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Comment réduire les erreurs associées au trafic direct dans Google Analytics

Par , Jeudi 23 septembre 2010

Dans votre compte Google Analytics, certaines visites sont regroupées dans le support "direct". En théorie il s'agit des visites issues des internautes qui tapent directement votre URL ou qui accèdent au site via leurs bookmarks. Mais la réalité est toute autre ! Vous trouverez dans ce tutoriel un certain nombre de conseils sur le trafic direct.

Qu'est-ce que le trafic direct ?

Comment analyser le trafic direct dans son outil de mesure d'audience

Le trafic direct analysé dans votre outil de mesure d'audience

En théorie, le trafic direct correspond aux cas où l'internaute est arrivé directement sur votre site. On pense donc aux 2 principaux moyens : saisie directe de l'URL ou clic dans les favoris / bookmarks. Parmi ces derniers, il y a notamment les liens présentés par les navigateurs récents (comme Chrome ou Opera) lors de la création d'un nouvel onglet : la page affiche des liens vers les pages les plus couramment consultées.

Dit autrement, le trafic direct n'inclut pas :

  • les visites issues de liens placés sur d'autres sites (celles-ci sont classées dans "referral", les sites "référents", ou referrers).
  • les visites issues des liens sponsorisés (celles-ci sont classées dans "cpc")
  • les visites issues du référencement naturel (celles-ci sont classées dans "organic")
  • les visites issues de partenaires ayant mis des liens avec du tracking complet (celles-ci sont classées dans une source et un support définis par le tracking : utm_source, utm_medium, etc.)

Le problème des visites "direct / none"

En pratique, le support "direct" est géré de la façon suivante : tout ce qui n'est pas clairement identifié comme un des autres supports est affecté au trafic direct.

Conclusion : les statistiques associées au trafic direct sont parfois (souvent) erronées. Elles sont en effet polluées par des visites qui auraient dû être affectées à d'autres supports, mais qui ne le sont pas, pour des raisons techniques décrites ci-dessous.

Les différents cas de pollution du trafic direct

Avinash Kaushik a détaillé sur son blog les cas les plus fréquents. En voici un extrait résumé :

Certaines pages du site n'ont pas le code de tracking Google Analytics

Même si vous avez bien intégré le tracking dans vos liens, vous avez peut-être oublié de mettre le tracking code sur certaines de vos pages (code de suivi). Dans ce cas, si un internaute arrive via un lien "tracké" vers une page sans le code de tracking, la source d'acquisition de trafic sera perdue ! Même si cet internaute poursuit sa navigation sur le site et arrive sur une autre page contenant bien le code de tracking, sa visite sera considérée comme venant du trafic direct.

Campagnes mal ou pas taguées

Si vous envoyez des mails (newsletter, mailings) avec des liens vers votre site sans tracking, vous risquez de confondre le trafic ainsi généré avec le trafic direct. Il faut absolument inclure du tracking dans les liens situés dans ces emails.

Erreurs dans le paramètre de tracking

Quand vous insérez du tracking dans un lien, vous n'êtes pas à l'abri de faire une erreur. Par exemple :

  • pour identifier la source avec Google Analytics, il faut utiliser le paramètre utm_source. Si vous utilisez utm-source ou utn_source, ça risque de ne pas bien marcher...
  • pour identifier le support avec Google Analytics, il faut utiliser le paramètre utm_medium. Si vous utilisez utm_support ça risque de ne pas bien marcher...
  • etc.

Pour vous aider à vérifier tout votre tracking, utilisez cet outil.

Les redirections 302

Si les liens pointant vers votre site ne sont pas des liens directs mais des liens avec redirection, vérifiez bien le type de redirection utilisé. Il faut absolument que ce soit une redirection 301 (permanente) et pas une redirection 302 (temporaire) car sinon le trafic sera considéré comme trafic direct.

Page trop longue à charger

Dans certains cas (extrêmes), si la page est très longue à charger et que le code de tracking est situé à la fin, les informations d'origine de la visite risquent d'être perdues. Dans ce cas la visite peut être considérée comme du trafic direct... Il vaut mieux alors se débrouiller pour améliorer le temps de chargement. Il faut aussi tester de passer au nouveau code de suivi (le code asynchrone).

Referrer bloqué

Dans certains cas le referrer est bloqué par le navigateur, empêchant l'outil de web analytics de déterminer la source. Dans ce cas l'internaute est placé dans la source "Trafic Direct". Citons notamment :

D'autres pistes ?

Si vous pensez qu'il y a d'autres cas intéressants à lister, n'hésitez surtout pas à les mentionner dans les commentaires ! Merci d'avance.

