Travaillez-vous vraiment sur le bon marché ?

On sait tous que certaines industries sont plus intéressantes d’un point de vue entreprise que d’autres. J’ai demandé l’analyse d’un entrepreneur : vous serez étonné par ses trouvailles je pense. Saviez-vous que certains secteurs économiques ont 92% d’entreprises qui font du profit ? Alors que d’autres secteurs peinent à avoir 37% d’entreprises rentables…

Cette vision purement statistique est très intéressante car elle permet à des entreprises d’avoir une vision réelle sur ce qui marche et ce qui ne fonctionne pas (vous devez faire ce qui marche, précepte n°1 de l’entreprenariat).

J’ai compilé pendant plusieurs semaines les données de l’INSEE pour bâtir une application statistique gratuite en ligne, afin d’aider les entrepreneurs à comprendre l’environnement concurrentiel dans lequel ils établissaient leur entreprise. On sait tous qu’il est nécessaire de mener une étude de marché, mais, à ma connaissance, il existe relativement peu d’outils simples qui permettent de le faire, de manière pratique. C’est donc l’objectif assigné au Lab‘ qui est en cours de développement (vos idées sont les bienvenues).

Pour tout dire, j’ai été un peu choqué par les résultats, et je vous laissez apprécier cela par vous-même. Voici un graphique des secteurs les plus rentables en France – entendu au sens du nombre d’entreprises qui font du profit vs. nombre d’entreprises qui font des pertes (la requête SQL prend plus de 3 minutes sur le serveur pour générer ces tableaux…) :

Les secteurs d'activité les plus rentables

Les secteurs d’activité les plus rentables, avec les plus forts taux d’entreprises profitables

Et, plus brutal, voici la liste des secteurs qui pêchent :

Les secteurs d'activité les moins rentables

Les secteurs d’activité les moins rentables, avec les plus forts taux d’entreprises déficitaires

Premières réactions

La première réaction que l’on a lorsque l’on voit ces tableaux est généralement de remarquer que certains secteurs auquel on ne penserait pas forcément, sont totalement décimés, comme « la coiffure », ou « les salons de beauté ».

Il serait sans doute intéressant de mener une étude statistique précise pour déterminer les facteurs qui amènent ces entreprises à être en déficit. Personnellement, mon intuition me dit que l’on est en présence d’un marché en masse de personnes qui ont à l’origine des compétences métier (un bon coiffeur, une esthéticienne…) mais qui ont peu ou pas de compétences business.

Or, la réalité pratique des choses est que pour développer une entreprise, il faut des compétences… en développement d’entreprise. Et non des compétences métier, qui vont exclusivement servir en production (et qui ne serviront à pas grand chose sur les deux autres piliers sur lesquels reposent une entreprise : le marketing et la vente). La concurrence étant forte sur ces marchés, les personnes qui ont développées de véritables compétences business s’en sortent, alors que les autres auront beaucoup plus de mal.

Voilà au moins des premiers éléments d’explication (totalement intuitives et pas scientifique, mais c’est assumé !). Il est vrai qu’il n’est pas simple de trouver le bon business sur lequel s’installer, mais toujours est-il que ce type de marchés a priori est à éviter.

Utiliser ces données pour développer votre entreprise

L’intérêt de ces informations est évidemment de passer à l’action et mettre en place une stratégie d’acquisition de client. Pour faciliter la tâcher, j’ai listé l’ensemble des entreprises qui appartenaient à chaque secteur économique par chiffre d’affaire :

Tableau de bord d'entreprises par secteurs

Tableau de bord d’entreprises par secteurs d’activité

On peut par exemple facilement se concentrer sur les entreprises à plus forte croissance, ou sur des entreprises qui ont généré suffisamment de CA, par rapport aux services que vous souhaitez proposer. Prenons l’exemple d’ALP emploi, qui a fait 1M€ de profits (pour 27M de CA) :

Exemple fiche entreprise

Exemple de fiche détaillée d’entreprise

Et son site Internet ne semble pas à tout à fait à la hauteur d’une stratégie digitale haut de gamme :

Exemple de site

Voilà une belle étude de cas pour les acteurs du référencement ! Voici une entreprise qui a du cash, une compétence métier développée, qui fait du profit et à qui il est possible d’apporter une expertise afin de l’aider à se développer sur Internet.

Il faut réfléchir à une stratégie que l’entreprise pourrait mettre en place pour assurer son développement digital. Ensuite, la contacter pour lui montrer qu’elle pourrait parfaitement continuer son expansion sur Internet grâce à vos services (référencement, application web…). Lancez par exemple un audit RM Tech et envoyez-lui la version de synthèse pour lui montrer toute sa marge de progression SEO !

A ce stade la banque de donnée du Lab’ – actualisée pour 2015 (2016 devrait arriver d’ici peu en production) – comporte +500.000 entreprises (coordonnées, détails des CA, liste des entreprises avec lesquelles elles sont en concurrence, etc.). Pas besoin de faire un dessin très longtemps sur l’utilité de travailler avec des chiffres réels… D’un point de vue pratique, est toujours très intéressant de servir des clients qui ont des ressources et qui sont en phase d’expansion.

Il y a quelques bugs (l’application est en version Beta) que l’on corrige progressivement. Vous pouvez faire des suggestions d’amélioration des applications, elles sont les bienvenues !

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2 commentaires

yohann

« la réalité pratique des choses est que pour développer une entreprise, il faut des compétences… en développement d’entreprise. Et non des compétences métier, qui vont exclusivement servir en production (et qui ne serviront à pas grand chose sur les deux autres piliers sur lesquels reposent une entreprise : le marketing et la vente). »

C’est bien tout le problème : on peut être très compétent en métier mais mauvais en marketing et ne pas s’en sortir, alors que des personnes qui sont plutôt incompétentes en métier mais très bons en marketing vont y arriver. Y’a pas un truc qui cloche là ? Le marketing plus fort que le métier alors qu’il devrait le soutenir et le mettre en avant, ça marche à l’envers.

Et c’est valable pour différents métier (web, informatique, artisanat…)

Au passage l’initiative et l’outil sont intéressants même s’il faudrait peut être pouvoir sectoriser plus (par exemple on voit bien que les entreprises qui marchent le mieux sont celles de commerce de gros, qui ne concernent probablement que peu de personnes).

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