abeille sauvage et domestique, sont aujourd'hui fragilisés par l'activité humaine au point de porter préjudice aux services écologiques essentiels à la vie sur terre, notamment la pollinisation. Les mortalités anormales, constatées depuis une bonne vingtaine d'années dans les seules colonies mellifères, sont très probablement le lot de l'ensemble des insectes à travers la planète. Qu'il soit solitaire ou social (abeille, termite, fourmi...), l'insecte est un médiateur culturel remarquable, modèle pour la recherche et témoin de notre action sur et dans la nature. Il a cette capacité d'interroger nos choix de société, leur pertinence, leur réversibilité pour autant que l'on veuille se placer dans une optique de durabilité. Ce sont nos savoirs, nos pratiques, nos modes d'exploitation et d'usage des ressources naturelles qui sont questionnés. Pour les besoins de l'apprentissage échelonné en plusieurs mois, des thèmes introduiront chacun une session : ? citoyenneté & biodiversité : le cadre (débat public, outils de dialogue et d'apprentissage citoyen; le sujet (enjeux de la biodiversité, lien homme-nature et développement durable) ? interactions plante-insecte : fonctions et co-adaptation, domestication, services écologiques et pollinisation ? insectes butineurs : organisation, besoins et cycle de vie, communication avec l'environnement, santé animale ? activités agricoles et professions : développement & intensification agricole, auxiliaires de culture, élevage, brassage du vivant, marché et produits (alimentation, santé) ? impacts humains : les perturbations (agricole, sanitaire, voirie, urbanisme, transport) sur la vie et la reproduction des insectes ? les expériences : sensibilisation à la biodiversité, actions de culture scientifique, l'insecte en ville, alternatives aux jardins, observations naturalistes, partenariats public-recherche. Ces domaines nombreux, diversifiés, sont autant d'exhortations à réfléchir ensemble sur notre développement, à imaginer des moyens pour (re)donner à l'insecte, malmené et encore inconnu, la place qu'il mérite au sein des écosystèmes citadins et ruraux, utiles à notre vie sur cette planète. Et la suite... ? Le projet en est au stade de la finalisation. Il devrait voir le jour au courant de l'automne, mais il attend aussi vos réactions, vos désirs d'en savoir plus ou, mieux encore, de vous impliquer directement et de postuler par une pré-inscription... ____________________ Pour citer le billet Source : Aux assoiffés (b) de culture citoyenne. Medsci (avhs) le 24 juin 2009. Site http://medsci.free.fr/pcsa/ télécharger le fichier pdf du billet : aux_assoiffe?s_b_de_culture_citoyenne.pdf
  • la cst (b) des organismes de recherche
    La culture scientifique (Cst) est-elle importante pour les organismes de recherche ? La question peut sembler incongrue si l?on se réfère aux ?missions? dévolues et aux intentions toujours résolues dans les discours, retranscrits par les media, ou en interne? (second volet) Après une brève analyse synthétique sur la visibilité du champ de la ?culture scientifique? dans les sites web des organismes de recherche (volet précédent), censés délivrer à minima une information utile à tous, voici l'appréciation en exemples. Les portails correspondants sont illustrés en images sur la page ?Pôles de recherche?. - le CEMAGREF Sa mission, «répondre à des questions concrètes de société dans le domaine de la gestion durable des eaux et des territoires en produisant des connaissances nouvelles et des innovations techniques utiles aux gestionnaires, aux décideurs et aux entreprises», n'est, à priori, pas explicitement tournée vers la Cst. 6 rubriques sont affichées sur son site, mais aucune n'est liée au thème, et la diffusion est orientée exclusivement sur les publications et les colloques scientifiques... Pourtant il semble bien que l'ingénierie des ressources et du territoire ne puisse plus ignorer aujourd'hui la nécessité d'une gouvernance largement partagée, et qu'elle a aussi, pour cette raison, une responsabilité : contribuer à l'information des citoyens dans ce domaine éminemment sensible ! - le CIRAD Exemplaire et bien visible partout sur son site, un graphique se remarque d'entrée (supra), le ?web des savoirs?, ouvrant un portail dédié à un ?espace de diffusion et de partage des connaissances? tous publics, dite encyclopédie virtuelle des agricultures du Sud. Par contre la mission du Cirad en tant qu'Epic* (texte statutaire de 1984) ne définit pas clairement ce qui relève de la Dcst du fait d'une confusion de termes utilisés pour la cst et l'ist : «assurer la formation par la recherche et la diffusion de l'information scientifique et technique au profit du développement». Il faut lire les termes du Contrat d?objectifs Etat-Cirad 2008-2011 (objectif 5), «communiquer pour porter l?ambition du Cirad et sensibiliser l?opinion publique aux enjeux du développement», pour noter une stratégie tournée vers la société civile, mais elle n'est pas du tout explicite sur le site. - le CNRS Une rubrique ?Grand public?, bien distincte de l'espace presse, permet de s'orienter directement sur des pages ou des sites externes dédiés, mettant l'accent sur l'annonces d'animations et des documents pédagogiques : Presse, Jeunes, Dossiers multimédias, Manifestations. Mais la navigation devient rapidement confuse, notamment faute d'indiquer clairement le public visé. Concernant sa mission, «produit du savoir et met ce savoir au service de la société», le Cnrs reste pour le moins banal et elliptique? L'opération dite ?CNRS-Avenir? définit bien les missions, la stratégie et l'organisation de l'organisme pour 2000-2010, mais cette information n'est pas directement accessible. Le plan stratégique 2020 aura sans doute effet de remodeler le portail actuel. - la délégation CNRS Languedoc-Roussillon De présentation confuse avec un long bandeau latéral et pas moins d'une douzaine de rubriques texte (peu visible), le portail comprend cependant une rubrique dédiée, ?Science pour tous?. Elle fait apparaître deux liens dédiés à la culture scientifique : un ?espace jeune? et un ?espace grand public?, ouvrant sur une profusion de sujets de Cst (Passeport pour la science - Vous êtes scientifique au Cnrs ? - Classe Sciences - Club Jeunes Cnrs Sciences et Citoyens - Exposciences - Rendez-vous scientifiques du Cnrs - Café vidéo - Fête de la science - Portes ouvertes sur la recherche - Expositions permanentes...). Autant d'actions qui soulignent que la délégation du Cnrs a été pilote de la Fête de la science en Languedoc-Roussillon pendant une décennie. - le Centre de recherche halieutique méditerranéenne et tropicale Le portail très dépouillé du CRH (structure qui associe l'Ifremer, l'Ird, et l'Université de Montpellier 2) propose un bandeau ?Évènements?, mais avec seulement deux liens de culture scientifique, des conférences organisées : l'une aux Jeudis du CHR à Sète, l'autre à l'Aquarium Mare nostrum de Montpellier. Pour un public de passage non informé, c'est à la fois très peu explicite et plutôt expéditif, avec une redirection simple sur les programmes en fichier pdf à télécharger? Impossible à ce niveau, et même dans les tracts, de savoir à qui l'on s'adresse, quel est le public visé ou attendu, différent d'ailleurs d'un cas à l'autre. Assez peu engageant donc, et peu sensible à l'intérêt que le public pourrait porter aux questions de la pêche et des ressources maritimes ! - l'IFREMER L'institut propose un portail très dépouillé, avec en fonds tournant une image sur le monde marin et la recherche. Sa mission en tant qu'Epic*, «conduire et de promouvoir des recherches fondamentales et appliquées, des activités d?expertise et des actions de développement technologique et industriel», ne fait pas état d'actions en termes de Cst, et pourtant (note)? L'une des 5 rubriques principales propose, sous l'intitulé ?Offre?, des Dossiers pédagogiques orientés public adulte, étudiant et scolaire ; elle ouvre sur des ressources diversifiées, des réalisations sur la connaissance et l'exploitation de la mer. Très bien vu. Sur le portail on trouve aussi un encart, ?Nos sites phares?, qui regroupe 6 thèmes calqués sur les titres de la rubrique La Recherche (ce qui est source de confusion car la rubrique n'ouvre qu'une fiche synthétique). Chacun de ces thèmes (l'environnement littoral, l'aquaculture, l'océan en mouvement, la flotte, les grands fonds, les géosciences marines) basculent sur des pages dédiés avec des mises en page différentes, mais où les objets de Cst ne sont pas identifiés de manière homogène. Au total, beaucoup de Cst, avec des ressources pédagogiques pour tous les publics, mais des difficultés pour s'y retrouver... - l'IFREMER Centre de Méditerranée et Outre-Mer Le site, conçu sur le même modèle, représente les activités menées au sud de la France, en Guyane, aux Antilles et à La Réunion. Il arbore un portail beaucoup plus simple, mais qui affiche tout de même clairement la Cst avec une rubrique (sur 4), ?Actions pédagogiques?. Le souci de vulgarisation apparaît ici avec un interface de questionnement en différé