La bibliothèque universelle, de Voltaire à Google

Taranis

WRInaute occasionnel
Marie-Aude a dit:
Oui enfin.... moi je ne peux lire que l'intro :)
Et oui, c'est là toute la problématique : si tu pouvais le lire en entier, l'article n'existerait pas, son auteur ne serait pas rémunéré :).
C'est cela qui pose un souci avec google books : doit-on laisser le savoir des bibliothèques se privatiser sous couvert d'un accès facilité...
 

Marie-Aude

WRInaute accro
Il n'y a aucune problématique pour moi à ce qu'un article ne soit accessible que pour une version payante, en revanche il y en a un quand on fait un lien vers celui ci en attendant qu'on en discute.

Et Google Book ne conduit pas à une "privatisation" du savoir, il met à disposition ce qui est libre, et il ne met pas à disposition ce qui ne l'est pas. Cela ne change rien par rapport à la situation actuelle.

Si, en fait... cela permet un accès libre et universel aux catalogues des librairies, avec des extraits des bouquins, dont en gros une bibliographie plus large et plus complète qu'avant. "Avant" les bibliographies étaient imprimées, et payantes.
 

Marie-Aude

WRInaute accro
L'article est effectivement intéressant. Il est tres americano-us, et comme on n'y parle pas de wikipedia, je pense que celui du monde a été complété.
Le plus amusant est que l'americano-centrisme de Darnton lui fait totalement ignorer les initiatives européennes.

En gros, pour résumer ce que j'ai compris, et traduit à ma façon, le problème c'est que Google a pris en charge le boulot de la Bibliothèque Nationale.

Au fait, est ce que tu connais www.persee.fr ?
 

Taranis

WRInaute occasionnel
Marie-Aude a dit:
L'article est effectivement intéressant. Il est tres americano-us, et comme on n'y parle pas de wikipedia, je pense que celui du monde a été complété.
Wikipédia apparait deux fois: pour qualifier ce site de travail open amateur (dans le bon sens du terme) et pour l'opposer justement à Google. La traduction du Monde diplo n'a pas été complétée, c'est un travail sérieux, c'est moi qui ai un peu exagéré, l'article parle surtout de google :).
Code:
Apart from Wikipedia, Google already controls the means of access to information online for most Americans
Marie-Aude a dit:
Le plus amusant est que l'americano-centrisme de Darnton lui fait totalement ignorer les initiatives européennes.
En gros, pour résumer ce que j'ai compris, et traduit à ma façon, le problème c'est que Google a pris en charge le boulot de la Bibliothèque Nationale.
Oui, et c'est en cela qu'il y a un éventuel souci : la BN est un organisme public, gratuit (arf, même pas pour une recherche pointue) et ouvert a tous, Google, même s'il s'engage dans une démarche tout à fait honorable et respectable est une entreprise privée qui changera de main et probablement de politique au gré des aléas du système.
Une bibliothèque publique est garante d'une certaine stabilité contrairement à une entreprise privée bien plus soumise aux changements des hommes qui la font.
Marie-Aude a dit:
Au fait, est ce que tu connais http://www.persee.fr ?
Oui, et d'ailleurs ça faisait un long moment que je n'y étais pas allé, leur site est bien mieux fichu maintenant.
 

serval2a

WRInaute accro
Bonjour,
Pour ma part et je pèse mes mots, je bénis Google d'avoir lancé Google books, Gloire à toi chère entreprise privée américano-ultra libérale qui me permet de consulter gratuitement l'équivalant des documents "libres de droits" que la BNF garde jalousement dans ses sous-sols et que je n'aurai jamais pu consulter du moins en faisant l'économie d'un billet d'avion à 280 euros, ou en payant pour la Nième fois pour obtenir en trois semaines sur papier la copie numérisée d'un document ancien, alors que l'on prétend qu'en France l'accès à la culture se doit d'être gratuit.
Et dis-toi bien que si un jour tu mets trop de publicité ou que tu rends ce service payant j'utiliserai surement Gallica qui sera peut-être un jour au point et proposera alors peut-être un nombre suffisant de documents (quoique à y bien réfléchir en mélangeant déjà fonds gratuits et payants et avec une accessibilité bien moindre, sans parler de la nullité absolue du moteur de recherche, je suis pas sûr que Gallica soit mieux alors).
@+
 

Marie-Aude

WRInaute accro
serval2a a dit:
Bonjour,
Pour ma part et je pèse mes mots, je bénis Google d'avoir lancé Google books, Gloire à toi chère entreprise privée américano-ultra libérale qui me permet de consulter gratuitement l'équivalant des documents "libres de droits" que la BNF garde jalousement dans ses sous-sols et que je n'aurai jamais pu consulter du moins en faisant l'économie d'un billet d'avion à 280 euros, ou en payant pour la Nième fois pour obtenir en trois semaines sur papier la copie numérisée d'un document ancien, alors que l'on prétend qu'en France l'accès à la culture se doit d'être gratuit.

+10.000

J'ajoute que les problèmes soulevés par l'auteur de l'article n'ont rien à voir avec le Web. Il les analyse en disant "avec la numérisation par Google on a loupé le coche pour changer les choses", mais la durée de protection des droits, avec ce qu'elle implique, par exemple, ce n'est pas Google qui y peut quoi que ce soit.
 

Taranis

WRInaute occasionnel
On pourrait en reparler maintenant qu'une décision de justice qu'on peut supposer sage a été rendue :) .
Mais on n'en fera rien ;) .
 

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