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Portrait Olivier Duffez

Olivier Duffez

Créateur de WebRankInfo,
consultant en référencement

Comment réduire les erreurs associées au trafic direct dans Google Analytics

Dans votre compte Google Analytics, certaines visites sont regroupées dans le support « direct ». En théorie il s’agit des visites issues des internautes qui tapent directement votre URL ou qui accèdent au site via leurs bookmarks. Mais la réalité est toute autre ! Vous trouverez dans ce tutoriel un certain nombre de conseils sur le trafic direct.

Article mis à jour le 24/07/2020 (ajout de conseils + explications sur la trafic direct qui serait un critère de ranking), publié initialement le 23/09/2010

Accès rapide : DéfinitionImpact SEOSolutions

Qu’est-ce que le trafic direct ?

Définition

En théorie, le trafic direct correspond aux cas où l’internaute est arrivé directement sur votre site. En pratique, il s’agit des cas où on ne sait pas d’où il vient (pas de referrer).

Pour rappel, le referrer est l’URL d’où vient le visiteur, celle qu’il consultait dans son navigateur juste avant d’arriver sur votre site. En français on parle de site référent

Trafic direct dans Google Analytics
Le trafic direct dans les canaux d’acquisition de trafic (interface Google Analytics)

Saisie directe et favoris

Les 2 cas les plus évidents où le referrer n’est pas connu sont la saisie directe de l’URL ou un clic dans les favoris / bookmarks. Parmi ces derniers, il y a notamment les liens présentés par les navigateurs (comme Chrome ou Opera) lors de la création d’un nouvel onglet : la page affiche des liens vers les pages les plus couramment consultées.

Dit autrement, le trafic direct correspond à tout ce qui n’est pas :

  • les visites issues de liens placés sur d’autres sites (celles-ci sont classées dans « referral », les sites « référents », ou referrers).
  • les visites issues des liens sponsorisés (celles-ci sont classées dans « cpc »)
  • les visites issues du référencement naturel (celles-ci sont classées dans « organic »)
  • les visites issues de partenaires ayant mis des liens avec du tracking complet (celles-ci sont classées dans une source et un support définis par le tracking : utm_source, utm_medium, utm_campaign, etc.)

Impact SEO

Le problème des visites « direct / none »

En pratique, le support « direct » est géré de la façon suivante : tout ce qui n’est pas clairement identifié comme un des autres supports est affecté au trafic direct.

Conclusion : les statistiques associées au trafic direct sont parfois (souvent) erronées. Elles sont en effet polluées par des visites qui auraient dû être affectées à d’autres supports, mais qui ne le sont pas, pour des raisons techniques décrites ci-dessous.

Le trafic direct est-il un critère SEO ?

Vous avez peut-être lu qu’avoir un fort trafic direct est une bonne chose pour votre référencement. Une étude de SemRush l’avait même mentionné comme critère n°1.

Pourtant, avec ce que je viens d’expliquer juste avant, vous comprenez que ça ne peut vraiment pas être un ranking factor (critère pris en compte pour le classement des résultats naturels).

L’idée est en fait qu’avoir un fort trafic direct serait synonyme de forte notoriété du site, ce qui est a priori bon signe pour son SEO. Mais c’est faire l’énorme raccourci que le trafic direct correspond à la saisie directe de l’URL, ce qui est loin d’être la seule situation…

Dernier détail : même si ça devait être un critère, Google ne se baserait certainement pas sur ce qui est mesuré par Google Analytics. D’une part car la donnée n’est pas disponible pour tous les sites indexés par Google, d’autre part car elle n’est pas fiable…

Comment éviter la pollution du trafic direct

Voici les cas les plus fréquents, avec la solution à appliquer…

Certaines pages du site n’ont pas le code de tracking Google Analytics

Même si vous avez bien intégré le tracking dans vos liens, vous avez peut-être oublié de mettre le tracking code sur certaines de vos pages (code de suivi). Dans ce cas, si un internaute arrive via un lien « tracké » vers une page sans le code de tracking, la source d’acquisition de trafic sera perdue ! Même si cet internaute poursuit sa navigation sur le site et arrive sur une autre page contenant bien le code de tracking, sa visite sera considérée comme venant du trafic direct.

Campagnes de mailings mal ou pas taguées

Si vous envoyez des mails (newsletter, mailings) avec des liens vers votre site sans tracking, vous risquez de confondre le trafic ainsi généré avec le trafic direct. Il faut absolument inclure du tracking dans les liens situés dans ces emails.