dont la présentation ne manque pas de piquant et dont on voudrait bien connaître l'utilité réelle : «ce site a été conçu pour vous permettre de vous adresser à l?un de nos 1500 scientifiques, ingénieurs, techniciens ou administratifs? il vous suffit de nous adresser votre demande à partir du formulaire prévu à cet effet, et la réponse vous parviendra via votre @-mail»? - l'INRA Le portail est sobre, certainement le plus évident pour l'internaute lambda, avec l'imagette bien identifiable sur le bandeau supérieur et qui déroule la proposition claire, ?la science et vous? (supra). Cette rubrique redirige sur une page dédiée avec les dossiers scientifiques, «des questions et des enjeux qui nous concernent tous» (biodiversité, alimentation, maladies émergentes, agriculture et environnement, OGM...), et sur le partage de la connaissance: ?Apprendre, expérimenter?, et ?Questions d'actus? de notre quotidien à laquelle répondent les chercheurs. Ici nul besoin de chercher longtemps une référence formelle à la Cst (Inra en bref, détaillée ici), elle est l'une des 5 missions affichées de l'Institut, «contribuer à la diffusion de la culture scientifique et développer le dialogue citoyen autour de la science?. - l'INRA Montpellier On comprend mal pourquoi la page d'entrée, copie du modèle précédent dans sa présentation formelle, n'en a pas retenu les éléments les plus parlants et les plus explicites. Dans la rubrique sus-nommée, l'imagette est supprimée et la Cst n'est plus véritablement identifiée. Son contenu fourre-tout conduit à la page Ressources, plans et infos pratiques sur laquelle, in fine (au 3ème niveau) on peut accéder à l'Ist, et au Ccsti de la Cité de la vigne et du vin. C'est plutôt réducteur, et cela ne permet pas même pas de connaître ce qui se fait en Cst à l'Inra, inacessible depuis ce site. Sans commentaires ! - l'INSERM Le portail est très dépouillé, sans encart d'actu, avec en fonds tournant une photo, portrait d'adulte ou d'enfant symbolisant les enjeux de la santé pour la population. 7 rubriques principales se partagent le petit bandeau gauche, sur lequel le thème de Cst n'est pas véritablement mis en évidence. Le passage du pointeur sur ?Questions de santé? fait apparaître le libellé ?Dossiers d'information, Expertises collectives, Café santé...? On accède alors à une page de liens multiples plutôt ciblés adultes initiés, parents. Rien n'est vraiment mis en avant, hormis peut-être le réseau Inserm Jeunes. Bien qu'Epst, et à ce titre chargé aussi de «contribuer à la diffusion nationale et internationale de la connaissance scientifique et technique» (comme le rappelle le Décret n° 2009-278 du 11 mars 2009, en fichier pdf au 5ème niveau du site), la fiche de présentation insiste sur la mission essentielle, la recherche, sans même évoquer le reste... Cela en dit long sur la stratégie de communication scientifique au sein de l'établissement qui privilégie le contact officiel avec les médias. - l'INSERM LR Le commentaire sera très bref. Le portail est ici plutôt moins dépouillé, avec un encart central en Une, qui propose un quizz en ligne pour tester ses connaissances, à l'occasion de la semaine du cerveau. Mais ici absolument rien en termes de Cst orientée grand public ou public jeune... hormis la mise à disposition d'un glossaire de termes techniques, comme sur le site central ! - l'IRD Avec deux rangées de rubriques en texte noir ou rouge (11 au total), pas très simple de savoir où se cache la Cst... En survolant les menus dynamiques, 2 rubriques apparaissent : d'une part l'Information scientifique avec les expositions et les actions pédagogiques (essentiellement les ressources documentaires...), d'autre part les Actualités (!) après en avoir vérifié le contenu, avec l'intitulé elliptique ?LatitudeSciences?. Loin d'être explicite pour l'internaute, ce libellé présente uniquement le projet ?Promotion de la Cst? en Afrique et à Madagascar (projet ministériel conduit par l'Ird), avec renvoi sur un site dédié. Hormis une très brève mention sur le portail, la page Présentation ne fournit pas de descriptif explicite sur ses missions, mais seulement une liste de liens. Il faut pointer sur ?l'IRD en bref? pour trouver (sur un document pdf de 2ème niveau) qu'une des missions concernerait in fine la Cst : «assurer l'accès à une information scientifique de qualité à ses chercheurs, d'accroître sa visibilité et sa lisibilité sur la scène nationale et internationale et de favoriser le débat entre la science et la société». On y cherchera en vain le terme culture ou partage des savoirs, clairement identifiés... dans un rapport d'activité ici. Signalons que le site est en cours de refonte complète, notamment pour homogénéïsation des sites web des centres et représentations de la métropole et des pays étrangers. [l'occasion sera donnée de faire bientôt une mise à jour] - l'IRD dans le Sud de la France Le portail est sobre, la "Une" réduite à quelques lignes d'annonce, avec 5 rubriques principales (dynamiques) mais qui ouvrent sur des pages intermédiaires inutiles (elles reprennent les libellés des menus sans autre texte d'explication...), et les intitulés sont confus si l'on s'attend à trouver des liens de Cst. La rubrique ?Actualité? est plutôt destinée au cénacle ou au public averti de science et il faut activer, à l'aveugle, les liens de la rubrique ?Information? pour trouver des contenus orientés Cst. Le classement sans justification apparente entre Communication et Autres sources montre la difficulté de mettre en évidence la culture scientifique. Les missions sont ici globalement bien identifiées (au contraire du site Ird du siège de Marseille) dès l'accès à la page ?Qui sommes-nous ??, mais sur la page détaillant ces missions, la Cst disparaît totalement . Incohérent. Signalons pour conclure que le Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche d'une part, Agropolis International* de l'autre, affichent bel et bien sur leur portail une rubrique dédiée Cst : pour le premier ?Sciences et société?, faisant lien sur les compétences de la Micst (Mission de l'Information et de la Culture scientifiques et techniques à la DG Recherche et Innovation) ; pour le second ?Culture scientifique et technique?, une des 5 composantes principales de son action fédératrice. Enfin quelques suggestions dans la perspective de faciliter la navigation sur un site et surtout de retenir le plus longtemps possible l'attention d'un internaute profane - afficher une image symbolique ou à défaut un lien explicite (rubrique, menu) pour l'entrée Culture scientifique (après avoir bien identifié ce qui en relève et à destination de quel public) et qui permet au minimum de présenter quelques opérations ou ressources propres à susciter l'intérêt - proposer une vue synthétique de l'arborescence générale du site - mettre systématiquement en haut de page une simple ligne de rappel de l'arborescence en cours, fonctionnalité très pratique pour se repérer, permettant d'ailleurs de revenir directement à un point précis de l'historique, par exemple comme ceci,Accueil > Ressources > Cité de la vigne et du vin > page xx - identifier clairement si les liens ouvrent ou non de nouvelles fenêtres ou sortent vers d'autres sites (ce qui complique d'autant l'historique de navigation). Les notes ............... L?Ifremer «a l?ambition d?être un organisme de recherche et de développement technologique finalisé, ouvert et de niveau mondial, visant à apporter les connaissances et les technologies nécessaires au traitement des questions complexes soulevées par l?activité socio-économique nationale et européenne en domaine maritime et sa durabilité» (Contrat quadriennal Etat-Ifremer 2005-2008; Programme 4 de la loi organique de la loi de finance, objectifs et indicateurs pour l?Ifremer; action 6: Diffusion, transfert et valorisation des connaissances scientifiques, des technologies et des compétences). Ici la valorisation des productions (connaissances et savoir faire) privilégie les cibles socio-économiques, et n'inclut pas une quelconque contribution à la culture scientifique. L'Inra en bref : «Produire et diffuser des connaissances, Concevoir des innovations et des savoir-faire, Éclairer les décisions, Contribuer à la culture scientifique et au débat science/société, Former à la recherche et par la recherche? L'Ird : le Contrat d'objectifs 2006-2009 avec l'Etat rappelle en introduction quatre missions fondamentales: la production de connaissances; la formation par la recherche et à la recherche; l'expertise comme aide à la définition des politiques publiques; l'ouverture sur la société pour répondre à une demande croissante au Sud comme au Nord. Cette dernière est citée pour mémoire car elle n'apparaît plus dans le corps du texte... Il faut lire le rapport d'activité 2007 pour trouver enfin des informations pertinentes sur la Cst, au chap.2 ?Former, valoriser, partager?. ____________________ Pour citer le billet Source : La cst (b) des organismes de recherche. Medsci (avhs) le 5 mai 2009. Site http://medsci.free.fr/pcsa/ télécharger le fichier pdf du billet : la_cst_b_des_organismes_de_recherche.pdf
