Screaming Frog et My Ranking Metrics
Portrait Olivier Duffez

Olivier Duffez

Créateur de WebRankInfo,
consultant en référencement

Screaming Frog + My Ranking Metrics, complémentaires pour l’audit SEO

Comme vous, j’ai besoin d’outils efficaces pour réaliser des audits SEO complets. J’explique pourquoi et comment j’utilise Screaming Frog et My Ranking Metrics, complémentaires.

Que vous cherchiez à améliorer le référencement naturel de votre site, de celui de votre employeur ou d’un client, vous avez besoin de trouver des solutions efficaces avec le (peu de) temps dont vous disposez.

Depuis 1997 que je le fais pour mes sites ou 2003 pour mes clients, j’ai le même objectif que vous. Dans cet article, je vais partager avec vous quelques réflexions issues de mon expérience. Et même des solutions, en vous parlant de la complémentarité de 2 outils d’audit SEO, à savoir Screaming Frog et My Ranking Metrics.

Le saviez-vous ? Même si je continue le consulting pour des clients (je veux toujours pratiquer au quotidien), ma principale occupation depuis 2014 est d’aider les autres (vous !) à être plus efficaces en SEO. C’est ce que je vais faire dans cet article :-)

Evidemment, aujourd’hui le SEO est devenu très concurrentiel mais on dispose aussi d’outils bien plus efficaces qu’avant.

L’étape incontournable et souvent la plus rentable à faire, c’est l’audit SEO. Il y a plein de sous-parties, dans cet article je vais me concentrer sur la principale, à savoir l’audit du site (sous un angle essentiellement technique, mais pas seulement).

Si vous êtes pressé, sachez que pour mes audits de sites, j’utilise les 2 outils que je trouve très complémentaires. Cliquez sur ces liens pour accéder directement à la partie où j’explique dans quelles situations je les utilise : Screaming Frog et My Ranking Metrics.

Un des outils les plus réputés pour ça est Screaming Frog. Je suppose que vous le connaissez ! Il s’agit d’un logiciel à installer sur votre ordinateur, en anglais, permettant de faire un audit technique.

Mon avis sur Screaming Frog : il est très complet et souvent mis à jour avec de nouvelles fonctionnalités. Je l’utilise pratiquement depuis qu’il existe et le connais donc très bien.

Pourtant, j’ai lancé en 2014 la plateforme My Ranking Metrics, dont les outils RM Tech et RM Sitemaps servent aussi à trouver comment optimiser le référencement naturel.

Pourquoi ? Quelle est la différence entre RM Tech et Screaming Frog ? Je décris ci-dessous dans quels cas j’utilise l’un ou l’autre et pourquoi au final je trouve ce duo très efficace (accédez directement au bilan).

Comment j’utilise Screaming Frog pour l’audit de site

En gros, j’utilise régulièrement ce logiciel pour des besoins précis, très techniques. J’apprécie le professionnalisme de leurs développeurs et le fait qu’ils suivent les évolutions de Google. Je l’utilise aussi pour avoir « un 2ème avis ».

Screaming Frog

Voici pour quelles principales raisons j’utilise Screaming Frog pour mes audits :

L’analyse des pages AMP

Les pages AMP se trouvent par le bais de leur déclaration dans des balises d’entête HTML (link rel=amphtml), c’est donc un cas particulier à traiter de manière spécifique. Il faut ensuite vérifier si l’URL AMP déclare bien l’URL HTML correspondante en tant qu’URL canonique.

Le logiciel fait ça très bien et c’est utile pour les sites qui contiennent ce type de format.

L’analyse des données structurées

Les données structurées sont de plus en plus importantes dans une stratégie de référencement, si bien que je m’y intéresse quand j’audite un site.

Je le fais généralement par l’analyse manuelle de modèles de pages (avec l’outil de vérification fourni par Google) et par l’étude des rapports de Search Console.

Mais j’aime bien aussi avoir une vue exhaustive par un crawl et une analyse spécifique, ce que le logiciel fait désormais.

L’analyse des balises hreflang

Les hreflang peuvent être un véritable casse-tête si le site déclare de nombreuses combinaisons langues/pays. Si c’est facile à faire à la main pour les cas simples, je suis bien content de pouvoir l’automatiser pour les gros sites.

La recherche de contenus non sécurisés (http dans https)

C’est extrêmement basique (on cherche si une page en HTTPS contient des ressources en HTTP) mais très utile. En effet, aujourd’hui les navigateurs web alertent leurs utilisateurs de ce type de problème et je préfère l’anticiper pour le corriger avant.

La recherche de contenus spécifiques

Pouvoir chercher les pages contenant tel contenu précis est parfois très utile. Ca peut servir (de façon basique) à vérifier la présence du marqueur Google Analytics, mais aussi dans plein d’autres cas particuliers.