Liens dans des PDF (et autres documents)

De la même manière que les liens présents dans des mails, ceux situés dans des PDF (ou autres types de documents) risquent de mener à votre site sans que le referrer ne puisse être identifié.

La solution est là aussi d’inclure du tracking dans les liens présents dans les PDF.

Erreurs dans le paramètre de tracking

Quand vous insérez du tracking dans un lien, vous n’êtes pas à l’abri de faire une erreur. Par exemple :

  • pour identifier la source avec Google Analytics, il faut utiliser le paramètre utm_source. Si vous utilisez utm-source ou utn_source, ça risque de ne pas bien marcher…
  • pour identifier le support avec Google Analytics, il faut utiliser le paramètre utm_medium. Si vous utilisez utm_support ça risque de ne pas bien marcher…
  • etc.

Pour vous aider :

Les redirections 302

Si les liens pointant vers votre site ne sont pas des liens directs mais des liens avec redirection, vérifiez bien le type de redirection utilisé. Il faut absolument que ce soit une redirection 301 (permanente) et pas une redirection 302 (temporaire) car sinon le trafic sera considéré comme trafic direct.

Raccourcisseurs d’URL

Certains raccourcisseurs d’URL peuvent ne pas transmettre le referrer, à cause de leur façon de gérer la redirection. La solution est encore une fois d’inclure du tracking dans le lien que vous faites raccourcir.

Page trop longue à charger

Dans certains cas (extrêmes), si la page est très longue à charger et que le code de tracking est situé à la fin, les informations d’origine de la visite risquent d’être perdues. Dans ce cas la visite peut être considérée comme du trafic direct… Il vaut mieux alors se débrouiller pour améliorer le temps de chargement. Il faut utiliser le code de suivi asynchrone.

Le respect du RGPD

Si vous respectez très rigoureusement le RGPD, la 1ère page vue par un nouveau visiteur sur votre site ne sera pas enregistrée (car votre code Analytics n’est pas présent). S’il consulte une 2ème page, Analytics s’exécute mais le referrer initial est perdu ! L’URL referrer sera celle de la landing page, donc considérée comme du self-referrer. Résultat : Analytics considère le trafic comme direct.

Le spam

Certains spammeurs arrivent à faire enregistrer des visites factices dans votre compte Google Analytics. C’est pénible mais il existe des solutions pour contrer le spam dans Analytics.

Les crawlers

Si un crawler est utilisé pour parcourir les pages de votre site et qu’il interprète le Javascript, alors il est possible qu’il génère des sessions considérées comme du trafic direct. Renseignez-vous sur les solutions pour bloquer les crawlers indésirables (ce n’est pas si simple).

Referrer bloqué

Dans certains cas le referrer est bloqué par le navigateur, empêchant l’outil de web analytics de déterminer la source. Dans ce cas l’internaute est placé dans la source « Trafic Direct ». Citons notamment :

  • le mode sécurisé HTTPS ne transmet pas le referrer, sauf d’une page HTTPS à une autre page HTTPS. Donc si votre site est encore en HTTPS, les visites issues de sites en HTTPS seront en trafic direct au lieu d’être dans les sites référents. Dans ce cas, migrez vers HTTPS avec mon tuto.
  • la norme HTML5 prévoit la possibilité de désactiver le referrer sur certains liens avec l’attribut rel=noreferrer. Si un lien qui pointe vers votre site contient ça, essayez de le faire retirer (si vous l’identifiez, ce qui par définition n’est pas simple ici !)

D’autres pistes ?

Si vous pensez qu’il y a d’autres cas intéressants à lister, n’hésitez surtout pas à les mentionner dans les commentaires ! Merci d’avance.

Source principale : Avinash Kaushik sur son blog

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38 commentaires

Gédé

Il me semble qu’il y a toute les revisites dues au fait de commencer à écrire une url ou la marque, et que le navigateur propose l’historique de navigation : on re-clique sur l’ancienne URL, et cela fait du direct. Cela peut faire un volume significatif.

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Miguel

Très bon sujet. Merci. Mes annonceurs ne trouvait pas les statistiques des visites depuis mon site. Nous avions mis un système censé comptabiliser le nombre de clics. Le module ou script qui indiquait « vous êtes redirigé vers un partenaire du site ».
Fabien en audit m’a posé le lien sur un site de test et le site ne considérait pas la provenance. Donc mes clients ne pouvez pas voir la portée bénéfique de mes apports.
Si cela devait correspondre à ce classement quelque peu sans suite.
Je ne suis pas repassé sur un lien en dur mais j’aimerais trouver cette solution de Tracking pour que le lien soit bien identifié sur Google analytic.