  • aux assoiffés (a) de culture citoyenne
    Les insectes pollinisateurs nous interpellent ! Comment imaginer que le citoyen soit impliqué, à tout le moins associé, à la marche d'une société dans laquelle il vit, et sur laquelle il a le sentiment de n'avoir aucune prise? Ce billet a pour seule ambition de vous conduire vers de nouveaux horizons, mais qui peut réellement dire où cela vous mènera ? Suivez le guide... l'expérience en vaut la peine ! Lisez déjà ce premier acte, toutes réactions et propositions bienvenues, ça va de soi. Vous en rêviez depuis longtemps, vous avez désespéré d'y arriver un jour. L'expérience de l'isoloir a fait long feu dans cette société déshumanisée, individualiste, rivée sur ses rails, et vous ne croyez vraiment plus que votre voix puisse être entendue. Mais imaginez le scénario. les insectes pollinisateurs nous interpellent ! (acte 1) Un beau jour d'automne, dans la presse ou sur internet, vous apprenez que vous êtes invité gracieusement à une manifestation publique de démocratie culturelle, que dis-je, à un cycle de séances gratuites de ?science citoyenne?, réparti sur l'année. C'est pas pour moi ça ! Rester assis une heure ou plus, écouter un exposé d'expert sans pouvoir l'interrompre, et surtout ne pas arriver à en placer une dans les discussions, je ne m'y vois pas. De toute façon je n'ai pas le niveau, je n'arrive jamais à suivre avec leur jargon pas possible, bref ça me dépasse. Mais hum, je ne vois pas le rapport avec un insecte comme l'abeille, voyons la suite... Vous recevrez d'abord une documentation illustrée, pour vous familiariser au monde des insectes (bien...), prendre conscience des enjeux qu'ils représentent aujourd'hui, et vous dire en quoi consiste l'opération : rien moins que de répondre à une question comme celle-ci,«L'insecte pollinisateur nous rend des services incroyables, mais il est en danger. Comment lui venir en aide ?» (oups !). Pour cela vous viendrez à chacune des séances afin de comprendre progressivement, à votre rythme, quels sont les besoins essentiels et les problèmes que connaissent les insectes pollinisateurs, assistants infatigables de la biodiversité biologique sur notre terre (est-ce bien la nôtre d'ailleurs ?). Vous pourrez faire entendre votre voix avec d'autres personnes (candidates), et pouvoir au final proposer vos recommandations, relayées sur le net, et par les médias (mince !). Un calendrier est fixé. À la première séance, vous saurez le pourquoi et le comment de votre participation et ferez connaissance avec vos concitoyens embarqués dans le même bateau, une trentaine de personnes en tout. Une discussion à bâtons rompus suivra, avec les animateurs, sur les thèmes à aborder et pour planifier le travail du groupe. Toutes les 6 semaines des rencontres sont prévues, soit trois heures environ avec petite pause (pause-café, d'accord !). Vous viendrez alors discuter, sereinement, prendre le temps d'échanger entre vous et de réfléchir sur l'un des sujets proposés permettant d'éclairer un angle de la question, avec le concours de scientifiques et de professionels que vous aurez vous-même invités. Alors, convaincu ? Il ne s'agit pas de rater l'occasion... un petit bulletin à remplir, confirmez que vous êtes partant pour une série de rencontres, et hop vous voilà embarqué, à condition toutefois de remplir les conditions requises ! Elles sont draconiennes : âge minimum (16 ans), ne rien connaître (ou presque) du sujet, savoir lire et écrire (pour prendre connaissance des documents et participer à la rédaction du rapport), avoir le moyen de consulter des documents électroniques, vouloir s'exprimer sur des sujets de société qui nous concernent tous, rester anonyme (sauf indication contraire), accepter que les délibérations et les recommandations soient ?bien commun?, diffusables et publiables. Pour les plus assidus qui ont réussi à tenir jusqu'ici, voyons de quoi il retourne, plus sérieusement..., car il ne s'agit pas d'un canular ! (la suite à l'acte 2)... ____________________ Pour citer le billet Source : Aux assoiffés (a) de culture citoyenne. Medsci (avhs) le 1 mai 2009. Site http://medsci.free.fr/pcsa/ télécharger le fichier pdf du billet : aux_assoiffes_a_de_culture_citoyenne.pdf
  • comme c?est vulgaire
    Communiquer, vulgariser, médier : trois verbes qui sont utilisés, en théorie dans un sens similaire, mais qui laissent présager d?intentions plus ou moins bonnes ? (Publié le 13 octobre 2008 par "Scientifique à ses heures") Publié le 13 octobre 2008 par "Scientifique à ses heures" Communiquer, vulgariser, médier : trois verbes qui sont utilisés, en théorie dans un sens similaire, mais qui laissent présager d?intentions plus ou moins bonnes ? Dans vulgarisation, il y a vulgaire. Un mot qui rappelle des latinismes savants, et qui ne devait pas rendre la science vulgaire, mais pouvant être transmise dans un langage commun. On peut aujourd?hui utiliser le terme vulgariser, mais il semble que ce soit avec réticence : se réclamer de la vulgarisation des sciences n?est pas très valorisant. On préfère être médiateur. Car il flotte derrière ce premier terme une odeur ténue de souffre d?amateurisme, de vulgaire, de loupé social, voire de science populaire bref de choses dans lesquelles il faudrait mieux ne pas se reconnaître. Ainsi, les DESS puis masters liés à ces pratiques s?appellent toujours Communication des Sciences et des Techniques, Médiation des Sciences. Quand on dit ?J?ai un DESS de vulgarisation?, c?est un peu comme si on disait ?J?ai un doctorat en déchetterie? : ça ne le fait pas. De la même façon on parle de prosaïquement de la CST (Communication Scientifique et Technique, et on évitera le terme MST ?) plutôt que vulgarisation. etc. Qu?en est il maintenant de la communication ? C?est aussi un mot qui sent le souffre. On sent bien que derrière ce terme se cache une absence potentielle de contenu, d?information. Après tout, c?est aussi la communication qui permet la publicité et la télévision, qui aide la politique contemporaine à se créer une aura d?existence. L?information et le sens peuvent manquer cruellement aux messages issus de la communication : cela nuit aux sciences, bien entendu. A quoi bon communiquer si on communique du vide ? A quoi bon le faire, puisque le public ne veut pas de message complexe ? et puis, les agences de communication sont beaucoup trop chères, et que savent-elles des sciences ? Sans compter que les Sciences de l?Information et de la Communication sont parfois comprises comme des pseudo-sciences, par d?autres scientifiques, qui eux, seraient des vrais. Une guerre de la scientificité au sein même de la vulgarisation ? Voilà qui est intéressant ? Terminons par le terme médier, ou médiation. C?est déjà un terme plus moderne, qui fait plus propre sur lui, qui tient compte de la notion de passer une information, et d?une pédagogie douce. elle rend compte également de la notion de contact et de relation entre l?émetteur et le récepteur. Bref, c?est un terme cool. En conclusion, ce qui serait à la mode aujourd?hui, ce serait le terme ?Médiation des Sciences et des Techniques?, et le moins, ?Communication des Sciences?. A juste titre ou non ? Pourtant, la vulgarisation n?est pas une pratique qui vient de nulle part : elle possède une histoire, une raison d?être, des pères fondateurs. Pourtant, la communication possède des modèles qu?il serait avisé de se servir. Pourtant, les agences de communication peuvent produire des objets vulgarisateurs intéressants. Pourtant, il faut mieux faire de la CST que d?avoir une MST. Gardez la mode de cette bonne vieille médiation, et je reste avec ma bonne vieille communication des sciences, ou vulgarisation, c?est comme vous voulez !!! L'article dans son contexte ici
  • la cst (a) des organismes de recherche