L’extraction de contenus

Un cran plus loin que la recherche par contenus spécifiques, l’extraction permet de récupérer dans un tableur toutes sortes de données (contenus textes ou numériques) trouvées sur le site audité.

La recherche d’images trop lourdes

C’est un point très précis mais je me rappelle avoir trouvé une fois une image de 14 Mo dans une page du site d’un client ! Autant dire qu’elle avait besoin d’un bon coup de compression

La grande majorité des gens testent la vitesse de leur site (ou d’autres tests de webperf) sur la page d’accueil et parfois une autre page, mais rarement sur l’ensemble des pages du site.

Un deuxième avis

Enfin, et c’est loin d’être une raison mineure, je pense que pour les cas stratégiques il vaut mieux avoir « un autre avis ». Même si j’ai My Ranking Metrics à ma disposition, j’aime bien lancer un crawl avec ScreamingFrog pour voir « ce qu’il trouve ».

Comment j’utilise My Ranking Metrics pour l’audit de site

La principale raison est que je gagne beaucoup en efficacité (temps passé et finesse des analyses). J’en ai besoin aussi pour comparer des audits (refontes ou concurrents), pour l’avant-vente, pour avoir facilement une vue d’ensemble, pour obtenir l’indice zombie de chaque page.

Diagramme de synthèse RM Tech

Voici les points que j’aborde dans cette partie :

Gagner du temps et de l’efficacité

Je pourrais vous parler de la différence entre un outil SaaS et un logiciel desktop. Par exemple le fait que l’outil en ligne ne monopolise aucune de vos ressources informatiques et qu’il permet de traiter des sites bien plus gros (et plusieurs en même temps).

Mais ce n’est pas ça qui est le plus important. Votre problème n°1 est LE TEMPS. Combien de temps passez-vous à faire tourner l’outil et ensuite à traiter les données produites, pour enfin aboutir à un plan d’actions du référencement ?

Pendant des années, j’ai utilisé uniquement Screaming Frog et je m’étais habitué à devoir analyser les données extraites par le logiciel. Je me rappelle qu’il fallait cliquer « 36 fois » pour exporter toutes les données qui m’intéressaient, puis ouvrir tous les fichiers Excel concernés.

Mais comment avoir une vue d’ensemble de l’état de santé SEO du site audité ? Impossible sans y passer un peu / beaucoup de temps à regrouper des données et faire quelques calculs.

Prenons l’exemple de l’analyse de la profondeur (on sait qu’une page trop profonde est handicapée en SEO). Je peux aller dans « Site Structure » et voir l’histogramme « Crawl Depth ». Le problème est qu’il mélange les pages indexables et les non indexables (y compris les AMP). Aucun interêt tel quel, c’est complètement faussé ! Il faut donc faire un post-traitement sur les données exportées.

C’est pareil pour plein d’autres analyses.

Et surtout, comment prioriser les actions/recommandations ?

Comment évaluer l’indice zombie d’une page ? Il faut programmer un algorithme dans Excel (ou autre), à partir de tous les fichiers exportés. Bien trop long, surtout qu’il faut le faire à chaque audit.

C’est pour ces raisons que j’ai adopté une autre approche dans la conception des outils de ma plateforme My Ranking Metrics. Bien entendu que l’utilisateur dispose de la donnée brute (formats Excel et CSV), mais vous profitez aussi :

  • de ce que j’appelle l’entonnoir : les analyses ne sont faites que sur les pages concernées (rappelez-vous de l’exemple de l’analyse de la profondeur complètement faussée dans Screaming Frog)
  • d’algorithmes spécialement conçus pour « digérer les données » et vous faire gagner temps et efficacité
  • d’explications rédigées

Profiter d’algorithmes puissants

Voici 3 exemples de ces algorithmes que j’ai mis au point avec My Ranking Metrics :

  • identification des pages zombies, avec un indice très précis permettant de trier les pages. C’est d’après mon expérience la façon la plus efficace de prioriser les traitements. Très rapidement, vous pouvez juger si le site « part de loin » ou pas, puis vous savez quelles pages plombent le référencement. Avec l’habitude, vous comprenez vite les problèmes qui font que des pages sont « zombies » : en les corrigeant, la qualité globale remonte, tout comme le trafic.
  • évaluation des pages qui manquent de contenu dans leur zone principale : on sait ne pas se faire avoir par un gros menu ou des sidebars (contrairement à Screaming Frog) et s’adapter à la typologie de site ou même de page (un article de blog est censé être plus développé que le texte d’une catégorie ecommerce). En un clin d’oeil vous savez si globalement le site audité a des manques de contenus éditoriaux. En ouvrant l’annexe associée vous avez quelles pages ont le plus de problèmes.
  • calcul d’une note de synthèse de la qualité intrinsèque de chaque page : a-t-elle de gros risques de décevoir l’internaute (et d’être mal référencée) ? Vu autrement, cet indice (baptisé QualityRisk) indique le potentiel d’amélioration SEO de chaque page. Incontournable sur les gros sites, il est extrêmement utile aussi sur les sites de quelques dizaines de pages. Certains de nos clients combinent cet indice avec des données internes pour aller encore plus loin dans l’efficacité des optimisations.