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emilie_plune

Il me semble aussi que le trafic provenant de Google Maps et des liens dans Google My Business remonte dans le direct.

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benito

je crois bien les visites issues d’Apple News tombent dans Trafic direct

Chez moi tous le formats AMP se retrouvent dans accès direct
Or, AMP, c’est dans le « bloc » actualité….. Donc mes pages amp devraient se retrouver dans googleNews site referrer

A l’écoute de vos avis sur mon cas ! thx

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Olivier Duffez

Pour Apple News je ne sais pas.
Pour AMP ça peut venir du fait que la page est chargée depuis le CDN de Google. Chez moi, du temps où j’avais AMP, la source de trafic semblait bien indiquée (ce n’était pas direct partout)

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Michael

Bonjour,

Merci pour cet article fort bien documenté.

« Pour vous aider à vérifier tout votre tracking, utilisez cet outil. »

-> l’outil de débuggage semble avoir déménagé ici :)
« https://chrome.google.com/webstore/detail/google-analytics-debugger/jnkmfdileelhofjcijamephohjechhna »

J’ai consulté également les commentaires ci-dessus. Apparemment, les redirections et les interférences https http compliquent bien la situation…

Merci, amicalement,
Michaël

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Stéphane

Bonjour
Il semble que depuis quelques jours, le trafic de Google.fr, donc beaucoup les images, soit compté maintenant en Trafic Direct.
Ca ne va pas simplifier l’analyse de ce trafic direct…

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Olivier Duffez

En effet Stéphane, il semblerait qu’il y ait des changements récents : à surveiller !

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Olivier CLEMENCE

Bonjour,
Est-ce que les réducteurs de liens type tinyurl passe aussi dans les liens direct ?

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Olivier Duffez

@Olivier : il me semble qu’on les trouve plutôt dans les referrers

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François GOKAM

Je viens de re-tester: les 302 sur mon serveur transmettent bien les referrers O0

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Olivier Duffez

OK François. Il faudrait également tester comment Google Analytics les gère

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Camp

– Oui, tout à fait, par exemple dans le cadre d’un partenariat entre le site annuaire.com qui recense monsite.com : si le 2nd communique au 1er le lien souhaité accompagné des paramètres utm, y aura-t-il une remontée des infos à partir d' »Acquisition / Campagnes » dans Analytics ou bien le protocole HTTPS empêche tout espoir ?

– Merci pour le lien. :-)

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Olivier Duffez

de HTTPS à HTTP, aucun referrer n’est transmis, sauf dans certains cas grâce à cette balise meta (qui doit être mise sur la page du site HTTPS)

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Camp

Merci Olivier.
– Les paramètres ajoutés à la fin de l’URL ne permettraient-ils pas d’avoir des données dans Analytics via Acquisition / Campagnes ?
– Pouvez-vous m’en dire plus sur la balise meta referer ? Avez-vous un tuto ?

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Olivier Duffez

@Camp : pour ajouter les paramètres, il faudrait avoir accès au site d’origine, ce qui est rarement le cas. Mais cela ne changerait rien, si le referrer n’est pas connu, ces paramètres non plus.
Je n’ai pas (encore) écrit ce tuto mais j’en ai trouvé un en anglais sur https://moz.com/blog/meta-referrer-tag

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Camp

Bonjour Olivier,

Vous écrivez plus haut que « le mode sécurisé HTTPS ne transmet pas le referer ».

Prenons un exemple.
Si le site https://www.annuaire.com (N.B. : site en HTTPS) contient un lien vers http://www.monsite.com.
Je consulte les données de trafic à partir du compte Analytics associé à http://www.monsite.com.
1) Dans quelle catégorie Analytics apparaîtront les visites en provenance du site annuaire.com ? Ce ne pourra pas être « Sites référents » à cause du HTTPS. Alors ce sera Trafic direct, vous confirmez ?
2) Sauf que je n’aurai pas moyen d’isoler ce site en particulier pour observer le niveau de trafic qu’il amène.
Quelle serait alors la solution ? Ajouter des paramètres utm à la fin de l’URL comme ceci https://www.annuaire.com/?utm_source=annuaires&utm_campaign=annuaire.com. Suffisant pour avoir toutes les infos dans Analytics ? Vous voyez autre chose ?