    La culture scientifique (Cst) est-elle importante pour les organismes de recherche ? La question peut sembler incongrue si l?on se réfère aux ?missions? dévolues et aux intentions toujours résolues dans les discours, retranscrits par les media, ou en interne? (1er volet) Vous avez dit diffusion de culture scientifique, dialogue science/société, vulgarisation des savoirs des institutions ? À l'heure d'un internet omniprésent, et pour apporter un éclairage sur la place réservée à la culture scientifique dans notre société, voici une petite analyse rapide, non exhaustive, sur la manière dont les organismes de recherche affichent la Cst sur leur site web. Ont été retenus ici, parmi les institutions publiques de recherche, des Epic* et des Epst* représentés en Languedoc-Roussillon. D?autres catégories d'acteurs impliqués dans la diffusion pourront suivre dans d'autres billets, notamment au sein des unités de recherche conjointes avec les Universités (Umr) et au sein d?organes dédiés (Ccsti*, associations). Un constat globalement navrant L'affichage de la culture scientifique sur le portail et dans la structure d?un site officiel traduit, sauf exceptions, un manque généralisé de considération pour le public et ses attentes?, confirmant maladroitement l'idée trop répandue d'un certain isolement, de fait, de la recherche et d'un manque de visibilité du travail des chercheurs. Si, une fois passée la page de garde ou l'intro animée éventuelle, on se réfère aux rubriques apparentes (boutons, menus, images d'accès aux contenus), la priorité manifeste est de s'adresser au ?cénacle? le plus proche, celui de l'environnement fonctionnel de chaque organisme, tutelle, corps et partenaires. On y retrouve en général bien identifiés l'institution (identité, implantations, organigramme?), la recherche (unités, thèmes, programmes, partenariats), la production, l'offre de travail, un accès réservé à l'intranet, et parfois un annuaire des personnels. Une place centrale (dynamique) est souvent réservée à la ?Une?, aux informations d'actualité, annonce d'évènements etc. Le sentiment est que l'on veut tout y mettre pour bien représenter l'institution, mais en pratique et pour rester lisible sur une page dorénavant très imagée, ce qui relève des interrogations du public et de la mise à disposition des savoirs est relégué aux niveaux inférieurs de l'architecture du site, avec des accès pour le moins compliqués parfois. Il y a en fait mélange des genres et des cibles, alors que le repérage est essentiel si l'on veut éviter la sortie inopinée de l'internaute, peu disposé à emprunter des passages par catégories ésotériques. Il faut aussi préciser sur le plan technique que l'usage prédominant des menus dynamiques (titres de contenus révélés au passage du pointeur) y gagne en espace (les écrans sont toujours trop petits !) mais suppose en contrepartie un ?balayage? préalable complet pour s'orienter et trouver la bonne entrée... Il n'est pas non plus explicite pour le public profane que la ?vulgarisation? ou la diffusion (Dcst) soit partie intégrante de la mission de chacun de ces établissements de recherche (en référence à la Loi de 1982 pour les Epst* par exemple) : cette mission de service public n'est parfois même pas citée, ou fait l'objet d'un renvoi obscur vers un texte pdf aux niveaux inférieurs. Un travail plus détaillé, dans la structure des sites, permettrait de mieux identifier les contenus de culture scientifique et la place qui leur est réservée. Cette première approche apportera, espérons-le, une meilleure écoute des attentes du public de la part des chargés de communication et de conception des sites. L'appréciation plus concrète (volet suivant) permettra, pour ceux qui voudraient en voir les exemples, de se faire une idée de la visibilité du champ ?culture scientifique? sur des sites publics, censés délivrer à minima une information utile à tous. Les portails sont illustrés en images sur la page ?Pôles de recherche?. ____________________ Pour citer le billet Source : La cst (a) des organismes de recherche. Medsci (avhs) le 10 avril 2009. Site http://medsci.free.fr/pcsa/ télécharger le fichier pdf du billet : la_cst_a_des_organismes_de_recherche.pdf
  • questions... au scientifique
    Il se sent concerné par la culture scientifique ? Oui, bien sûr, mais il est débordé, n?a pas le temps de se cultiver, et encore moins de devoir mettre la main à la pâte, devant terminer de rédiger, pour demain, un article dans une grande revue scientifique? C?est un peu caricatural? mais tout de même typique des réactions des chercheurs, dans leur grande majorité ! Collègues chercheurs, vous visitez peut-être ce blog par inad­ver­tance, je tire profit de la situation pour vous interpeller? Loin de moi l?idée de pointer du doigt cer­tains man­ques pour vous juger col­lec­ti­ve­ment défaillants en matière de dif­fu­sion des savoirs scien­ti­fi­ques ! Le moins que l'on puisse dire pourtant, c'est que très peu d'entre vous se proposent spontanément de venir faire état de son activité et de ses résultats de recherche, individuellement ou collectivement ! Une expérience de médiation au Museum de Montpellier l'a clairement démontré (cf. page Expériences ci-contre). J?admets et je connais assez bien les contraintes qui pèsent sur le milieu scientifique. Entre les recherches de financement, le quota annuel de publications, l?indispensable présence aux séminaires, le cours à donner à la Fac et la préparation du futur colloque international au bout du monde, votre temps est plus que compté, avec vos 35x2 heures hebdomadaires de travail, au bas mot. Les priorités sont évidemment celles du (ou des) program­mes de recherche aux­quels vous être asso­ciés : rédac­tion aux appels d?offre, travail de labo, encadrement de stagiaires et thésards, recueil et inter­pré­ta­tion de données, synthè­ses, publication, le tout s?enchaîne en bou­cles super­po­sées et simul­ta­nées. À cela s'ajoute, et de manière récurrente, le temps dépensé à suivre les injonctions politiques de restructuration du dispositif de recherche ! Dans son arti­cle 24, la loi d?orientation pour la recherche de 1982 reconnaît pourtant aux organismes de recherche et à leurs chercheurs une mission (parmi 5) «dans la diffusion de l?information et de la culture scientifique et technique dans toute la population et notamment parmi les jeunes» (cf. en annexe des extraits significatifs de cette loi). Cette mission dévolue au chercheur passe un peu (beaucoup) à la trappe et n'est pas, actuellement, prioritaire. Cela se comprend car elle compte peu, globalement et pratiquement, dans les critères d'évaluation des carrières, et les moyens, déjà insuffisants, sont consacrés au c?ur de métier. La boucle est fermée… mais tourner et retour­ner les ter­mes de cette ?impossible? implication n'éclaircit pas le débat. Le propos ne sera pas d'invoquer le ?haut du panier? de la communication scientifique, qui relève d'un affichage récurrent, ostentatoire, de certains scientifiques dans les media et monopolise de fait l'interface culture société. Sensibiliser le public en pointant du doigt des enjeux planétaires est utile, par exemple la disparition d'espèces protégées, la désertification ou la déforestation amazonienne (pour ne citer personne), mais les discours sont univoques et péremptoires à l'image de l'ego de leurs auteurs, au point d'être contre-productifs. C'est aussi donner une image lissée des connaissances qui ne reflète pas les courants et les incertitudes scientifiques bien plus importants, et de loin, pour que le citoyen puisse apprivoiser des savoirs et se forger une opinion. Il est pourtant des scientifiques qui arrivent à s'investir en culture scientifique, à porter leur métier, leur expérience et leur savoir hors le cénacle des pairs, celui des séminaires, colloques et autres symposiums. Passionnés par leurs recherches, ils sont aussi convaincus de la richesse mutuelle des contacts avec le public, de la réactivité du néophyte, de l'intérêt du collégien ou de l'étudiant encore indécis sur son orientation future. Les compétences didactiques et les capacités d'élocution en public, diversement partagées, peuvent faire la différence et expliquer une part du refus de communiquer, au moins pour ceux qui n'ont pas l'habitude d'enseigner. Elles ne font d'ailleurs pas partie du bagage de la formation initiale du chercheur. L'omniprésence des Tic peuvent faire évoluer les choses et les mentalités, en particulier chez ceux qui ?entrent en recherche? aujourd'hui. Beaucoup se défient aussi de la vulgarisation scientifique (média écrit, audio ou video) sachant d'expérience, ou par leurs collègues, que leur position, nuancée, circonstanciée, est trop souvent amputée par les formats (durée, espace du support), déformée par des acteurs de la communication, ignorants du champ de recherche disciplinaire qui les concerne quand ce n'est pas de science tout court… Autre point important qui opacifie la position du chercheur dans la société, confortant l'image d'une ?tour d'ivoire?, est le refus de s'exprimer quand le sujet abordé, mis en débat, sort de son propre domaine de recherche. De prime abord cela peut paraître cohérent, on ne parle que de ce que l'on sait ! Pourtant chacun, qu'il soit scientifique ou non, peut exprimer son opinion, une appréciation à titre personnel. Avec pour le scientifique un ?plus? à mettre en partage, celui d'une manière de cerner la problématique, d'identifier les prérequis de l'analyse, de prendre du recul ou encore d'utiliser des comparaisons, des analogies… servir encore une fois la curiosité intellectuelle. Espérons que le lecteur sen­si­ble à cette inter­pel­la­tion aura envie d?éclai­rer le public citoyen sur la res­pon­sa­bi­lité culturelle du scientifique, faire part d'une expérience personnelle, ou encore avancer quel­ques pis­tes ou des sug­ges­tions pour faire plus et mieux? Loi n°82-610 : extraits (source: www.legifrance.gouv.fr) ____________________ Pour citer le billet Source : Questions... au scientifique. Medsci (avhs) le 25 mars 2009. Site http://medsci.free.fr/pcsa/ télécharger le fichier pdf du billet : questions_au_scientifique.pdf
  • point de vue de doctorant