Nous innovons en permanence pour en fournir d’autres. Par exemple pour trouver les pages qui peuvent facilement passer de page 2 à page 1 de Google, ou celles qui créent le plus de déception chez vos visiteurs…

Comparer des audits entre eux

Les débutants n’y pensent pas souvent, mais les utilisateurs habitués adorent pouvoir comparer des audits. Je les comprends, ça permet par exemple :

  • pendant une refonte, de s’assurer que la nouvelle version (en préprod) est effectivement meilleure que l’ancienne (en prod). Avoir un diagramme en radar et toutes les données comparées est extrêmement précieux. Pour en savoir plus : audit SEO préprod/prod.
  • pour le suivi SEO technique, vérifier chaque mois/trimestre que rien ne se dégrade sur le site
  • pour se comparer à d’autres : en face à face avec un concurrent, ou face à plusieurs concurrents.

Faciliter l’avant-vente

J’ai une demande de devis qui arrive. Je lance un audit du site (en limitant éventuellement le nb d’URL crawlées) et très vite j’ai un état des lieux des optimisations SEO on-site (sur le site lui-même). Je connais déjà les forces et faiblesses du site (utile pour juger l’intérêt du projet), je peux montrer au prospect que je me suis déjà intéressé à lui (je connais parfois déjà mieux ses problèmes SEO que lui). Je peux lui fournir un tableau et un diagramme de synthèse.

De nombreuses agences (et freelances) font aussi de la prospection. Au lieu d’attendre des demandes de devis, il s’agit de lancer un audit sur plusieurs sites « cibles ». Le commercial contacte ceux qui ont plein de problèmes SEO (dont une bonne marge de progression) que l’agence a l’habitude de savoir bien corriger. Redoutable d’efficacité.

Résoudre le problème de l’échantillonnage Analytics

Là aussi c’est un détail, mais qui est bien plus important que ce que pensent la plupart.

Pour pas mal d’analyses (notamment le calcul de l’indice zombie), il faut connaître le nombre de visites que chaque page a généré sur 1 an via le référencement naturel.

Si vous n’avez pas d’algorithme spécifique (c’est le cas de Screaming Frog), les données récupérées peuvent être faussées par l’échantillonnage de Google Analytics. Ce n’est pas le type d’erreur que je m’autorise à faire pour mes clients… Donc je suis bien content que My Ranking Metrics ait une solution.

Bilan : belle complémentarité

Vous l’avez compris, pour pas mal de raisons j’utilise 2 outils avancés d’audit de site (référencement), car ils sont complémentaires.

Et qu’avec le niveau actuel de concurrence en référencement, je préfère me donner toutes les chances d’avoir le meilleur site (pour moi ou mes clients).

En résumé :

J’utilise Screaming Frog pour :J’utilise My Ranking Metrics pour :
Analyser les pages AMPGagner du temps et de l’efficacité
Analyser les données structurées, élément stratégique du SEO Google actuelProfiter d’algorithmes puissants (pages zombies, thin content, pages les + rentables à travailler…)
Analyser les balises hreflang pour l’audit de sites multilinguesComparer des audits entre eux (refonte, suivi SEO, analyse concurrentielle)
Faire des recherches spéciales (pages avec tel contenu, extraction de contenus, insecure content, images trop lourdes…)Faciliter l’avant-vente
Avoir un 2ème avis, issu d’un logiciel réputéRésoudre le problème de l’échantillonnage Google Analytics

Et vous ? Quelle utilisation faites-vous de Screaming Frog et de My Ranking Metrics ?

Cet article vous a-t-il plu ?

Note : 4.2 (5 votes)
Cliquez pour voter !

Laisser un commentaire

Remarques :

  • Si vous souhaitez poser une question ou détailler un problème technique, il ne faut pas utiliser le formulaire ci-dessous qui est réservé aux avis. Posez votre question directement dans le forum Gmail de WebRankInfo. L'inscription est gratuite et immédiate.

  • En postant un avis, vous acceptez les CGU du site WebRankInfo. Si votre avis ne respecte pas ces règles, il pourra être refusé. Si vous indiquez votre adresse email, vous serez informé dès que votre avis aura été validé (ou refusé...) ; votre adresse ne sera pas utilisée pour vous envoyer des mailings et ne sera pas revendue ou cédée à des tiers.

Un Commentaire

Adrien Croville (SAS EROAD)

Une combinaison gagnante en effet !

Répondre