A propos de l'auteur : Olivier Duffez Olivier Duffez sur Google+ Olivier Duffez sur Twitter Olivier Duffez sur Facebook Olivier Duffez sur Pinterest Olivier Duffez sur LinkedIn

Consultant en référencement, Olivier Duffez a travaillé pour les plus grands sites (Doctissimo, FNAC, RueDuCommerce...). Il édite le site WebRankInfo qu'il a créé en 2002, devenu la + grande communauté francophone sur le référencement (270.000 membres, 1,4 million de posts). Il a également créé la société Ranking Metrics, leader des formations emarketing en France (SEO, AdWords, Analytics, réseaux sociaux).

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19 commentaires

  1. montebianco a dit le

    Trafic direct suite à la non transmission de refferer par Internet Explorer (8 dans mon cas).

  2. Seza a dit le

    Une autre entrée dans les accès directs pouvant générer beaucoup de visites journalières avec taux de rebond est la présence du site dans les éléments a la speed dial.
    Le rafraichissement de la miniature provoque à chaque fois un accès direct sur le site, j'en fait l'expérience avec safari.

  3. Olivier Duffez a dit le

    Pourrait-on avoir des détails sur ce que sont les "éléments à la speed dial" ? Merci !

  4. Seza a dit le

    speed dial est le nom donné à la fonctionnalité dans Opera.
    Je ne sais comment on appelle cela de manière générique. Pour en faire une courte description ce sont les nouvelles home page des navigateurs récents qui présentent plusieurs sites sous formes de miniatures.
    Ces sites peuvent être ceux mis en favoris ou visités régulièrement.

  5. Olivier Duffez a dit le

    OK merci pour les précisions. En fait le trafic issu de speed dial est assimilable à celui issu des favoris : on ne peut donc rien y faire d'un point de vue web analytics.

  6. Guillaume Moigneu a dit le

    Un autre cas de plus en plus répandu : Les navigateurs en mode "anonyme" comme Chrome qui permettent justement de ne pas garder le referrers ou les cookies. Egalement le mode HTTPS.

  7. Olivier Duffez a dit le

    En effet Guillaume, j'ai ajouté ces cas pour lesquels malheureusement il n'y a rien à faire...

  8. Arnaud a dit le

    Les liens en signature mail ouverts via des clients de messagerie type outlook ou mail.

  9. Olivier Duffez a dit le

    Oui Arnaud, c'est un sous-ensemble des liens dans les mails/mailings mais tu as raison de le préciser, les liens en signature de mail peuvent "polluer" le trafic direct. Cela dit ça doit être tellement négligeable comme trafic que ça n'est sans doute pas gênant.

  10. did a dit le

    Le trafic issu de sites d'affiliés est également compté dans mes visites directes. l'url de la page visitée contient les paramètres de tracking de l'affilié.
    ça fait désordre...

  11. Olivier Duffez a dit le

    @did : il doit s'agir de trafic issu de mails. L'idéal serait d'utiliser les variables utm_source, utm_medium et utm_campaign pour mieux identifier les affiliés

  12. nawf a dit le

    Les liens présents dans des applications comme les lecteurs de flux RSS par exemple apparaissent-ils avec un referrer de renseigné?
    Je ne parle pas de clients web comme Google Reader (qui ont pour referer le site de Google Reader je suppose)mais de clients RSS de bureau?

  13. PubContact a dit le

    Les accès depuis un lecteur de flux RSS (du type Google Reader) sont-ils considérés comme directs?

  14. Olivier Duffez a dit le

    Si le flux n'est pas consulté dans un navigateur, alors en effet il n'y a pas de referrer. C'est pourquoi il vaut mieux ajouter du tracking dans les liens situés dans les flux.

  15. PubContact a dit le

    Ok, merci pour la réponse. Du coup, j'ai encore deux questions :
    - si le lien est consulté dans un navigateur, quelle est la source de trafic retenue (j'ai vu que ça créait des campagnes parfois, mais ça n'apparait jamais dans mes stats alors que j'ai des abonnés à mon flux)?
    - comment peut-on rajouter du tracking dans les liens situés dans les flux (y'a-t-il un tuto sur WRI ou ailleurs)?

  16. Olivier Duffez a dit le

    @PubContact : il faut se renseigner auprès de l'outil qui génère le flux. Je n'ai pas de tuto pour ça, pour WRI (WordPress) j'ai utilisé le plugin "RSS No More"

  17. Matthieu a dit le

    Bonjour, avec google analytics j'ai sur 30 clic publicitaire de facebook j'en ai 10 de compter en référer et 20 en accès directe. Les pubs depuis facebook sont en https... pourquoi arrive t'il a bien classé 10 ? et pas le reste.

  18. Aisne Numérique a dit le

    Bonjour,
    J'ai de nombreux liens provenant de documents PDF, je suppose que dans ce cas ils sont comptabilisés en accès directs ?

  19. Olivier Duffez a dit le

    Oui en effet pour les PDF et tout autre document qui donne accès à un site web.

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