    La fête de la science : chroniques au café froid | Plume! - Réseau national de vulgarisation scientifique (Publié par Vinche le 5 décembre 2008) Vinche, le 5 décembre 2008 Quadrature du cercle de la vulgarisation scientifique : comment accrocher un public pressé et transmettre un message en 5 minutes chrono ? La Fête de la Science : n.f.,  diffusion de la culture scientifique les yeux dans un microscope ou rivés sur des arcs électriques bleutés et des éprouvettes multicolores. La part belle est laissée aux sens, à l?expérimentation en direct : il faut bien que tu captives un public qui de stand en stand absorbe la science alors que la disette est plutôt de mise les 364 autres jours de l?année. Alors il faut que ça soit grand, fort, si possible que ça fasse un peu de bruit, voire que tout explose. Succès garanti. Tu n?as pas fini de ramasser les morceaux que ton café a déjà refroidi. Tu aimerais parler vraiment de ce que tu fais en thèse après ce beau week-end mais la fac ne t?en donne pas les moyens et l?on va te taper sur les doigts si tu n?as pas fait tes 8 articles en 3 ans? A la faveur de ton café froid tu regardes de plus près qui sont ces fêteurs  de la science. Retire les associations et tu circules déjà beaucoup mieux. Ôte la grappe de chercheurs vulgarisateurs un peu free-lance qui ont encore la foi après 30 ans de carrière, 2 ans de Valérie Pecresse et 3 ans d?ANR et tu n?entends plus que les ronrons de ta cafetière. Tranchons tout de suite ce faux débat, il ne s?agit pas de mauvaise volonté mais bien d?un manque crucial de moyens. Avec un à deux chargés de communication scientifique à temps plein par université en moyenne, cela fait un communicant pour mille chercheurs. A l?heure où l?on démantèle le CNRS, les chercheurs sont dans la rue pour convaincre l?opinion publique de l?intérêt de maintenir une recherche fondamentale et d?y investir massivement. Mais qu?offrons nous de plus à ce ?grand public? que cette image de chercheurs en blouse blanche un peu barrés ? Sommes-nous les artisans de la concurrence économique du savoir ou le socle scientifique de notre société ? Consacrer une partie de notre activité à vulgariser Notre fonction de doctorant(e)s ouverts au monde qui nous entoure est-elle donc de présenter une fois l?an nos recherches au grand public ? Devons-nous nous contenter de mener des recherches individualistes alambiquées (vous pensez vraiment que le titre de votre thèse est compréhensible de la majorité ?), ou bien devons-nous consacrer ne serait-ce qu?une petite partie de notre activité professionnelle à divulguer nos connaissances et ouvrir les portes de nos facs ? La vulgarisation scientifique n?est pas un passe-temps comme un autre, c?est un devoir moral de scientifique-citoyen. Et puisque la jeunesse en plus d?être précaire doit désormais être souple et réactive, montrons que nous pouvons passer par dessus les bonzes institutionnels et son sacro-saint Establishment. L'article dans son contexte ici Article publié chez les amis de Contact dans la lettre d?info.?
  • deux cultures
    Pour étan­cher la soif de nos con­ci­toyens? Une métaphore alimentaire en ouverture de ce blog pour évoquer les ?formes de culture? qui peuvent étancher la soif de nos concitoyens? Encore faut-il que chacun d'entre nous aie envie de frapper le heurtoir pour se cultiver, quand l?évitement (?zapping?) tend à devenir la règle? Quelle culture ? Ces deux types de nourritures qui se renforcent mutuellement, ne sont pas identifiés ni distingués bien clairement dans notre langue. Les renvois proposés par le dictionnaire entre 3 ou 4 termes usuels permettent de saisir l'idée à saisir, un continuum qui va de l'accumulation des connaissances au développement de la réflexion et de l'esprit critique, mais sans pouvoir être vraiment bien précis sur les définitions (cf. le glossaire ci-contre). Il faudrait utiliser des noms composés, par exemple cul­ture-sub­strat et cul­ture-cri­ti­que ; ou, pour mieux sai­sir les oppo­si­tions, cul­ture-inci­dente et cul­ture-réflé­chie, cul­ture-ingé­rée et cul­ture-digé­rée, les ima­ges ne man­quent pas ! Pour faire simple, on pourrait opposer prosaïquement la connaissance à la culture. Avec la glo­ba­li­sa­tion et le développement accéléré des tic* et de l'internet, l'inflation des relais d'information s'ajoute à la com­mu­ni­ca­tion faite par les média pour enva­hir en permanence l?espace de nos sens, au point de satu­rer nos capa­ci­tés d?assi­mi­la­tion. Com­plexité et con­fu­sion peu­vent engen­drer le zap­ping indi­vi­duel ou plus grave, un repli sur le quant à soi cul­tu­rel, voire le com­mu­nau­ta­risme cher à Alain-Gérard Slama dans sa chronique pendant les ?matins? de France-Cul­ture. Pour­tant la cul­ture fait inti­me­ment par­tie de l?épa­nouis­se­ment per­son­nel et con­tri­bue à déve­lop­per l?esprit cri­ti­que, pour autant que l?ali­ment soit digeste et ait été bien ?di­gé­ré?? «trop de cul­ture épuise un champ fer­tile» (Fran­çois-Joa­chim de Pierre, car­di­nal de Ber­nis, 1715-1794) «mieux vaut une tête bien faite plu­tôt qu?une tête bien pleine» (Mon­tai­gne, Essais, «De l?ins­ti­tu­tion des enfants») Des con­nais­san­ces mal assi­mi­lées ne ser­vent à rien, c?est une évi­dence. Mais il y a ris­que d?indi­ges­tion quand on mange trop ou mal. C?est l?enjeu de l?édu­ca­tion à l?aube de ce siè­cle, sub­mergée par la pro­fu­sion des objets de connaissance et dépas­sée par l?exi­gence essen­tielle de for­mer des têtes bien fai­tes. La pro­duc­tion con­ti­nue des con­nais­san­ces serait donc un obs­ta­cle majeur au pro­ces­sus cul­tu­rel? La cul­ture de qui ?J?aime­rais dire que la cul­ture n?appar­tient à per­sonne, qu'elle n'est pas réservée à une élite, qu'elle n'est pas le privilège d'une catégorie de personnes mieux dotés ou particulièrement privilégiées. Cette position de principe tient d'autant mieux que l'on ne restreint pas la culture à ses seules composantes intellectuelles ou artistiques. Le ?jusqu'où va la culture? rejoint le ?à qui profite la culture?? La culture a longtemps été considérée comme un attribut quasi ?naturel? de la classe aristocratique et religieuse qui disposait de temps, d'argent et de capacités propres à l'acquisition, à l'assimilation des connaissances et à la diffusion culturelle, restreinte aux cerclex des initiés. Autant de qualités revendiquées bien plus tard par la bourgeoisie... entérinant ainsi l'étroitesse du champ culturel de l'époque. Il serait peu pertinent de penser aujourd'hui la culture comme celle d'une classe ou de catégories sociales particulières. Chaque personne, chaque individu, dans sa trajectoire de vie, d'activité, de travail, de loisir, construit sa propre culture, originale et unique. Elle ne repose pas nécessairement ni uniquement -loin s'en faut- sur le triptique schématique «émetteur, objet, récepteur» en vigueur en éducation ou en formation. En tant qu'être communiquant, chacun s'insère dans un réseau d'échanges, et donc d'acquisition de connaissances et de co-construction culturelle individelle et collective. Il s'informe et se cultive au contact des autres mais il peut aussi con­tri­buer à la cul­ture de l'autre, de tous, avec les moyens dont il dispose. Ce qui prédispose à échanger n'est pas la possession d'une somme de connaissances acquises, mais la disposition et la capacité à écouter, à parler, à dire, à dialoguer, à faire sentir ou ressentir. L'expression populaire «parler pour ne rien dire» montre bien à contrario que l'on peut échanger sur un contenu apparemment vide ! Certes tous n'ont pas les mêmes dons pour participer de la même manière aux échanges, et chacun d'ailleurs fera usage de ses compétences propres, délibérément, intuitivement ou inconsciemment ! Il me semble que sur le seul registre du contact interpersonnel, le professeur dans sa classe, le clown dans un spectacle de rue, le conférencier et son auditoire, l'agriculteur au cours d'une sortie ?classe découverte?, l'artisan dans son atelier avec l'un de ses enfants, procèdent, chacun à leur manière, de l'enrichissement mutuel des personnes. Le caractère mutuel n'implique pas qu'il y ait équivalence de ?gain? d'un côté ou de l'autre ou au sein du groupe, mais que chacun participe de l'échange des savoirs en présence, c'est-à-dire contribue à ces échanges, avec sa propre spécificité culturelle. L'échange repose en effet sur la différence entre des protagonistes qui ont quelque chose à partager. Mais la nature (et la qualité) de l'échange sera déterminé par cette différence culturelle en termes de ?niveau? et de contenus, sans parler bien sûr d'interférences matérielles et logistiques. On reviendra sur cette question de différenciation et de sensibilité culturelles à propos de l'éducation et de l'apprentissage des publics. On pourrait parler de LA culture (avec un grand L), comme dans «untel est cultivé» ou «untel n'a pas de culture», celle que l'on pense comme un tout à acquérir pour atteindre la maturité, en supposant qu'elle est un corpus homogène et complet délivré par les acteurs et les institutions de l'éducation ou de la formation? Du point de vue présenté ici, la culture est au contraire multiple et composite car elle fait intimement partie de l'individu, de son parcours de vie, de son implication sociale et de sa proximité avec la nature. La culture nous concerne tous, à tous les niveaux, sans prééminence de sources, d?acteurs ou d?actions. Je veux dire par là que chacun est producteur de culture, la sienne propre qu'il se construit, celle qui emprunte aux savoirs étrangers et se recompose en permanence à l'aune du vécu, de l'expérience et de la maturation personnelle. Il s'en trouve aussi diffuseur, spontané ou involontaire, dans la mesure où des parcelles de cette culture percolent et s'infiltrent chez les autres. ? la suite prochainement. ____________________ Pour citer le billet Source : Deux cultures. Medsci (avhs) le 18 mars 2009. Site http://medsci.free.fr/pcsa/ télécharger le fichier pdf du billet : deux_cultures.pdf