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Olivier Duffez

@Camp : si vous avez un site en HTTP, et que vous recevez du trafic d’un site en HTTPS, sauf cas particuliers (balise meta referrer), le trafic sera dans « direct » et le site d’origine impossible à retrouver

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Aisne Numérique

Bonjour,
J’ai de nombreux liens provenant de documents PDF, je suppose que dans ce cas ils sont comptabilisés en accès directs ?

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Olivier Duffez

Oui en effet pour les PDF et tout autre document qui donne accès à un site web.

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Matthieu

Bonjour, avec google analytics j’ai sur 30 clic publicitaire de facebook j’en ai 10 de compter en référer et 20 en accès directe. Les pubs depuis facebook sont en https… pourquoi arrive t’il a bien classé 10 ? et pas le reste.

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PubContact

Ok, merci pour la réponse. Du coup, j’ai encore deux questions :
– si le lien est consulté dans un navigateur, quelle est la source de trafic retenue (j’ai vu que ça créait des campagnes parfois, mais ça n’apparait jamais dans mes stats alors que j’ai des abonnés à mon flux)?
– comment peut-on rajouter du tracking dans les liens situés dans les flux (y’a-t-il un tuto sur WRI ou ailleurs)?

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Olivier Duffez

@PubContact : il faut se renseigner auprès de l’outil qui génère le flux. Je n’ai pas de tuto pour ça, pour WRI (WordPress) j’ai utilisé le plugin « RSS No More »

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PubContact

Les accès depuis un lecteur de flux RSS (du type Google Reader) sont-ils considérés comme directs?

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nawf

Les liens présents dans des applications comme les lecteurs de flux RSS par exemple apparaissent-ils avec un referrer de renseigné?
Je ne parle pas de clients web comme Google Reader (qui ont pour referer le site de Google Reader je suppose)mais de clients RSS de bureau?

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Olivier Duffez

Si le flux n’est pas consulté dans un navigateur, alors en effet il n’y a pas de referrer. C’est pourquoi il vaut mieux ajouter du tracking dans les liens situés dans les flux.

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did

Le trafic issu de sites d’affiliés est également compté dans mes visites directes. l’url de la page visitée contient les paramètres de tracking de l’affilié.
ça fait désordre…

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Olivier Duffez

@did : il doit s’agir de trafic issu de mails. L’idéal serait d’utiliser les variables utm_source, utm_medium et utm_campaign pour mieux identifier les affiliés

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Arnaud

Les liens en signature mail ouverts via des clients de messagerie type outlook ou mail.

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Olivier Duffez

Oui Arnaud, c’est un sous-ensemble des liens dans les mails/mailings mais tu as raison de le préciser, les liens en signature de mail peuvent « polluer » le trafic direct. Cela dit ça doit être tellement négligeable comme trafic que ça n’est sans doute pas gênant.

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Guillaume Moigneu

Un autre cas de plus en plus répandu : Les navigateurs en mode « anonyme » comme Chrome qui permettent justement de ne pas garder le referrers ou les cookies. Egalement le mode HTTPS.

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Olivier Duffez

En effet Guillaume, j’ai ajouté ces cas pour lesquels malheureusement il n’y a rien à faire…

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Seza

speed dial est le nom donné à la fonctionnalité dans Opera.
Je ne sais comment on appelle cela de manière générique. Pour en faire une courte description ce sont les nouvelles home page des navigateurs récents qui présentent plusieurs sites sous formes de miniatures.
Ces sites peuvent être ceux mis en favoris ou visités régulièrement.

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Olivier Duffez

OK merci pour les précisions. En fait le trafic issu de speed dial est assimilable à celui issu des favoris : on ne peut donc rien y faire d’un point de vue web analytics.

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Seza

Une autre entrée dans les accès directs pouvant générer beaucoup de visites journalières avec taux de rebond est la présence du site dans les éléments a la speed dial.
Le rafraichissement de la miniature provoque à chaque fois un accès direct sur le site, j’en fait l’expérience avec safari.

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Olivier Duffez

Pourrait-on avoir des détails sur ce que sont les « éléments à la speed dial » ? Merci !

Répondre
montebianco

Trafic direct suite à la non transmission de refferer par Internet Explorer (8 dans mon cas).

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