Portrait Olivier Duffez

Olivier Duffez

Créateur de WebRankInfo,
consultant en référencement

Dupliquer le contenu d’un tiers (avec URL canonique et autorisation), une tactique efficace ?

Voici une tactique qui mérite réflexion : publier intégralement un article d’un tiers (avec sa permission), en indiquant comme URL canonique celle de l’article d’origine. L’objectif n’est pas le SEO mais les autres sources de trafic, notamment les réseaux sociaux.

Contenu dupliqué et référencement

Contenu dupliqué et référencement ne font pas toujours bon ménage, ou alors il faut prendre plusieurs précautions

David Carle l’explique très bien dans son article Comment dupliquer du contenu de façon stratégique, c’est pourquoi je vous incite à aller le lire.

En gros, un site réputé publie intégralement sur son propre site le contenu d’un article d’un autre site. A savoir :

  • une mention indique clairement en début d’article qu’il a d’abord été publié ailleurs, avec un lien follow
  • l’auteur est clairement mis en avant
  • une balise d’URL canonique indique l’URL source
  • on imagine qu’il a l’accord de l’auteur
  • sur ce site réputé, la grande majorité des articles publiés sont inédits, cette duplication reste mineure

Si bien qu’il n’y a sans doute aucun pb de contenu dupliqué. Et ça permet à ce site réputé d’obtenir du trafic (via autre chose que le SEO) pour un article d’un tiers.

Ainsi que des partages sur les réseaux sociaux, donc potentiellement des nouveaux abonnés.

L’auteur profite d’un coup de pouce depuis un site réputé.

Il n’y a pas forcément que des avantages, mais que pensez-vous de cette stratégie ?

Je précise que si vous souhaitez publier mes articles sur votre site, il faut bien entendu me contacter auparavant ;-)

Image d’illustration utilisée sous licence Shutterstock

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9 commentaires

colonies

Ce que j’en pense, honnêtement ?
Que c’est « une stratégie », justement. Quelque chose qui exploite une faille de Google et qui n’a aucun intérêt pour les visiteurs. Voir Daringfireball.com sur la manière de faire les liens, les vrais : un simple extrait qui représente ce qui a motivé l’envie de faire un lien, un titre, un commentaire ou une analyse et c’est tout.
Reprendre des articles complets finira à coup sûr à revenir dans les dents de ceux qui le feront. Et un animal de Google se chargera de déclasser leurs sites, suite à quoi ils supprimeront les contenus incriminés en croisant les doigts pour que leurs sites remontent.
Non mais franchement : pour les visiteurs, quel intérêt ? D’un point de vue purement logique, est-ce que ça a un sens, quand on peut faire des liens, de recopier un contenu bêtement ?

Ben voilà…

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Olivier Duffez

@colonies : En quoi est-ce une faille de Google ? Je ne comprends pas. Ni Google ni l’internaute n’est trompé.
C’est comme quand je lis un article du Monde dans 20 minutes (ou je ne sais plus quel autre journal gratuit).
Pour les visiteurs, ils ont sur le site qu’ils apprécient un contenu de qualité qu’ils n’auraient peut-être pas trouvé.

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Éric NIAKISSA

C’est une excellente stratégie de diversification de trafic, donc plutôt réservée à des sites bénéficiant déjà d’un bon référencement leur permettant ainsi d’être moins Google-dépendant!

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Suricat

C’est certainement une bonne stratégie à condition comme mentionné :
– que le site reprenant l’article soit un site d’autorité
– que le site ne fait pas souvent ce genre de choses
Mais aussi
– que l’article en question a un bon potentiel de partage sur les réseaux sociaux

Après, pour l’accord express de l’auteur, on peut trouver certains sites qui donnent un accord de duplication (à condition de faire un lien vers la source) en bas de leurs articles : supercondensateur.com et lecontrarien.com

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jo

1.
Il y a quelques temps, une étude similaire avait été publiée chez searchengineland. Lorsqu’elle a été citée dans une discussion du forum WRI plusieurs mois plus tard, les positions des sites dans les moteurs avaient évolué et les conclusions favorables de l’article n’étaient plus du tout valables. L’article a été supprimé de searchengineland.

Vanter le succès d’une stratégie est une chose, vérifier deux ans plus tard ce qu’elle donne est une autre chose.

2.
Si vous cherchez le succès, il y a plus facile. Voyez par exemple linguee (aussi cité dans un post « récent » du forum WRI) qui monopolise les premières places chez Google avec un contenu qui est soit du duplicate content soit de la traduction automatique.

3.
En tant qu’internaute lambda, j’en ai marre des SERPs où les sites répètent la même information (souvent Wikipédia et ses copieurs ou ses sources), parfois même erronée. Et cela oblige inutilement à retravailler la recherche.

Alors, pourquoi les pros de l’internet viennent-ils avec des propositions comme celle-ci.

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Olivier Duffez

@jo, j’ai bien peur que tu n’aies pas compris l’idée décrite dans l’article. La page recopiée n’est PAS indexée donc n’apparait pas dans les SERP de Google. Il n’y a donc pas de question SEO, pas de manipulation de Google, pas de spam.

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jo

1. Le fait de mettre une balise d’URL canonique prévient les moteurs que l’original se trouve ailleurs. Mais cela n’empêche pas du tout le site copieur de figurer quand même dans les SERPs relatifs à l’article copié.

De fait, sur la requête du titre de l’article copié, le SITE copieur apparaît actuellemenent en deuxième page chez Google et en première page chez Bing, quand bien même ce ne serait-ce pas directement sur la page plagiaire.

(Je présume que c’est dû aux renvois des réseaux sociaux. Ce n’est pas nouveau que les références externes puissent positionner un site sur des mots clés qui devraient pas le concerner.)

2. Par ailleurs, la balise URL canonique n’empêche pas non plus les comptes Twitter et Facebook du site plagiaire de truster de bonnes positions sur la même requête.

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Olivier Duffez

Ce n’est pas un plagiaire, il a eu l’autorisation de reproduire l’article (cf. précautions indiquées dans l’article).
J’ai fait quelques tests, je n’ai pas réussi à faire ressortir la page de TNW dans les SERP de Google, aussi bien sur le .fr que sur le .com, avec ou sans guillemets autour du titre. La seule page qui ressort (en page 2) est un autre article qui fait un lien vers le 1er.

Quand on tape la requête [info:http://thenextweb.com/socialmedia/2014/08/22/15-twitter-hacks-will-turn-tweeting-ninja/%5D pour savoir si Google a indexé la page, il répond « oui » mais fournit bien l’URL de l’article d’origine, preuve qu’il tient correctement compte de l’URL canonique.

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patrick

Billet très intéressant, cette idée me fait penser aux dépêches de l’AFP, qui tombent sur les grands médias en ligne, il y a dans ce cas duplication du même article sur plusieurs dizaines de sites de presse, sans pour autant les affecter, Olivier as-tu déjà conseillé un média sur ce sujet ?

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