  • petit glossaire
    ?connaissances, ?culture, ?savoir, ?médiation, ?médiateur, ?culture scientifique,? Un petit glos­saire, ce n'est pas vraiment en usage chez les blogueurs ! il est ­pour­tant utile, pour évi­ter les con­fu­sions et les malen­ten­dus, de revenir sur les mots cou­rants de notre lan­gue employés dans ce con­texte par­ti­cu­lier. C'est aussi un moyen de mieux appréhender un sujet qui peut rester flou pour certains. Cela n?empê­che per­sonne de pro­po­ser d?autres défi­ni­tions, en rap­port avec un lieu, une activité ou une posi­tion par­ti­cu­lière Pour faciliter la lecture au fil du blog, quelques sigles et abbréviations? Ccsti: centre de culture scientifique et technique industrielle Cdc: conférence de citoyens, conférence de consensus Cst: culture scientifique et technique Dcst: diffusion de la culture scientifique Ent: espaces ou environnements numériques de travail Epic: Etablissement public à caractère industriel et commercial Epst: Etablissement public à caractère scientifique et technologique Qsv: questions socialement vives Tic ou Ntic: technologies (nouvelles) de l'information et de la communication Tice: Technologies de l'Information et de la Communication appliquées à l'Education Une sélection de termes courants, ou plus spécifiques, en privilégiant certaines descriptions qui s'approchent au mieux des thèmes du blog (sources entre parenthèses, listées en bas de page). Acculturation - en psychologie sociale (au contraire de l'acception en anthropologie culturelle) il désigne le processus d'apprentissage par lequel l'enfant reçoit la culture de l'ethnie ou du milieu auquel il appartient (enu) Citoyen - celui qui a le droit de prendre part à la vie politique de son pays - personne jouissant, dans l'Etat dont il relève, des droits civils et politiques(lgl) - être humain considéré comme personne civique (lpr) Citoyenneté - qualité de la personne disposant, dans une communauté politique donnée, de l'ensemble des droits civils et politiques (lgl) - idée de participation à la « chose publique » (res publica), à la « politique » : l'expression de la capacité rationnelle des hommes à organiser leur propre vie en parvenant (par le débat, la décision collective) à un accord réfléchi (enl) Compétences - la possibilité, pour un individu, de mobiliser de manière intériorisée un ensemble intégré de ressources en vue de résoudre une famille de situations-problèmes (Roegiers, 2000) - sur le plan professionnel, voir http://fr.curricula-vitae.com/competences.html Connaissances - les connaissances (sens objectif) : ce qui est connu; ce que l?on sait, pour l?avoir appris. V. acquis, culture, érudition, instruction, lumière, savoir, science. (lpr) - ensemble de ce qu'on a appris ; notions, culture dans un domaine précis (lgl) Connaître - connaître de : prendre connaissance d'une question et la juger ; avoir le droit de statuer sur qqch (lgl) Culture - développement de certaines facultés de l?esprit par des exercices intellectuels appropriés. Par ext. Ensemble des connaissances acquises qui permettent de développer le sens critique, le goût, le jugement. V. connaissance, éducation, formation, instruction, savoir. (lpr) - Enrichissement de l'esprit par des exercices intellectuels. (lgl) Culture générale - Ensemble des connaissances qui enrichissent l'esprit, affinent le goût et l'esprit critique. (lgl) Éducation populaire Donner à chaque citoyen les moyens culturels de faire ses propres choix pour participer à la vie de la cité. Mais aussi pour lui-même, pour son bien-être, son épanouissement personnel, sa santé (physique, mentale, sociale, selon l?Organisation Mondiale de la Santé). Faire ses propres choix en disposant des éléments de réflexion, des connaissances et des compétences nécessaires (plu) Média - (lat. medius, qui est au milieu) Tout moyen, artificiel ou naturel, permettant l'expression et la communication de la pensée et/ou de la créativité (lgl) Médiat - (lat. mediatus). Qui se fait indirectement, qui passe par un intermédiaire (lgl) Médiateur (adj & nom) - (lat. mediare, s'interposer) Qui sert d'intermédiaire, d'arbitre, de conciliateur (lgl) Médiation - instance qui assure, dans la communication et la vie sociale, l?articulation du sujet et de sa singularité et la dimension collective de la sociabilité et du lien social (desic) - la médiation définit soit une posture soit une activité exercée par un médiateur (?) à chaque fois qu?un tiers intervient pour faciliter une relation ou la compréhension d?une situation (wkp) - fait de servir d'intermédiaire, en part. dans la communication Médiation scientifique - la médiation scientifique ou la vulgarisation est l?ensemble des actions permettant au public d?accéder à la culture scientifique, technique, industrielle ou environnementale, c?est-à-dire aux savoirs, savoir-faire et savoir-être de ces mêmes disciplines. La médiation scientifique est le lien qu?effectue un enseignant, un animateur, un journaliste, ou un chercheur, entre la science au sens large (communauté scientifique, connaissances académiques, chercheurs, etc.) et le public profane (wkp) Médiation culturelle - la médiation culturelle désigne, en sciences de l?information et de la communication, l?espace de relations entre (d?un côté) des publics et (de l?autre) des expressions artistiques, des patrimoines, des connaissances (sur les arts mais égalements sur les sciences et les artisanats), des moments (qu?ils soient quotidiens ou qualifiés d?événements), des « objets culturels »(wkp) - ?. : ouvrage wiki (wkb) Médiatisation - rendre qqch médiat ; fait d'être médiatisé (lgl) Médiatiser - (de médiat) Servir d'intermédiaire pour transmettre qqch (lgl) Posture - a) attitude particulière du corps; b) (vieilli ou littér.) Situation d'une personne V. ? condition, position, situation; c) = position: être en position de; d) = se poser: Se poser comme, en tant que... Se poser en... : prétendre jouer le rôle de. (lpr) - = attitude: état d'esprit, prédisposition envers qqch qui oriente dans un certain sens toutes les interactions (Mucchielli, 1991) - (attitude): état mental neuro-psychologique de préparation à répondre organisé à la suite de l'expérience et qui exerce une influence directrice ou dynamique sur la réponse de l'individu à tous les objets et à toutes les situations qui s'y rapportent (Vallerand,1994) profane - qui n'est pas initié à un art, une science, une technique, un mode de vie, etc. (lpr) Savoir (n.) - ensemble de connaissances plus ou moins systématisées, acquises par une activité mentale suivie. V. acquis, connaissance, culture, érudition, instruc tion, lumières, science. (lpr) - ensemble cohérent de connaissances acquises au contact de la réalité ou par l'étude (lgl) Savoir (v.) - (lat. sapere, avoir du discernement) (lgl) Savoir-faire - compétence acquise par l'expérience dans les problèmes pratiques, dans l'exercice d'un métier (lgl) Vulgaire - qui appartient à la langue courante, non scientifique Vulgarisation - action de mettre à la portée du plus grand nombre, des non spécialistes des connaissances techniques et scientifiques (lgl) - fait de répandre dans le public (lpr) Vulgarisation scientifique - le fait d'adapter un ensemble de connaissances techniques, scientifiques, de manière à les rendre accessibles à un lecteur non spécialiste (lpr) Vulgariser - mettre des connaissances, des idées à la portée de tous, les faire connaître au grand public - rendre ou faire paraître vulgaire (lpr) Tous ces termes sont usités dans d'autres acceptions beaucoup plus courantes, que chacun retrouvera dans son disctionnaire favori. Les sources citées - DESIC : Lamizet B., Silem A., 1997. Dictionnaire encyclopédique des sciences de l?information et de la communication, Paris, Ellipse - ENL : Encyclopedie Larousse : http://www.larousse.fr/encyclopedie - ENU : Encyclopedia Universalis, éd. - LPR : Le Petit Robert, 2002 - LGL : Le Grand Larousse (en 5 vol.), 1994 - Mucchielli A., 1991. Rôles et communications dans les organisations. ESF éd. - Plu: Plume, le réseau national de vulgarisation scientifique (http://www.laplume.info) - WKP : http://fr.wikipedia.org - WKB : http://fr.wikibooks.org - Roegiers, 2000. Une pédagogie de l'intégration : compétences et intégration des acquis dans l'enseignement, Bruxelles, De Boeck Université - Vallerand R.J., 1994 (dir). Les fondements de la psychologie sociale. Morin éd.
  • bloguer sans compter
    Blogosphère, blogologie, blogueur, blog(ue)? le nouveau média fait florès. Ecrire sur internet devient jeu d'enfant, et c'est tant mieux si la parole se libère. Alors qu'attendons-nous pour bloguer la culture ? Le blog, quel rapport à la culture ? Phénomène de société très récent, la blogosphère fait déjà l'objet d'études en économie, psychologie, sociologie, médialogie ou de recherches émergentes comme celle sur les réseaux sociaux. Son explosion actuelle montre un engouement bien caractéristique du public internaute, et ce malgré une présence déjà très forte de forums en ligne. Le partage spontané d'affinités et de centres d'intérêt sur les blogs rejoint les styles de communication écrite de la population jeune, à la suite des mms/sms, chat et autres trouvailles technologiques du téléphone portable multimedia, désormais adapté pour la navigation sur le web. Les sujets vont des plus intimistes (journal personnel) aux plus futiles (ou qui apparaissent comme tels), et aux très pratiques (jardinage, cuisine etc.), des centaines de blogs se créent chaque jour avec un activité parfois éphémère ou sporadique. Mais le blog émerge aussi dans le monde étudiant et adulte, avec parfois une publication à plusieurs mains, n'hésite pas à aborder des problématiques sociétales très contemporaines, et devient souvent un outil de communication syndical, associatif, politique et militant. Les professionnels des médias se l'approprient, et des scientifiques, plus timidement en France, y trouvent un support adéquat pour parler de leurs recherches et et promouvoir la diffusion de leurs travaux vers le public. Mais sortons des considérations générales, sur lequelles il y aurait trop à dire, en dehors de notre sujet. Bloguer pourquoi ? Le blog est d'abord un outil de stockage et de partage d'information puissant, lié à une base de donnée interrogeable en ligne. Comparé à un site classique d'avant l'émergence du ?web 2? (voir l'illustration en fin de ce billet), il est beaucoup plus simple à mettre en ?uvre, plus souple d'utilisation avec des modèles prêt à l'emploi. Mais, encore plus important, il permet l'exercice de la publication interactive (billet-commentaire) sans présupposé autre que le respect des règles élémentaires du ?savoir-échanger?, évidemment lié à la perception de chacun du fonctionnement de l'espace en question. Cette caractéristique (laisser une trace) n'est pas ressentie comme une contrainte mais plutôt comme une vertu, celle de pouvoir apporter une contribution, parfois courte et modeste, qui demeurera visible à l'ensemble des contributeurs passés et à venir sans se soucier d'une mise en forme ou d'une cohérence globale. Les contenus publiés peuvent être réorganisés, ?cadrés? par le(s) modérateur(s) selon leur disponibilité et l'objectif recherché, ce qui contribue de manière importante à la lisibilité, à l'audience et à la pertinence du blog. Hormis le franchissement des distances (physiques et temporelles), les finalités attendues ici dépendent du mode de fonctionnement retenu, choix de la modération, ouverture à l'extérieur, structuration des thèmes : - éclaicir ses idées ou se forger une opinion en les exposant à la critique sur la toile - pratiquer une veille attentive des attentes, des suggestions et des questionnements pertinents dans le domaine - élaborer une contribution à plusieurs (de type wiki) Ce blog propose un schéma largement modulable, qui privilégie la clarté, le visuel, et la simplicité de la navigation. Alors à vos plumes ! ____________________ Pour citer le billet Source : Bloguer sans compter. Medsci (avhs) le 20 février 2009. Site http://medsci.free.fr/pcsa/ télécharger le fichier pdf du billet : bloguer_sans_compter.pdf
  • pour s'orienter
    Petit mode d'emploi à l'intention d'internautes qui pourraient se perdre rapidement dans la navigation le bandeau-titre a disparu ? cliquez sur la hutte en paille ! infos pratiques Un blog est principalement constitué d'une suite de notes (billets), rattachés à des sujets principaux (catégories), sur lesquels chacun peut réagir en rédigeant une réponse (commentaire) postée sur le site. Précision importante, les commentaires sont publiés soit automatiquement, soit après validation du gestionnaire du blog. Un automate se charge d'engranger et de classer l'information publiée dans une base de données associée, selon une structure définie par le ?propriétaire? du blog et une liste de mots-clés (tags) associés aux billets. On peut relire les billets et les commentaires ?publics? depuis les archives triées par date, en choisissant parmi les mots-clés, ou encore en effectuant une recherche libre. La table des matières, généralement un ?menu? en colonne, permet la navigation dans le blog, lequel est souvent flanqué d'annexes indépendantes des billets, par exemple des pages de liens, des références utiles etc. Seuls les billets et les commentaires les plus récents sont affichés dans le menu. Des fonctionnalités pratiques s'ajoutent à l'usage du blog, ainsi - le Fil des commentaires de ce billet : s'abonner pour lire les nouvelles en dehors du blog, dans un ?agrégateur? (infra) - Contact : pour d'adresser directement au modérateur du blog sans passer par le commentaire Et d'autres, présentes ici, qui en facilitent l'usage du blog à différents moments de la consultation, - Se souvenir de moi sur ce blog : retrouver automatiquement ses identifiants pour poster plus facilement un commentaire - S'abonner aux commentaires : recevoir par email les commentaires d'un billet, d'une page, etc. - Envoyer à un ami : recommander un billet par recopie automatique du lien D'autres outils de l'internet La liste de diffusion : il s'agit d'une adresse (courriel) unique commune permettant l'envoi (et l'archivage) simultané à tous les destinataires abonnés à la liste ; les modalités de consultation des archives, d'envoi et de réception sont définis par le propriétaire de la liste. Le forum : une page web subdivisée en rubriques et sous-rubriques sur laquelle l'internaute peut intervenir, lancer des discussions, poser des questions, ajouter des contributions, etc. Malgré une modération minimale du gestionnaire du forum, les discussions spontanées sont généralement anarchiques faute de respecter le cadrage des sujets. Le wiki : c'est un espace collaboratif où des contributeurs choisis (auteurs) peuvent proposer, éditer et publier des textes élaborés en commun. Les albums partagés : des espaces de correspondance écrite autour d'album photographiques personnels (facebook, picasaweb?) Les fils de syndication : les billets publiés (sur un blog, par ex.) sont transmis en quasi-temps réel aux abonnés qui peuvent le lire directement dans leur agrégateur. Le contenu renouvelé systématiquement peut-être regroupé en thématiques par l'utilisateur. La plupart des agrégateurs permettent en effet de faciliter le suivi de ces fils en les catégorisant en dossiers et sous-dossiers. L'accès à ces outils et leur usage dépendent fortement du niveau de ?paramétrage?, lequel peut les rapprocher et contraindre plus ou moins fortement la forme, la consultation, la liberté d'écrire et de se répondre. J'empreinte ici à Frédéric Cozic (http://blog.aysoon.com) un schéma illustrant, de manière très simple, la transition en cours vers le web 2, avec la part croissante de l'interactivité dans la circulation de l'information.

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  • Site : Pomms : médiation scientifique Pomms : médiation scientifique
    Pomms est un support d'accès et de compréhension de l'univers scientifique à travers des contenus accessibles à tous, principalement aux non-scientifiques.« Pourquoi le ciel est bleu ? », et autres questions du même acabit y trouveront des réponses.
    Sciences et technologie : Médiation scientifique
    www.pomms.org
  • travail autonome Dans le deuxième tiroir, un blog désordonné
    L'actualité scientifique vous touche plus que vous ne le pensez. Voyez-la par mes yeux. Conseillère en communication scientifique qui bouillonne d'idées. «Écriveuse» compulsive, qui trouve toujours plus facilement sa vérité à travers un clavier et qui se pose tellement de questions sur la vie qu'elle n'en dort pas, certaines nuits.
    Sciences et technologie : Actualité scientifique
    deuxiemetiroir.wordpress.com
  • Culture Scientifique et Technique Fragment de voix l'éducation artistique et culturelle
    Ce site se propose de vous informer sur l'éducation artistique et culturelle en France et dans les pays francophones. Il s'intéresse plus particulièrement aux cultures adolescentes (perceptions, pratiques...). Il se propose de mettre en parallèle les moyens existant mis en place par les ministères de la culture, de l'éducation nationale et l'existant en la matière (festivals, médiation culturelle des structure publiques ou privées...).
    Art du spectacle : Théâtre
    fragmentdevoix.free.fr
  • logarithme et exponentielle Calculatrice scientifique gérant parenthèses et priorités
    Une calculatrice scientifique gérant les parenthèses et priorités, les fonctions trigonométriques, exponentielle, logarithme. Il suffit de cliquer sur les touches de la calculatrice pour effectuer un calcul. Ce site propose également un lien pour acheter des calculatrices à bas prix, pour mettre la calculatrice parmi ses favoris, l'envoyer à un ami et des codes html de liens pour en faire profiter les internautes.
    Sciences et technologie : Technologie
    calculatrice.info
  • essais cliniques Medi.Axe : rédaction médicale et scientifique - stratégie du développement pharmaceutique
    Médi.Axe a 2 missions : le conseil en stratégie du développement pharmaceutique et la rédaction médicale et scientifique. Une équipe de médecins et de scientifiques qui travaillent en étroite collaboration avec des experts spécialisés dans leur domaine. Vous fait bénéficier d'une expérience solide acquise au sein de l'industrie pharmaceutique et des organismes de recherche
    Médecine : Recherche médicale
    www.medi-axe.fr
  • copublication de culture scientifique et technique Comment faire des expériences scientifiques à la maison, avec du matériel courant
    Né à Brest, Wikidébrouillard souhaite permettre à tous les curieux de sciences et technologies de découvrir des expériences faciles à réaliser à la maison. Ce site vous permet également de publier vos propres vidéo de science amusante, d'apporter votre contribution. Toutes les disciplines scientifiques sont présentes, vous trouverez en plus des expériences en vidéo, des annuaires de liens (webographies), une description du matériel, des balades thématiques (pour explorer un sujet à travers plusieurs expériences). Vous pouvez aussi y poser vos question et apporter des réponses. Wikidébrouillard peut être utile autant sur le temps scolaire que sur sur le temps des loisirs (ouvert aux enseignants, aux animateurs et surtout à tout le monde). Il s'agit simplement de développer votre esprit critique en mettant en œuvre une démarche scientifique, pour développer votre culture scientifique et technique.
    Sciences et technologie : Médiation scientifique
    www.wikidebrouillard.org
  • Infos People Infos en direct : France, Internationale, Bourse
    L'infos 24h/24 : toute l'actualité en France et dans le monde en direct, actu politique, économique, sociale, culturelle, scientifique, technologique, people, sports et médias. Retrouvez aussi votre programme TV grandes chaines et TNT. Madeinnews est la solution pour rester informer en temps réel de toute l'actualité mondiale. Restez connecter à l'information générale, ne rater rien de ce qu'il se passe dans le monde.
    Actualité et médias : Actualités internationales
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    Sciences et technologie : Physique
    www.tout-pour-la-science.com
  • environnement écologique Sciences et techniques : vulgarisation, information, réflexion, …
    6Juin est un site de diffusion d'informations scientifiques et techniques recueillies sur différents supports médias ou issues de réflexions sur des sujets variés. De la sociologie à la psycho, de la physique quantique à l'informatique ou de l'écologie à l'environnement durable.
    Sciences et technologie : Actualité scientifique
    www.6juin.com
  • développement durable Agence ANP 21 médiation artistique et communication visuelle
    Conseil, expertise et médiation auprès des entreprises et des collectivités territoriales sur des projets de développement interne ou externe associant Art-Nature-Environnement. L'agence ANP 21 assure aussi de la veille d'information et de la mise en réseau à travers son centre de ressources spécialisé.
    Entreprises : Services aux collectivités
    www.agence.art-nature-project21.org
  • Vulgarisation scientifique Forum d'entraide et de partage de connaissances en mathématiques
    OpenMaths.org est un forum destiné à apporter de l'aide à toutes celles et ceux qui en auront besoin dans le domaine des Mathématiques. Ses membres sont des étudiants, professeurs, enseignants-chercheurs et autres passionnés de maths. LaTeX est disponible ainsi qu'un éditeur de formules. Notre but est aussi d'engager des discussions sur l'univers des maths en général, ce qui fait que cette discipline passionne tant depuis des millénaires.
    Sciences et technologie : Mathématiques
    www.openmaths.org
  • mécanique des fluides et Bernoulli Le site de vulgarisation scientifique de Regis Petit
    Site dédié à la vulgarisation scientifique. Site traitant à ce jour du bélier hydraulique (principe, théorie, pratique) et de la physique du billard. Pour utilisateurs ou fabricants de bélier, physiciens, joueurs de billard. Site adapté aux déficients sensoriels.
    Sciences et technologie : Physique
    rpetit3.club.fr
  • sterea marseille Stéréa Médiation - Coaching et formation 13700 Marignane
    La médiation, une nouvelle écologie relationnelle, pour prévenir et résoudre les conflits et les situations de souffrance, dans des contextes professionnels et personnels. Éthique, déontologie L'altérité, au cœur du travail de médiation, de coaching, de formation, exige le respect d'une éthique personnelle forte et d'une déontologie professionnelle rigoureuse.
    Sciences humaines et sociales : Coach personnel
    www.sterea-mediation.com
  • Site : Cannaweedcom, le portail de culture du cannabis intérieur Cannaweedcom, le portail de culture du cannabis intérieur
    Tout sur le culture du cannabis intérieur et extérieur, forum d'aide, actualité cannabique, guides de culture, journaux de culture
    Société : Drogues
    www.cannaweed.com
  • gyroscopes Imaginascience : vulgarisation scientifique amusante
    Culture : dossiers (résonance, archimède, coriolis, centrifuge, ingénierie automobile...), actualités et vidéos / Boutique : curiosités ludiques et jouets scientifiques et éducatifs comme gyroscopes, moteurs stirling, aimants, levitron, radiomètres...
    Sciences et technologie : Physique
    www.imaginascience.com
  • Linux Red Hat Forum scientifique informatique : Jeune Etudiant
    forum informatique qui tient tout les sujets peuvent toucher ce domaine scientifique comme la programmation les systeme d'exploitation les systemes réseaux les protocoles les antivirus Linux et ses destribution et ses outils les nouvautés informatiques, des trucs et des astuces.
    Informatique : Programmation informatique
    jeune-etudiant.forumpro.fr
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    Arts et culture : Portails culturels
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    - conception et intégration de sites internet. - mise en place de structures et outils d'administration sur mesure (contenu riche, gestion de media image, audio, video). - conception et développement d'applications (outils, interfaces). - direction technique. - développements spécifiques (PHP5 + MySQL, Javascript, XHTML, Ajax). - recherche, modélisation, traitement et visualisation de données, étude et calcul scientifique. - mash-ups et combinaisons.
    Emploi : Freelance
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    Blog d'actualites scientifique, informatique, medias, actualite internationale, politique, société, sport (et surtout golf), etc. Decouvrez tous les jours de nouvelles grilles de décryptage de l'information, et de nouvelles sources de connaissances, avec le K-Blog.
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